Effe est sur le balcon et me crie: "Il se passe de quoi, la police a
barré la rue en bas.." On voit du monde qui regarde en hauteur, mais de
notre balcon, on ne voit rien...
- On devrait aller voir!
- Ben quin. Pogne le recyclage, on va aller domper ça dans les binnes. Au moins, on n'aura pas l'air trop touristes...
C'est juste qu'on est descendues avec nos kodaques...
En bas, non seulement la police barre la rue, mais il y a les bomberos. Miam. Et deux bomberos
dans une échelle qui monte jusqu'au 6e. C'est là qu'on a vu qu'un bon
morceau de la façade s'était détaché et avait visiblement sacré son camp
sur le trottoir, pas mal de mètres plus bas.
Aucune idée si y'a
des blessés. Mais c'est comme pour la chaleur... faut se méfier. On
sait jamais: il ne fait peut-être pas si bon boire un verre sur une
terrasse en Nespagne.
vendredi 30 juillet 2010
Conséquences de la chaleur
La chaleur crée des conséquences inattendues... Oui, on sue. Oui, on
marche lentement. Oui, on essaie de rester à l'air climatisé entre 14
et 16 heures. Oui, on se crème de 60 et autres chiffres indiquant (ou
non) la réussite scolaire. Oui, on boit de l'eau et d'autres liquides.
Et...
Comme toutes les femmes (les hommes en ont envie, je suis sûre, mais leur orgueil les en empêche...), nous avons un éventail. Vous pensez que c'est quétaine? Détrompez-vous. L'éventail est l'objet le plus utile en Nespagne. Toutes les femmes s'éventent, en se prenant pour Carmen.
Mais...
Hier matin, mine de rien, Effe me dit, au moment de prendre le tiquette qui nous donne le droit d'entrer sur l'autoroute dans la machine: "Ben voyons donc, chus pas capable de tirer sur le tiquette... J'ai comme une douleur dans le pouce qui m'empêche de prendre le tiquette..."
Je rigole: "Ben voyons donc, tu l'as pris hier le tiquette dans la machine, t'es encore capable aujourd'hui..."
- Ben non, j'ai comme une douleur dans le pouce...
- T'as-tu couché dessus? (comme si on pouvait se coucher sur le pouce...)
- Ben je pense pas...
Ça reste de même.
Plus tard dans l'après-midi, évidemment, il fait une de ces chaleurs... c'est pas parce qu'on mégazine les suyers qu'il fait pas chaud... Faque là, Effe prend l'éventail et elle a pas fait deux coups pour se donner de l'air qu'elle crie quasiment: "Ayoye! C'est la même douleur! Je me suis fait une tendinite à force de m'éventer."
Comme quoi, la chaleur, ça peut causer du mal dans le pouce.
Faut toujours se méfier de la chaleur.
Et...
Comme toutes les femmes (les hommes en ont envie, je suis sûre, mais leur orgueil les en empêche...), nous avons un éventail. Vous pensez que c'est quétaine? Détrompez-vous. L'éventail est l'objet le plus utile en Nespagne. Toutes les femmes s'éventent, en se prenant pour Carmen.
Mais...
Hier matin, mine de rien, Effe me dit, au moment de prendre le tiquette qui nous donne le droit d'entrer sur l'autoroute dans la machine: "Ben voyons donc, chus pas capable de tirer sur le tiquette... J'ai comme une douleur dans le pouce qui m'empêche de prendre le tiquette..."
Je rigole: "Ben voyons donc, tu l'as pris hier le tiquette dans la machine, t'es encore capable aujourd'hui..."
- Ben non, j'ai comme une douleur dans le pouce...
- T'as-tu couché dessus? (comme si on pouvait se coucher sur le pouce...)
- Ben je pense pas...
Ça reste de même.
Plus tard dans l'après-midi, évidemment, il fait une de ces chaleurs... c'est pas parce qu'on mégazine les suyers qu'il fait pas chaud... Faque là, Effe prend l'éventail et elle a pas fait deux coups pour se donner de l'air qu'elle crie quasiment: "Ayoye! C'est la même douleur! Je me suis fait une tendinite à force de m'éventer."
Comme quoi, la chaleur, ça peut causer du mal dans le pouce.
Faut toujours se méfier de la chaleur.
jeudi 29 juillet 2010
Résultats!
Chus toute énarvée!!
Là, en ce jeudi midi, on part pour aller visiter Elche. La ville est
reconnue (dans le guide Michelin, oui, oui) pour être la plus grande
manufacture de souliers de Lespagne!!!!!!!!!
Je suis au bord de la crise d'apoplexie.
Je suis au bord de la crise d'apoplexie.
mercredi 28 juillet 2010
Grosse vie sale
Deux jours à Barcelone.
C’est chiant à dire, mais je connaissais déjà pas mal l’endroit. Mais quel plaisir de revoir… Ah!... Barcelone!!!
Le plus drôle, c’est que la première activité a été d’aller prendre un verre avec Banane, une amie montréalaise, et son chum, euzautres aussi en visite dans la capitale catalane. C’est quand même pas pire quand on pense qu’on a un peu de misère à se voir à Montréal…
En vrac, vu ou revu à Barcelone :
Ensuite, je le disais: deux jours pour revenir de Barcelone à Oliva.
C'est toujours un peu difficile de sortir d'une grande ville quand on ne sait pas trop où on va et qu'on n'a pas de carte routière... On a fini par en trouver une, Portugal compris. Faque le détail, fallait pas trop le chercher. Ce qu'il y a de plus maudit, c'est que j'ai une carte très détaillée de la Catalogne... chez nous, à Mourial. Vestige d'un voyage précédent. Mais j'ai comme pas allumé qu'il fallait que je l'apporte...
Lundi, on a visité le monastère (fermé!) de Santa Creus. De l'extérieur, en tout cas, c'était joli... En viraillant sur les routes catalanes, on s'est ramassées au monastère de Poblet, pas fermé en ce lundi. Ça aussi, c'était joli. On a fait la visite guidée en nespagnol. J'ai quasiment toute compris... et comme j'avais l'air de comprendre, y'a un Français qui voulait toute savoir et qui, visiblement, ne comprenait pas lespagnol, qui me demandait de lui traduire par la suite... Non mais. Surtout que je retenais pas grand-chose de ce que la madame disait parce que c'est le fonne de se le faire dire, pas de le retenir. Alors, il était comme un peu insulté que je n'aie pas retenu les noms des 8 rois despagne qui sont enterrés dans la crypte... Aye, Chose, t'avais jusse à apprendre lespagnol avant de visiter lespagne si tu voulais toute saouère. Je suis généralement gentille quand on est gentil avec moi... mais c’était quand même pas moi, la guide touristique.
On a fini la journée à Cambrils, dans un hôtel trouvé au hasard dans la ville, sur le bord de la mer. Autour, y’avait à peu près 800 autres hôtels et les 800 000 touristes qui allaient avec. Ça ressemblait à Wildwood… ou ces autres lieux touristiques où, en bordure de la plage, on vend tous les cossins nécessaires à la vie de plageur : ballon, serviettes, coquillages souvenirs et autres bébelles.
Mardi… on a commencé notre ride par… aller se jeter dans la mer! Ben quoi? On était à côté… (non, non : on a pris le char et on est allé plus loin, là où c’était plus tranquille!) On a passé un bout boutte de la fin de la journée à visiter Peniscola, là où la vieille ville est sur un promontoire, avec un château au bout. C’était absolument splendide! J’aime ça, moi, le vieux stock… J’ai aussi initié Effe aux churros, cette espèce de pâte frite qu’on mange en trempant ça dans du chocolat (noir, évidemment – ils connaissent pas ça, ici, le chocolat au lait!).
Et après, on s’est sacrées dans la mer une deuxième fois… Et c’est ce qu’on se disait en se laissant flotter : «Ouan… grosse vie sale…»
C’est chiant à dire, mais je connaissais déjà pas mal l’endroit. Mais quel plaisir de revoir… Ah!... Barcelone!!!
Le plus drôle, c’est que la première activité a été d’aller prendre un verre avec Banane, une amie montréalaise, et son chum, euzautres aussi en visite dans la capitale catalane. C’est quand même pas pire quand on pense qu’on a un peu de misère à se voir à Montréal…
En vrac, vu ou revu à Barcelone :
- Parc Güell: un ben beau parc où Gaudi, l’enfant chéri de la ville, a dessiné toutes sortes d’affaires.
- Le toit de la Perdrera: y’a quelqu’un, un jour, qui m’a dit que les bouches d’aération ressemblaient à des bonhommes… Ben voyons donc!!! Ça ressemble à autre chose!!! Vous verrez par vous-mêmes! Ça prend même pas un peu d’imagination… J’adorrrrrre me promener sur ce toit-là. Là, on a abouti là en toute fin de journée, ça allait fermer. Alors, y’avait pas trop de Chinois pour prendre des photos.
- Les déjeuners sur l’avenida Paral.lel : on avait loué un petit appartement tout près de l’avenida Paral.lel, à trois stations de métro de la Plaza Cataluña. Au coin de la rue, il y avait un genre de resto où on pouvait aller déjeuner, diner, souper et boire un verre en fin de journée. Alors, les deux matins, je suis allée déjeuner là. Avec un jus d’oranges (même si on n’était pas à Valencia…), un café con leche et une toast con tomate. En Andalousie, quand on commande pan con tomate, c’est un pain crouté toasté qui arrive, avec des tomates broyées (avec un peu d’ail et de l’huile d’olive). On a juste à étendre ça sur la toast… Alors que là, j’ai eu droit à une tranche de pain toasté (genre pain de campagne, au moins, pas une tranche de Weston) et la tomate à côté. Même pas en tranches. Faque j’ai fait ça quioute : une bouchée de toast, une bouchée de tomate, une bouchée de toast, une bouchée de tomate...
- Les souliers… non, je n’en ai pas acheté, bande de mécréants. Du moins, pas à Barcelone!
- Une visite sur le Montjuic. Pour y aller, d’abord un tour de funiculaire. Ça, pas de problème. C’est après que ça se corse: faut prendre un téléphérique. Vous connaissez mon amour des hauteurs?... Mais ça valait la peine.
- Retour dans le Barcelone-en-bas: autre tour de téléphérique entre le Montjuic et le Port Vell, complètement en bas. Je me suis trouvé un truc pour pas mourir de peur: j’ai filmé presque toute la ride… Pis même à travers le titécran de la caméra, j’ai trouvé ça beau pareil.
Ensuite, je le disais: deux jours pour revenir de Barcelone à Oliva.
C'est toujours un peu difficile de sortir d'une grande ville quand on ne sait pas trop où on va et qu'on n'a pas de carte routière... On a fini par en trouver une, Portugal compris. Faque le détail, fallait pas trop le chercher. Ce qu'il y a de plus maudit, c'est que j'ai une carte très détaillée de la Catalogne... chez nous, à Mourial. Vestige d'un voyage précédent. Mais j'ai comme pas allumé qu'il fallait que je l'apporte...
Lundi, on a visité le monastère (fermé!) de Santa Creus. De l'extérieur, en tout cas, c'était joli... En viraillant sur les routes catalanes, on s'est ramassées au monastère de Poblet, pas fermé en ce lundi. Ça aussi, c'était joli. On a fait la visite guidée en nespagnol. J'ai quasiment toute compris... et comme j'avais l'air de comprendre, y'a un Français qui voulait toute savoir et qui, visiblement, ne comprenait pas lespagnol, qui me demandait de lui traduire par la suite... Non mais. Surtout que je retenais pas grand-chose de ce que la madame disait parce que c'est le fonne de se le faire dire, pas de le retenir. Alors, il était comme un peu insulté que je n'aie pas retenu les noms des 8 rois despagne qui sont enterrés dans la crypte... Aye, Chose, t'avais jusse à apprendre lespagnol avant de visiter lespagne si tu voulais toute saouère. Je suis généralement gentille quand on est gentil avec moi... mais c’était quand même pas moi, la guide touristique.
On a fini la journée à Cambrils, dans un hôtel trouvé au hasard dans la ville, sur le bord de la mer. Autour, y’avait à peu près 800 autres hôtels et les 800 000 touristes qui allaient avec. Ça ressemblait à Wildwood… ou ces autres lieux touristiques où, en bordure de la plage, on vend tous les cossins nécessaires à la vie de plageur : ballon, serviettes, coquillages souvenirs et autres bébelles.
Mardi… on a commencé notre ride par… aller se jeter dans la mer! Ben quoi? On était à côté… (non, non : on a pris le char et on est allé plus loin, là où c’était plus tranquille!) On a passé un bout boutte de la fin de la journée à visiter Peniscola, là où la vieille ville est sur un promontoire, avec un château au bout. C’était absolument splendide! J’aime ça, moi, le vieux stock… J’ai aussi initié Effe aux churros, cette espèce de pâte frite qu’on mange en trempant ça dans du chocolat (noir, évidemment – ils connaissent pas ça, ici, le chocolat au lait!).
Et après, on s’est sacrées dans la mer une deuxième fois… Et c’est ce qu’on se disait en se laissant flotter : «Ouan… grosse vie sale…»
mardi 27 juillet 2010
Un todo incluido
Effe et moi avons quitté Barcelone, direction Oliva. J'ai fait les 450
kilomètres en 5 heures, samedi matin. Là, ça va nous prendre deux
jours...
Et on a couché dans un todo incluido un peu cheap, à Cambrils, au sud de Barcelone. Tellement déprimant.
Et on a couché dans un todo incluido un peu cheap, à Cambrils, au sud de Barcelone. Tellement déprimant.
samedi 24 juillet 2010
Chus vraiment pas due
Il y a deux ans, j'avais voulu voir le spectacle de son et lumière sur
les fontaines de Montjuic, à Barcelone. Pour des raisons qui m'avaient
échappé à l'époque, ça ne jouait que les vendredi, samedi et dimanche.
J'avais attendu à la fin de mon séjour et je n'avais plus de "fin de
semaine"...
Alors là, en cet été 2010, je voulais joindre l'utile à l'agréable: je suis venue à Barcelone pour chercher mon amie Effe qui vient d'arriver et, du même coup, je voulais voir le spectacle des fontaines... Bon, okay, c'est d'un quétaine assumé, mais je m'assume. Ben, bazwell. Pour des raisons inconnues au bataillon, pas de spectacle ce soir: une espèce de répétition plate d'un spectacle de quelque chose à venir... Faque ça nous a juste permis de voir quelles étaient les techniques de vente des monsieurs-qui-vendent-toutes-sortes-de-cossins-qui-s'illuminent-dans-le -ciel-et-destinés-aux-enfants-que-les-pauvres-parents-en-désespoir-de-cause-finissent-par-acheter. Tout ça, assises sur des chaises de fonte coulées dans le ciment et en sirotant un coke diète.
Alors là, en cet été 2010, je voulais joindre l'utile à l'agréable: je suis venue à Barcelone pour chercher mon amie Effe qui vient d'arriver et, du même coup, je voulais voir le spectacle des fontaines... Bon, okay, c'est d'un quétaine assumé, mais je m'assume. Ben, bazwell. Pour des raisons inconnues au bataillon, pas de spectacle ce soir: une espèce de répétition plate d'un spectacle de quelque chose à venir... Faque ça nous a juste permis de voir quelles étaient les techniques de vente des monsieurs-qui-vendent-toutes-sortes-de-cossins-qui-s'illuminent-dans-le -ciel-et-destinés-aux-enfants-que-les-pauvres-parents-en-désespoir-de-cause-finissent-par-acheter. Tout ça, assises sur des chaises de fonte coulées dans le ciment et en sirotant un coke diète.
Life is a highway
Je m'en vais de ce pas (de cette roue serait plus approprié) à
Barcelone, en ce samedi matin. Je m'en vais rejoindre Effe, qui est
arrivée de jeudi matin. J'ai à peu près 450 kilomètres d'autoroutes à
avaler ce matin. Je sais pas trop combien ça va me couter... les
autoroutes n'étant point gratisses en Nespagne.
vendredi 23 juillet 2010
Y'en n'aura pas de facile
Hommage à Piton Ruel.
Deuxième semaine de cours despagnol. Oulala, les zâââmis. Y’a des fois, comme ça, que je me demande ce qui m’a pris de vouloir apprendre lespagnol. C’était pas assez, de juste savoir demander ¿una cervesa por favor? Misère.
Mes amis de la deuxième semaine :
Sont restés :
Sont arrivés :
André, Sybelle et Lieven sont des anciens de l’école. Sont déjà venus l’année passée. Lieven, je comprends e-rien quand il parle. Mettons qu’il a huissent pétates chaudes dans la bouche. Ou qu’y’a oublié de mettre son dentier (chus pas allée voir…) Mettons aussi que André et Sybelle sont une coche au-dessus des autres. Ou bedon qu’ils ont fait tout le livre d’exercice avant d’arriver. Parce qu’ils ont l’air à pas avoir besoin de réfléchir pour faire les exercices. T’sais, un exercice qu’y’a une ligne au milieu de la phrase pour mettre le verbe au bon temps, mettons, pis que faut avoir lu le reste de la phrase pour pouvoir décider quel temps on va utiliser? Ben, zont pas besoin de lire le reste de la phrase pour décider, euzautres. C’est pour ça que je les suspecte de tricherie… Faut aussi dire qu’on est le niveau le plus élevé de l’école cette semaine. P’t’ête ben qu’y’avait pas assez d’élèves pour les mettre dans un cours tu-seuls.
Deuxième semaine, donc. Au menu, toutes sortes d’expressions idiomatiques (j’ai toujours trouvé ça tellement laid ce mot-là, non?). Toutes sortes de règles, de mini-règles, de nuances, de peccadilles-qu’il-faut-savoir qui régissent l’utilisation du subjonctif, de l’indicatif, de l’infinitif, de l’impératif… Toutes sortes de marqueurs de temps et d’organisation du discours qui demandent l’un ou l’autre de ces temps-là… (mais pas n’importe lesquels, vous vous en doutez bien!) Un paquet de pronoms sujets et compléments d’objet direct et indirect à placer dans le bon ordre. D’autant plus fascinant que la plupart des pronoms sujets disparaissent… Vous avez bien lu : les pronoms sujets ne se disent pas ou ne s’écrivent pas. C’est juste en lisant ou en écoutant ou en parlant ou en écrivant la terminaison du verbe qu’on sait (ou on est supposé savoir...) 1-c’est quel temps; 2-c’est quelle personne. Ben je peux-tu vous dire que y’a ben des fois où j’en ai aucune simonaque d’idée? Parce qu’y’a des verbes qui se terminent de la même façon…
Un exemple: pensar. Verbe penser. Pensamos. C’est penser, au présent, à la première personne du pluriel. Mais c’est aussi penser, au pretérito indefinido (l’équivalent du passé simple), à la première personne du pluriel itou. On fait comment pour savoir on est à quel temps, vous pensez? El contexto! Ben des fois, el contexto, c’est pas toujours clair.
Un autre exemple : hablar. Verbe parler. Hablo. C’est parler, au présent, à la première personne du singulier. Mais il y a aussi habló. Remarquez l’accent aigu sur le O. C’est parler, au pretérito indefinido (toujours le passé simple), à la troisième personne du singulier. Et nous, comme pauvres apprenants, on est sensé entendre la différence entre hablo et habló. Ben je peux-tu vous dire qu’on l’entend pas, n’en déplaise à Francisco et autres Oscar de ce monde? Même affaire avec hable et hablé (1re personne du subjonctif présent dans le 1er cas et 3e personne du pretérito indefinido dans le 2e). Et là, je vous fais grâce des tous les verbes irréguliers… Mes pauvres petits Algériens, qui sont encore là en cette deuxième semaine, ont commencé à les apprendre, mais au présent seulement. Marouane a compris en ce jeudi midi pourquoi je disais que les verbes irréguliers, c’était pas tellement facile… Et encore, il ne parle qu’au présent, lui! Ah que c’était le bon temps quand je ne parlais qu’au présent!!! Et vendredi, pour bien finir la semaine… le subjonctif imparfait!!! De même, avec des feuilles d’exercices où j’ai juste à conjuguer ça correctement, ça va. Y’a une ligne, y’a un verbe, j’ai pas besoin de comprendre la phrase pis mon verbe est relativement bien accordé ou bien conjugué. Mais quand faut comprendre la phrase pis choisir le bon temps de verbe… que de soupirs j’ai poussés. Parce que tout est tellement mêlé dans ma tête, ça se peut quasiment pas.
J’écoute un peu la télé: ça doit sûrement m’aider. Je pense que je comprends mieux aujourd’hui qu’il y a trois semaines… Quoi que le tour de France, ça demeure une ride de bécique, qu’elle soit en français ou en nespagnol… Mais mercredi, j’étais au bord du désespoir. Je pensais bien que c’en était fini pour moi, l’apprentissage de lespagnol, que j’étais rendue au bout de ce que je pouvais apprendre… J’avais pas grand-chose de bon dans les exercices qu’on faisait alors qu’André et Sybelle répondaient toujours sans lire la fin des exercices et avec les bonnes réponses, en plusse! (remarquez que s’ils avaient répondu sans lire le reste, mais avec des mauvaises réponses, j'aurais été super contente… mais c’était pas le cas!) Des fois, je me dis que les cours intensifs, ça a du bon : ça permet d’être dans le bain. Mais des fois, je pense que, rendu où j’en suis, ça donne pas le temps d’assimiler, de digérer, de prendre un peu de recul nécessaire à l’apprentissage (c’est mes cours de mon bac en enseignement sur les théories de l’apprentissage qui me font dire ça!). Pis on dirait que plus j’en rajoute, moins je me rappelle des affaires de base. Genre que j’ai oublié, cette semaine, la conjugaison du verbe decir (dire) au présent. Bon, okay, c’est un simmonac d’irrégulier à à peu près tous les temps, mais quand même… ça fait longtemps que je sais ça, le verbe décir au présent, fusse-t-il irrégulier.
Mes cours sont finis. J’ai salué tout le monde là-bas. J'ai les adresses courriels de Natasha et de Lydia, si jamais il me prenait l'envie d'aller faire un tour à Moscou ou à Londres. Londres, c'est sûrement plus dans ma palette pour l'instant que Moscou... J'ai pas vraiment participé aux activités proposées par l’école, sauf la soirée flamenco jeudi passé. Mais c’était correct. Après mes 6 heures de cours, j’en avais juste plein mon casque. Pis autant c’est le fonne de suivre des cours en vacances (ça donne une autre couleur à un séjour), autant, là, je suis comme tannée. Parce que c’est très demandant…
Deuxième semaine de cours despagnol. Oulala, les zâââmis. Y’a des fois, comme ça, que je me demande ce qui m’a pris de vouloir apprendre lespagnol. C’était pas assez, de juste savoir demander ¿una cervesa por favor? Misère.
Mes amis de la deuxième semaine :
Sont restés :
- Natasha, la Russe, 36 ans.
- Alexandre, l’Américain, 23 ans.
- Agnes, la Hongarienne, 20 ans.
- Lydia, l’Anglaise, 25 ans.
Sont arrivés :
- André, de Suisse-Allemand. 45 ans.
- Sybelle, de Suisse-Allemande. 45 ans. Sa femme. Ou quelque chose s’y apparentant.
- Boris, d’Allemagne. 35 ans.
- Lieven, de Belgique-Flamand, 65 ans.
André, Sybelle et Lieven sont des anciens de l’école. Sont déjà venus l’année passée. Lieven, je comprends e-rien quand il parle. Mettons qu’il a huissent pétates chaudes dans la bouche. Ou qu’y’a oublié de mettre son dentier (chus pas allée voir…) Mettons aussi que André et Sybelle sont une coche au-dessus des autres. Ou bedon qu’ils ont fait tout le livre d’exercice avant d’arriver. Parce qu’ils ont l’air à pas avoir besoin de réfléchir pour faire les exercices. T’sais, un exercice qu’y’a une ligne au milieu de la phrase pour mettre le verbe au bon temps, mettons, pis que faut avoir lu le reste de la phrase pour pouvoir décider quel temps on va utiliser? Ben, zont pas besoin de lire le reste de la phrase pour décider, euzautres. C’est pour ça que je les suspecte de tricherie… Faut aussi dire qu’on est le niveau le plus élevé de l’école cette semaine. P’t’ête ben qu’y’avait pas assez d’élèves pour les mettre dans un cours tu-seuls.
Deuxième semaine, donc. Au menu, toutes sortes d’expressions idiomatiques (j’ai toujours trouvé ça tellement laid ce mot-là, non?). Toutes sortes de règles, de mini-règles, de nuances, de peccadilles-qu’il-faut-savoir qui régissent l’utilisation du subjonctif, de l’indicatif, de l’infinitif, de l’impératif… Toutes sortes de marqueurs de temps et d’organisation du discours qui demandent l’un ou l’autre de ces temps-là… (mais pas n’importe lesquels, vous vous en doutez bien!) Un paquet de pronoms sujets et compléments d’objet direct et indirect à placer dans le bon ordre. D’autant plus fascinant que la plupart des pronoms sujets disparaissent… Vous avez bien lu : les pronoms sujets ne se disent pas ou ne s’écrivent pas. C’est juste en lisant ou en écoutant ou en parlant ou en écrivant la terminaison du verbe qu’on sait (ou on est supposé savoir...) 1-c’est quel temps; 2-c’est quelle personne. Ben je peux-tu vous dire que y’a ben des fois où j’en ai aucune simonaque d’idée? Parce qu’y’a des verbes qui se terminent de la même façon…
Un exemple: pensar. Verbe penser. Pensamos. C’est penser, au présent, à la première personne du pluriel. Mais c’est aussi penser, au pretérito indefinido (l’équivalent du passé simple), à la première personne du pluriel itou. On fait comment pour savoir on est à quel temps, vous pensez? El contexto! Ben des fois, el contexto, c’est pas toujours clair.
Un autre exemple : hablar. Verbe parler. Hablo. C’est parler, au présent, à la première personne du singulier. Mais il y a aussi habló. Remarquez l’accent aigu sur le O. C’est parler, au pretérito indefinido (toujours le passé simple), à la troisième personne du singulier. Et nous, comme pauvres apprenants, on est sensé entendre la différence entre hablo et habló. Ben je peux-tu vous dire qu’on l’entend pas, n’en déplaise à Francisco et autres Oscar de ce monde? Même affaire avec hable et hablé (1re personne du subjonctif présent dans le 1er cas et 3e personne du pretérito indefinido dans le 2e). Et là, je vous fais grâce des tous les verbes irréguliers… Mes pauvres petits Algériens, qui sont encore là en cette deuxième semaine, ont commencé à les apprendre, mais au présent seulement. Marouane a compris en ce jeudi midi pourquoi je disais que les verbes irréguliers, c’était pas tellement facile… Et encore, il ne parle qu’au présent, lui! Ah que c’était le bon temps quand je ne parlais qu’au présent!!! Et vendredi, pour bien finir la semaine… le subjonctif imparfait!!! De même, avec des feuilles d’exercices où j’ai juste à conjuguer ça correctement, ça va. Y’a une ligne, y’a un verbe, j’ai pas besoin de comprendre la phrase pis mon verbe est relativement bien accordé ou bien conjugué. Mais quand faut comprendre la phrase pis choisir le bon temps de verbe… que de soupirs j’ai poussés. Parce que tout est tellement mêlé dans ma tête, ça se peut quasiment pas.
J’écoute un peu la télé: ça doit sûrement m’aider. Je pense que je comprends mieux aujourd’hui qu’il y a trois semaines… Quoi que le tour de France, ça demeure une ride de bécique, qu’elle soit en français ou en nespagnol… Mais mercredi, j’étais au bord du désespoir. Je pensais bien que c’en était fini pour moi, l’apprentissage de lespagnol, que j’étais rendue au bout de ce que je pouvais apprendre… J’avais pas grand-chose de bon dans les exercices qu’on faisait alors qu’André et Sybelle répondaient toujours sans lire la fin des exercices et avec les bonnes réponses, en plusse! (remarquez que s’ils avaient répondu sans lire le reste, mais avec des mauvaises réponses, j'aurais été super contente… mais c’était pas le cas!) Des fois, je me dis que les cours intensifs, ça a du bon : ça permet d’être dans le bain. Mais des fois, je pense que, rendu où j’en suis, ça donne pas le temps d’assimiler, de digérer, de prendre un peu de recul nécessaire à l’apprentissage (c’est mes cours de mon bac en enseignement sur les théories de l’apprentissage qui me font dire ça!). Pis on dirait que plus j’en rajoute, moins je me rappelle des affaires de base. Genre que j’ai oublié, cette semaine, la conjugaison du verbe decir (dire) au présent. Bon, okay, c’est un simmonac d’irrégulier à à peu près tous les temps, mais quand même… ça fait longtemps que je sais ça, le verbe décir au présent, fusse-t-il irrégulier.
Mes cours sont finis. J’ai salué tout le monde là-bas. J'ai les adresses courriels de Natasha et de Lydia, si jamais il me prenait l'envie d'aller faire un tour à Moscou ou à Londres. Londres, c'est sûrement plus dans ma palette pour l'instant que Moscou... J'ai pas vraiment participé aux activités proposées par l’école, sauf la soirée flamenco jeudi passé. Mais c’était correct. Après mes 6 heures de cours, j’en avais juste plein mon casque. Pis autant c’est le fonne de suivre des cours en vacances (ça donne une autre couleur à un séjour), autant, là, je suis comme tannée. Parce que c’est très demandant…
jeudi 22 juillet 2010
Restant de golfe du Mexique
La voiture échangée est une Skoda Fabia grise, d'un certain âge.
Mettons sûrement pas loin d'une dizaine d'années. Comme les deux autres
autos espagnoles ces deux dernières années, remarquez. À croire que
les Zespagnols gardent leur char longtemps. Faut dire qu'y'on pas
beaucoup de neige et de sloche pour les maganer. Mon char, donc, une
Skoda Fabia, fonctionne au diesel. Pis hier, pour la première fois,
j'ai fait le plein. Le litre de diésel ici se vend 1,08 euros. Pas si
extravagant... Alors, ça m'a couté 35 euros, pour 32 litres... avec
lesquels 32 litres, j'avais parcouru 644 kilomètres. Mettons que ça m'a
impressionnée...
Comme toutes les voitures espagnoles, elle est passablement abimée. Râpée sur le côté du passager, la radio a été arrachée, le pneu de secours a l'air d'un raisin sec... mais elle va super bien! Conclusions:
1- Les Zespagnols conduisent mal (mais ils sont moins pires que les Portugais);
2- Certaines rues sont ben étrettes;
3- Les espaces de parking sont pour le moins, comment dire, exigus?
4- Les voisins de char qui parquent à côté font pas ben ben attention aux autres chars.
Remarquez que je m'en viens ben bonne dans le domaine des miracles pour parquer l'auto à Dénia, là où est mon école. Voyez plutôt...

Vous voyez ici mon char, parqué sur le bord de la rue. En avant, un char rouge et en arrière, un char bleu.
Ben tchéquez ça astheure...
Ça, c'était l'espace disponible en avant...
Ça, c'était l'espace disponible en arrière...
Pas pire, hein? Et non, bande de mauvaises langues, ça m'a pas pris 30 minutes pour rentrer là, et les deux autos étaient déjà là quand j'ai commencé à manoeuvrer le volant. Non, non: juste deux coups: un par en arrière, un par en avant, un autre par en arrière, un dernier par en avant. Pfff.
Comme toutes les voitures espagnoles, elle est passablement abimée. Râpée sur le côté du passager, la radio a été arrachée, le pneu de secours a l'air d'un raisin sec... mais elle va super bien! Conclusions:
1- Les Zespagnols conduisent mal (mais ils sont moins pires que les Portugais);
2- Certaines rues sont ben étrettes;
3- Les espaces de parking sont pour le moins, comment dire, exigus?
4- Les voisins de char qui parquent à côté font pas ben ben attention aux autres chars.
Remarquez que je m'en viens ben bonne dans le domaine des miracles pour parquer l'auto à Dénia, là où est mon école. Voyez plutôt...

Vous voyez ici mon char, parqué sur le bord de la rue. En avant, un char rouge et en arrière, un char bleu.
Ben tchéquez ça astheure...
Ça, c'était l'espace disponible en avant...
Ça, c'était l'espace disponible en arrière...Pas pire, hein? Et non, bande de mauvaises langues, ça m'a pas pris 30 minutes pour rentrer là, et les deux autos étaient déjà là quand j'ai commencé à manoeuvrer le volant. Non, non: juste deux coups: un par en arrière, un par en avant, un autre par en arrière, un dernier par en avant. Pfff.
mardi 20 juillet 2010
Théorie de la relativité
J'ai appris, hier, que la fille d'une amie-collègue avait un cancer
foudroyant. À 18 ans. Que dire à une mère qui voit sa fille dépérir
ainsi? Mes pensées vont donc à SAB et à toute sa famille.
Et ça ne fait que confirmer ce que j'ai toujours dit, et ce que je dis encore plus depuis quatre ans et demi: carpe diem. Savoir apprécier les bons moments, où qu'ils soient, quels qu'ils soient. Voir le positif (on est quand même pas obligé d'être Jean-Marc Chaput). Aimer ses amis. Le leur dire (même si c'est pas toujours évident). Apprécier son travail (même s'il y a des jours où on enverrait tout promener). Apprécier ses collègues (même si on en pousserait quelques-uns à la retraite anticipée). Suivre des cours d'espagnol, de flamenco ou de cuisine (même si ça a l'air futile). Rire à chaque jour. Faire des beaux yeux à des étrangers (même si on passe pour cinglé). Sourire à un chien. S'émouvoir d'un coucher de soleil. Ne pas (trop) remettre à demain, à la semaine prochaine, à l'année prochaine... Parce qu'on ne sait jamais...
Il faut conjuguer le verbe vivre au présent. Je vis, tu vis, il vit, nous vivons, vous vivez, ils vivent. Yo vivo, tù vives, él vive, nosotros vivimos, vosotros vivis, ellos viven.
Où que vous soyez, sachez que je vous aime. Merci d'être là.
Et ça ne fait que confirmer ce que j'ai toujours dit, et ce que je dis encore plus depuis quatre ans et demi: carpe diem. Savoir apprécier les bons moments, où qu'ils soient, quels qu'ils soient. Voir le positif (on est quand même pas obligé d'être Jean-Marc Chaput). Aimer ses amis. Le leur dire (même si c'est pas toujours évident). Apprécier son travail (même s'il y a des jours où on enverrait tout promener). Apprécier ses collègues (même si on en pousserait quelques-uns à la retraite anticipée). Suivre des cours d'espagnol, de flamenco ou de cuisine (même si ça a l'air futile). Rire à chaque jour. Faire des beaux yeux à des étrangers (même si on passe pour cinglé). Sourire à un chien. S'émouvoir d'un coucher de soleil. Ne pas (trop) remettre à demain, à la semaine prochaine, à l'année prochaine... Parce qu'on ne sait jamais...
Il faut conjuguer le verbe vivre au présent. Je vis, tu vis, il vit, nous vivons, vous vivez, ils vivent. Yo vivo, tù vives, él vive, nosotros vivimos, vosotros vivis, ellos viven.
Où que vous soyez, sachez que je vous aime. Merci d'être là.
lundi 19 juillet 2010
Des Chrétiens et des Maures
Non, je ne parle pas du roman de Daniel Pennac… Je parle de la fête qui a duré tout le weekend à Oliva. Fiesta! Et dire que j’aurais manqué ça si mes plans initiaux pour Toledo avaient marché. Vive les plans B!!!
Oh que j’ai des trous dans mes connaissances historiques, les zâmis. Je pense que Rouge va devoir m’instruire un peu… Disons que je suis un peu plus histoire du XXe siècle que Moyen Âge.
Donc, en Espagne (en Andalousie surtout), on fête les Chrétiens et les Maures… qui se sont échangé l’Espagne à quelques reprises dans l’Histoire moyenâgeuse. En Andalousie, la présence maure (arabe) est beaucoup plus présente qu’ailleurs. Faut avoir vu l’Alhambra de Grenada ou la Mezquita de Cordoba pour le savoir…
Outre le fait que tout était fermé vendredi pour cause de jour férié, mais seulement à Oliva (oui, oui, ils ont des jours fériés juste pour une ville… mercredi passé, c’était à Dénia que tout était fermé…), il y a eu, vendredi soir, le défilé des Chrétiens. Deux heures bien tassées de gens costumés en Chrétiens. Remarquez que je sais pas trop à quoi ça ressemble un costume de chrétien… Rebelote samedi soir, mais pour les Maures cette fois-ci. Deux heures et demie de costumes absolument splendides. Là, le louque arabe était un peu plus évident. Dans chaque défilé, il y avait un groupe costumé, suivi d’une fanfare qui jouait de la musique appropriée. Alors, samedi soir, la musique était un peu plus arabisée, vous vous en doutez.
Les costumes étaient magnifiques, mais j’aurais pas voulu être en dessous (moi qui supporte pourtant bien le costume…), question de chaleur. Les gens s’éventaillaient à grands coups de poignet droit le long du trajet (sûrement plus qu’un bon long kilomètre), assis sur leur chaise… Une compagnie avait placé des chaises le long du parcours et les places sur la première ligne se vendaient 5 euros. Après, les autres chaises pouvaient être placées par des particuliers qui voulaient s’assurer d’une certaine place. Les autres ticlins, comme moi, on était debout derrière ce monde-là, pas mal moins organisé.
Si j’ai bien compris, les gens se ramassent en «groupes» et décident de former soit des Chrétiens, soit des Maures. D’une année à l’autre, c’est à peu près toujours les mêmes personnes qui participent aux défilés. Genre le Club Optimiste, le Cercle des Fermières, les Filles d’Isabelle, les scouts et autres clubs sportifs. Là, ils se font des costumes. Y’en avait des vraiment extraordinaires. C’est comme rien, y’ont dû gosser là-dessus toutes leurs veillées d’hiver… et ça doit leur couter une fortune. Toute la patente est commanditée, mais je ne sais pas jusqu’à quel point. Et toute la famille participe : peupa, meuman et les zenfants. Y’a un peupa qui a ouvert la marche de son groupe avec son fils de… je sais-tu, mettons 2 mois dans les bras. Comme s’il voulait lui faire vivre «son» premier défilé de Maures. Faut dire que j’étais jusse à côté de l’estrade d’honneur où y’avait le maire de la place. Après, y’a une madame qui est venue chercher l’enfant pour l’apporter à sa mère qui était dans le carrosse qui suivait. Parfois, les ouvreurs de groupe sont aussi à cheval. Et ils font des prouesses de cheval : galop sur plusieurs mètres ou petite danse de cheval. Et qui dit cheval dit aussi crotte de cheval. Ben voyons donc! Tout est pensé! Y’a un monsieur de la ville qui s’occupe d’un petit bout de rue et qui trimballe sa pelle et sa chaudière pour ramasser déjections animales pour éviter que les costumés se trainent la traine là-dedans ou que les trompettistes qui suivent glissent dessus…
Bref, magnifique. Et tout à fait étonnant.
Et comme il le fallait, un feu d'artifice, dimanche soir... à 0h30. Alors que tout le monde est couché!!!
Oh que j’ai des trous dans mes connaissances historiques, les zâmis. Je pense que Rouge va devoir m’instruire un peu… Disons que je suis un peu plus histoire du XXe siècle que Moyen Âge.
Donc, en Espagne (en Andalousie surtout), on fête les Chrétiens et les Maures… qui se sont échangé l’Espagne à quelques reprises dans l’Histoire moyenâgeuse. En Andalousie, la présence maure (arabe) est beaucoup plus présente qu’ailleurs. Faut avoir vu l’Alhambra de Grenada ou la Mezquita de Cordoba pour le savoir…
Outre le fait que tout était fermé vendredi pour cause de jour férié, mais seulement à Oliva (oui, oui, ils ont des jours fériés juste pour une ville… mercredi passé, c’était à Dénia que tout était fermé…), il y a eu, vendredi soir, le défilé des Chrétiens. Deux heures bien tassées de gens costumés en Chrétiens. Remarquez que je sais pas trop à quoi ça ressemble un costume de chrétien… Rebelote samedi soir, mais pour les Maures cette fois-ci. Deux heures et demie de costumes absolument splendides. Là, le louque arabe était un peu plus évident. Dans chaque défilé, il y avait un groupe costumé, suivi d’une fanfare qui jouait de la musique appropriée. Alors, samedi soir, la musique était un peu plus arabisée, vous vous en doutez.
Les costumes étaient magnifiques, mais j’aurais pas voulu être en dessous (moi qui supporte pourtant bien le costume…), question de chaleur. Les gens s’éventaillaient à grands coups de poignet droit le long du trajet (sûrement plus qu’un bon long kilomètre), assis sur leur chaise… Une compagnie avait placé des chaises le long du parcours et les places sur la première ligne se vendaient 5 euros. Après, les autres chaises pouvaient être placées par des particuliers qui voulaient s’assurer d’une certaine place. Les autres ticlins, comme moi, on était debout derrière ce monde-là, pas mal moins organisé.
Si j’ai bien compris, les gens se ramassent en «groupes» et décident de former soit des Chrétiens, soit des Maures. D’une année à l’autre, c’est à peu près toujours les mêmes personnes qui participent aux défilés. Genre le Club Optimiste, le Cercle des Fermières, les Filles d’Isabelle, les scouts et autres clubs sportifs. Là, ils se font des costumes. Y’en avait des vraiment extraordinaires. C’est comme rien, y’ont dû gosser là-dessus toutes leurs veillées d’hiver… et ça doit leur couter une fortune. Toute la patente est commanditée, mais je ne sais pas jusqu’à quel point. Et toute la famille participe : peupa, meuman et les zenfants. Y’a un peupa qui a ouvert la marche de son groupe avec son fils de… je sais-tu, mettons 2 mois dans les bras. Comme s’il voulait lui faire vivre «son» premier défilé de Maures. Faut dire que j’étais jusse à côté de l’estrade d’honneur où y’avait le maire de la place. Après, y’a une madame qui est venue chercher l’enfant pour l’apporter à sa mère qui était dans le carrosse qui suivait. Parfois, les ouvreurs de groupe sont aussi à cheval. Et ils font des prouesses de cheval : galop sur plusieurs mètres ou petite danse de cheval. Et qui dit cheval dit aussi crotte de cheval. Ben voyons donc! Tout est pensé! Y’a un monsieur de la ville qui s’occupe d’un petit bout de rue et qui trimballe sa pelle et sa chaudière pour ramasser déjections animales pour éviter que les costumés se trainent la traine là-dedans ou que les trompettistes qui suivent glissent dessus…
Bref, magnifique. Et tout à fait étonnant.
Et comme il le fallait, un feu d'artifice, dimanche soir... à 0h30. Alors que tout le monde est couché!!!
dimanche 18 juillet 2010
Comme d'habitude
Les nuages sont pas restés. Vers 13h, gros soleil. Pis là, gros
soleil. Je peux-tu vous dire que le linge dehors, y chesse pas mal vite
avec un soleil de même.
Bon. M'en vas porter le recyclage dans les binnes, en bas. Grosse activité en cette fin de dimanche.
Bon. M'en vas porter le recyclage dans les binnes, en bas. Grosse activité en cette fin de dimanche.
Inhabituel
Petit dimanche tranquille à la maison. Lavage, un peu de ménage,
lecture... parce qu'il y a des nuages ce matin sur Oliva. En fait,
juste sur la moitié. Parce que la moitié du bord de la plage, y'en n'a
pas. C'est sur la moitié ville qu'il y en a. La coupure est très
visible.
samedi 17 juillet 2010
Une tite visite
Parce que pour la grande visite, j'attends Effe.
Je suis allée faire un tour à Valencia, en ce samedi ensoleillé. Je voulais aller... magasiner. Au El Corte Ingles. Faque c'est ça que j'ai fait.
Et que Effe s'énerve: ce que j'en ai vu (et j'ai fait etsiprès pour pas trop regarder), c'est beau en bazwell...
Je suis allée faire un tour à Valencia, en ce samedi ensoleillé. Je voulais aller... magasiner. Au El Corte Ingles. Faque c'est ça que j'ai fait.
Et que Effe s'énerve: ce que j'en ai vu (et j'ai fait etsiprès pour pas trop regarder), c'est beau en bazwell...
vendredi 16 juillet 2010
Pour l'amour de Yolanda
Voici mes amis de cette première semaine :
- Lydia, d’Angleterre. 25 ans.
- Janine, d’Autriche. 20 ans.
- Agnes, de Hongrie. 20 ans.
- Maria, de Suisse (mais d’origine allemande). 35 ans.
- Natasha, de Russie. 35 ans (me semble qu’à s’appeler Natasha, elle ne pouvait venir que de Russie, non ?)
- Alexandre, des États-Unis. 23 ans.
- Sabine, d’Allemagne. 40 ans.
- Lilitt, d’Allemagne. 18 ans. (la fille de Sabine).
J’ai deux profs d’espagnol: Beatriz et Irene. Tous les cours se passent de la même façon: théorie et exercices (donc, un peu plus de grammaire) avec Beatriz, pendant la première 1h30. Au programme: el subjuntivo, el imperativo positivo y negativo, les temps du passé (pretérito indefinido, pretérito perfecto, pretérito imperfecto, pluscuamperfecto), un peu de futuro, encore (ben oui!) de la salade de por et para, des pronombres personales complemento directo y complemento indirecto et, évidemment, de ser et de estar. Parce que ser verde, c’est pas la même chose que estar verde. Ser atento et estar atento non plus. C’est pas parti pour se faciliter…
15 minutes de pause.
Discussions sur toutes sortes de sujets pendant l’heure et demie suivante avec Irene. Pour toutes sortes de raisons, on aime plus cette partie… même si c’est nécessaire de faire de la grammaire et que c’est bazwellement utile. On a jasé de la température dans nos pays respectifs (Natasha et moi, on s’est fait un malin plaisir à faire frémir les gens en parlant de nos -30 d’hiver… hi! hi!), de la langue qui évolue (ou non) en se collant à d’autres langues des immigrants, par exemple. C’est-tu comme si j’avais quelque chose à dire là-dessus, vous pensez? Ben quin. De l’influence de l’anglais sur toutes les langues comme de l’influence de l’espagnol sur l’anglais, le spanglish, qu’ils appellent ça. On a aussi parlé de voyages et de traditions de pays… On a appris qu’en Andalousie, la fleur officielle de tous les costumes de flamenco, c’était l’œillet, el clavel. C’est ça que les médamespagnoles se mettent dans les cheveux pour danser. Vous auriez dû voir la face de Irene quand Maria et moi, on a dit que l’œillet servait aux couronnes mortuaires… Pas trop rapport, mettons.
15 minutes de pause.
Tout le monde s’en va, ou presque. Restent Alex et moi (de notre cours) et deux petits Algériens, Yacine et son frère Marouane, qui m’ont pris en adoration parce que je parle espagnol, anglais et français… Parce qu’eux baragouinent l’anglais et sont dans le premier nivel d’espagnol. Alors, quand Tade (le «secrétaire» qui gère les inscriptions à l’école) veut leur parler en anglais, les Petits ne comprennent pas toujours. Alors, ils me regardent avec un air de noyé pour que je les aide. Ce que je fais avec plaisir, vous me connaissez. (Tenez, je vous en conte une pas pire: Tade est allé chercher les Petits à l’aéroport dimanche passé. Comme il ne les connaît pas, il a une affiche sur laquelle il a écrit les deux noms, mais en faisant une erreur dans un des noms : il a écrit «Marouana» au lieu de Marouane. C’est juste que, quand on prononce, Tade avait presque l’air de chercher quelque chose d’autre…)
Pendant la dernière heure et demie, donc, des exercices, des exercices et des exercices. Comme on est 4 (de deux niveles diferentes), Irene s’occupe de nous individuellement. Parce que c’est à ça que sert la dernière période : faire des exercices sur des affaires sur lesquelles on accroche. Pis c’est pas toujours les mêmes affaires.
Faque là, après une semaine, je dirais que je suis plus fluente en nespagnol, que j’hésite moins à accorder mes verbes, mais que ça me prendrait encore huicent semaines de cours… Il en reste une. J’en suis même à penser à me trouver une école despagnol, quelque part au Nouveau-Mexique ou en Arizona, l’année prochaine. Y doivent ben avoir ça, une école despagnol intensif pour une semaine, les Zamaricains?
Un mot sur le pot des 25 cennes de Francisco…
Je peux juste dire aux Yolandas que le pot à Francisco, ben, il serait plein pas à peu près pour cause de mauvaise prononciation!!!
Sabine, la maman allemande, a un accent é-pou-van-ta-ble. Tellement que je comprends à peu près rien quand elle parle, que ce soit en nespagnol ou en nanglais, remarquez. Au lieu de dire «persona» en roulant le R et en disant un S, essayez de vous prendre un accent allemand et dites plutôt pêêzona. Ça, c’est persona. Ça ferait une couple de vintcincennes dans le pot, ça. D’ailleurs, hier soir, lors d’une sortie de groupe, je lui ai dit (bon, faut dire qu’il y avait de la musique forte autour...) «Don’t speak to me in german…» alors qu’elle me parlait en nanglais. Oups.
Alex a un accent américain dans son nespagnol. Pas ben ben capable de dire ses R, le Petit.
Maria, la Suisse d’adoption, mâche tellement ses mots qu’on ne comprend rien quand elle parle…
Natasha a un super bel accent russe… mais en nespagnol, ça rend pas la chose facile. D’autant plus que son tiroir de langue seconde est aussi mêlé que le mien et elle met des mots anglais n’importe où quand elle parle espagnol. C’est assez tordant…
Heureusement qu’il y a moi, qui a été fouettée par Francisco…
mercredi 14 juillet 2010
Prostitutas
Troublant.
Sur une distance d'à peu près 5 kilomètres, sur la N332, entre Oliva et Dénia, il y a des orangeraies. On reconnait les arbres et le petit chemin de terre qui rentre dans la "forêt" d'orangers (ça ressemble à un pommier, comme grosseur d'arbre, mais un peu plus ramassé). Il doit y avoir à peu près une vingtaine de ces petits chemins de terre. Et à l'entrée de plusieurs d'entre eux, une prostituée qui attend le client. Parfois elle est assise sur une chaise, parfois elle est debout (c'est là qu'on voit le peu de vêtement qu'elle porte - j'ai vu une fille avec un string et un soutien-gorge). Parfois, la chaise est toute seule, indiquant que ladite fille est entre les orangers avec un client.
Je sais: la prostitution est le plus vieux métier du monde et il y en a partout, mais là, offertes comme ça, je suis troublée. Rien de moins qu'un étalage pas trop légal mais pas trop illégal non plus. Hier après-midi, à 16h, j'étais suivie par une voiture de la Guardia Civil, et les filles étaient là. Pas une ne s'est cachée à l'approche de la voiture des gendarmes.
Je n'ai pas l'intention de les prendre en photos pour vous les montrer.
Sur une distance d'à peu près 5 kilomètres, sur la N332, entre Oliva et Dénia, il y a des orangeraies. On reconnait les arbres et le petit chemin de terre qui rentre dans la "forêt" d'orangers (ça ressemble à un pommier, comme grosseur d'arbre, mais un peu plus ramassé). Il doit y avoir à peu près une vingtaine de ces petits chemins de terre. Et à l'entrée de plusieurs d'entre eux, une prostituée qui attend le client. Parfois elle est assise sur une chaise, parfois elle est debout (c'est là qu'on voit le peu de vêtement qu'elle porte - j'ai vu une fille avec un string et un soutien-gorge). Parfois, la chaise est toute seule, indiquant que ladite fille est entre les orangers avec un client.
Je sais: la prostitution est le plus vieux métier du monde et il y en a partout, mais là, offertes comme ça, je suis troublée. Rien de moins qu'un étalage pas trop légal mais pas trop illégal non plus. Hier après-midi, à 16h, j'étais suivie par une voiture de la Guardia Civil, et les filles étaient là. Pas une ne s'est cachée à l'approche de la voiture des gendarmes.
Je n'ai pas l'intention de les prendre en photos pour vous les montrer.
mardi 13 juillet 2010
Dimanche à Toledo
Après de multiples rebondissements concernant mes différents titres de
transport, j’ai finalement pris le train dimanche matin pour aller à
Toledo : 30 minutes de tren de alta velocidad. À Toledo, une toute petite ride d’autobus pour aller sur la colline où est perchée la ville.
Coup de cœur.
Bazwell que c’est beau.
J’ai suivi les indications de mon guide Michelin : je me suis perdue dans les rues et ruelles. Y’a rien d’autres à faire. Super difficile de suivre un quelconque itinéraire. Bon, le guide Michelin en donne un, mais j’ai horreur de suivre des tracés faits pour les touristes, guide à la main, et regarder tout ce que les touristes regardent. Je me laisse plutôt porter par ce que je vois. Je comprends pourquoi la vieille ville est classée au patrimoine mondial de l’humanité. Mettons que c’est pas Laval…
Comme c’est dimanche, il y a passablement de choses de fermées. J’aurais voulu voir l’Alcazar, mais point de possibilité. Ça m’étonnera toujours, ça : c’est plein de touristes, mais la ville ferme les attractions touristiques majeures parce que c’est dimanche. Même affaire avec des restaurants : l’Europe est remplie de touristes tout l’été, mais certains restaurateurs prennent des vacances et ferment pendant un mois ! C’est comme rien, ils ne doivent pas avoir besoin d’argent… Connaissant (si peu) l’état des finances espagnoles, j’aurais comme ouvert des affaires, moi, si j’avais été le ouernement. Y’a sûrement quelque chose que je ne comprends pas…
Je me suis trainée dans Toledo de 10h30 à 14h30. C’était assez pour voir ce que je voulais voir, pour sentir ce que je voulais sentir, pour toucher ce que je voulais toucher. Deux jours? Le guide Michelin dit deux jours à Toledo? Pfff. Il ne faut jamais prendre le guide Michelin au pied de la lettre.
J’ai repris le train direction Madrid. J’ai récupéré mon sac à dos que j’avais laissé à la consigne de la gare de Madrid-Atocha et j’ai attendu… J’ai pris un autre train, Madrid-Valencia celui-là. Troizeurédmi. J’ai couru à la gare de Valencia pour acheter mon tiquette pour le Cercanias et j’ai fait un autre cinquante minutes de train entre Valencia et Xeraco. Je peux-tu vous dire que, j’ai beau aimer ça me promener en train, là, j’avais un peu mon voyage. Mais comme j’ai aimé mon excursion hors Comunidad Valenciana, ben ça allait. J’étais aussi super contente d’avoir décidé de visiter Toledo en ce dimanche. Parce que je pense que ça m’aurait fait chier un peu de faire deux heures d’avion, de payer deux nuits d’hôtel supplémentaires et de me charrier encore dans la région de Madrid pour ne voir que Toledo la fin de semaine prochaine. À la place, je vais pouvoir faire la grasse matinée samedi…
Coup de cœur.
Bazwell que c’est beau.
J’ai suivi les indications de mon guide Michelin : je me suis perdue dans les rues et ruelles. Y’a rien d’autres à faire. Super difficile de suivre un quelconque itinéraire. Bon, le guide Michelin en donne un, mais j’ai horreur de suivre des tracés faits pour les touristes, guide à la main, et regarder tout ce que les touristes regardent. Je me laisse plutôt porter par ce que je vois. Je comprends pourquoi la vieille ville est classée au patrimoine mondial de l’humanité. Mettons que c’est pas Laval…
Comme c’est dimanche, il y a passablement de choses de fermées. J’aurais voulu voir l’Alcazar, mais point de possibilité. Ça m’étonnera toujours, ça : c’est plein de touristes, mais la ville ferme les attractions touristiques majeures parce que c’est dimanche. Même affaire avec des restaurants : l’Europe est remplie de touristes tout l’été, mais certains restaurateurs prennent des vacances et ferment pendant un mois ! C’est comme rien, ils ne doivent pas avoir besoin d’argent… Connaissant (si peu) l’état des finances espagnoles, j’aurais comme ouvert des affaires, moi, si j’avais été le ouernement. Y’a sûrement quelque chose que je ne comprends pas…
Je me suis trainée dans Toledo de 10h30 à 14h30. C’était assez pour voir ce que je voulais voir, pour sentir ce que je voulais sentir, pour toucher ce que je voulais toucher. Deux jours? Le guide Michelin dit deux jours à Toledo? Pfff. Il ne faut jamais prendre le guide Michelin au pied de la lettre.
J’ai repris le train direction Madrid. J’ai récupéré mon sac à dos que j’avais laissé à la consigne de la gare de Madrid-Atocha et j’ai attendu… J’ai pris un autre train, Madrid-Valencia celui-là. Troizeurédmi. J’ai couru à la gare de Valencia pour acheter mon tiquette pour le Cercanias et j’ai fait un autre cinquante minutes de train entre Valencia et Xeraco. Je peux-tu vous dire que, j’ai beau aimer ça me promener en train, là, j’avais un peu mon voyage. Mais comme j’ai aimé mon excursion hors Comunidad Valenciana, ben ça allait. J’étais aussi super contente d’avoir décidé de visiter Toledo en ce dimanche. Parce que je pense que ça m’aurait fait chier un peu de faire deux heures d’avion, de payer deux nuits d’hôtel supplémentaires et de me charrier encore dans la région de Madrid pour ne voir que Toledo la fin de semaine prochaine. À la place, je vais pouvoir faire la grasse matinée samedi…
Bilan madridien
Je
vais être claire dès le départ : la chaleur empêche de visiter. C’est
difficile de trainer quelque carcasse que ce soit quand il fait 40
degrés. On a beau marcher plus lentement (c’est inévitable), boire
beaucoup d’eau sans pisser, raser les murs qui sont un peu à l’ombre,
reste que c’est épuisant. Alors, je suis rentrée à l’hôtel à tous les
après-midis pour faire la sieste. Même une visite au musée du Prado ne
m’a pas assez refroidie…J’ai vu toutes sortes d’affaires, plus intéressantes les unes que les autres. C’est ça qui arrive quand on visite une ville qu’on connaissait pas : c’est souvent impressionnant. Remarquez qu’il y a des villes laides dans le monde, j’en ai vu quelques-unes. Mais une belle, ça rend les visites encore plus émouvantes. Parce que vous me connaissez: je suis tout à fait capable d’émotions.
J’ai créché sur la plaza Santa Ana, dans un hôtel tout à fait agréable, recommandé par Guillermo, mon échangiste. En plein cœur du vieux Madrid et près de tout… Ça fait touriste et je m’assume. Je m’assume tellement que j’ai fait les deux circuits d’autobus touristiques à deux étages, sur l’étage du haut (en plein soleil… mais il était 19h, c’était déjà un peu plus supportable, il faisait 35). Presque deux heures à me faire raconter Madrid par une voix espagnole avec un accent français. Tordant. J’ai donc vu les «deux» Madrid. Le vieux et le neuf. Le neuf est aussi impressionnant : on a moins tendance à aller voir des édifices récents parce que ça n’a pas d’histoire, mais ça peut être super beau, un édifice récent. Y’en a un, d’ailleurs, qui est penché (un peu comme la tour du stade à Mourial). Vraiment super fluide. Des lignes très harmonieuses. C’est quand même dans ce temps-là que je me sens madridaise : j’aime autant le neuf que le vieux, pour différentes raisons.
Je me suis promenée en métro, en ayant l’air d’une madridoise… c’est-à-dire en ayant l’air de connaître ça. J’ai dû bien jouer mon rôle parce qu’un couple m’a demandé son chemin… en anglais. Et j’ai pu les aider! C’est pas vraiment que j’ai l’air d’une espagnole, je pense.
J’ai visité le musée du Prado, espérant y trouver un peu de climatisation. Il y en avait, mais pas tant que ça. J’ai vu la vraie peinture que je montre aux étudiants quand je fais le roman Au bonheur des ogres de Pennac : Saturne dévorant un de ses enfants, de Francisco de Goya., J’aurais bien aimé être une vraie madrideuse et habiter le Palacio Real : c’est comme rien, le Roi, y pourrait bien me faire une place, il y a 1800 chambres dans son palais qui ne sont pas utilisées…
Ah oui : un moment étrange… Je vous le rappelle, il faisait à peu près 40. Et j’ai croisé une femme voilée de noir de la tête aux pieds. Y’a vraiment des choses qui m’échappent en ce bas monde.
lundi 12 juillet 2010
Je suis un joueur de foute
Oh là là...
Comment dire?
Soda.
Citron.
Viande.
Bazwell.
Boute de viarge.
Ah pis non: "Ah ben câââlisse!!!"

À Madrid, ces derniers jours, à peu près toutes les statues étaient habillées du drapeau de l'Espagne. Ça donnait un drôle de genre à Neptune, au milieu de la place Canovas del Castillo. Même affaire avec Cybèle, au milieu de sa place.
En ce dimanche fatidique, tout le monde portait un chandail rouge de l'Espagne ou de l'équipe nationale. Je me suis moi-même laissée prendre au jeu: j'ai aussi porté un chandail rouge, même s'il n'y avait rien dessus. Je me sentais espagnole dans l'âme. Hollandais? Quesséça?
J'étais dans le train, à l'approche de Valencia, quand la partie a commencé. Et comme j'ai dû courir pour faire ma connexion pour prendre mon Cercanias pour Xeraco, je ne me suis pas trop préoccupée du score. Mais vous dire qu'il n'y avait personne dans le train, Renfe (la compagnie de trains espagnole) voyageait sûrement à perte en ce dimanche soir...
À Xeraco, je prends mon char, direction Oliva. Mais j'ai pas la radio dans le char. De toute façon, j'aurais mis ça à quel poste?
Je sors de l'autoroute et au poste de péage, je me suis surpris à demander le pointage au pôôôvre gars obligé de travailler en ce soir de foute dans la cabine de péage. Évidemment, c'était zérozéro. Je me suis surprise à soupirer de soulagement, mais aussi d'inquiétude: le premier qui score va gagner, que je me suis dit. C'est pas une game de basquette, ça. Ça va pas finir 98-72. On s'enlignait pour le 1-0.
J'arrive à la maison. J'ai même pas défait ma valise et j'ai ouvert la télé. Ben oui. Je voulais tellement que l'Espagne gagne!!! Je les aimais, mes Rojas, même si je les connais pas pantoute. Pis là, question de me mettre sur les nerres, ils s'en vont en prolongation. J'ai décidé de défaire ma valise de Madrid parce que j'étais trop énarvée. Ben voyons donc, c'est une game de l'Espagne contre la Hollande... C'est pas le Canadien contre les Nordiques... L'ambiance du pays depuis mercredi passé, depuis que l'équipe est en finale, c'est quelque chose de féérique. Les gens ne parlaient que de ça. Ça ouvrait tous les bulletins de nouvelles, c'était dans tous les journaux... Untel est allé pisser. L'autre a mangé du poulet. Son ancienne femme s'est fait teindre les cheveux. Son grand-père a des troubles de prostate. Son chien, mort il y a 4 ans, s'est déjà cassé une dent en grugeant un nosse.
Et là...
Gooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooolllllllllllllllll !!!!!!
(Ça, c'est le cri du descripteur du match à Telecinco. On est à des années lumières de René Lecavalier et de son scientifique "et c'est le but". Ici, même les descripteurs crient leur joie à la télé... On parle d'émotions, ici.)
Je me suis ramassée sur mon balcon pour écouter Oliva crier à pleins poumons. J'étais vraiment contente.
Bon, j'ai pas trop compris pourquoi, en prolongation, quand une équipe compte, on continue à jouer pendant je-ne-sais-pas-trop combien de minutes, mais un moment donné, l'arbitre a décidé que c'était assez (j'imagine qu'il y a une règle...). Pis là, fiesta!!!!
Dans mon village, des feux d'artifices, des klaxons, des cris, des chants... Pis dans les villages d'à côté, même affaire. Je pouvais voir les feux d'artifices des autres villages étant donné qu'on est dans une baie de la Méditerranée. Tout le monde convergeait vers le centre de mon village pour aller fêter. J'ai presque voulu y aller, mais la chienne m'a pris. Je suis un peu claustrophobe, vous savez. Je suis donc restée sur mon balcon a écouter la foule en liesse et à regarder distraitement la télé alors qu'on remettait les médailles et le trophée. Fait dur, d'ailleurs, le trophée. Une tite affaire de rien... Rien à voir avec la grosse coupe Stanley que tous les joueurs embrassent. Non, on parle d'un ti-trophée d'à peu près un pied de haut... Les images de la télé parvenait de tous les coins de l'Espagne, notamment de Madrid où, quelques heures avant, on sentait la fébrilité. Le Neptune et la Cybèle (qui sont à 500 mètres de distance, séparés par un immense boulevard à 6 voies) étaient envahis de monde. Partout, partout. Comme j'avais ces places-là fraichement dans ma tête, je pouvais voir l'étendue du monde... Féérique, je vous dis.
Les klaxons se sont poursuivis jusque tard dans la nuit et la fête aussi, je suppose. Ça me faisait penser en 1993, quand le Canadien a gagné sa coupe Stanley. J'étais revenue de France pour quelques jours et c'est pendant ce temps-là que le Canadien avait décidé de gagner la coupe. J'avais la voiture de mon père ce soir-là et j'étais allée souper avec Michel, un ancien beau-frère. Pis en sortant de chez lui, on entendait des klaxons à la grandeur de la ville de Montréal. Je n'avais pas pu résister à appuyer sur le criard moi aussi, participant à la liesse populaire.
En ce soir espagnol, si j'avais été en voiture, j'aurais klaxonné moi aussi.
Comment dire?
Soda.
Citron.
Viande.
Bazwell.
Boute de viarge.
Ah pis non: "Ah ben câââlisse!!!"

À Madrid, ces derniers jours, à peu près toutes les statues étaient habillées du drapeau de l'Espagne. Ça donnait un drôle de genre à Neptune, au milieu de la place Canovas del Castillo. Même affaire avec Cybèle, au milieu de sa place.
En ce dimanche fatidique, tout le monde portait un chandail rouge de l'Espagne ou de l'équipe nationale. Je me suis moi-même laissée prendre au jeu: j'ai aussi porté un chandail rouge, même s'il n'y avait rien dessus. Je me sentais espagnole dans l'âme. Hollandais? Quesséça?
J'étais dans le train, à l'approche de Valencia, quand la partie a commencé. Et comme j'ai dû courir pour faire ma connexion pour prendre mon Cercanias pour Xeraco, je ne me suis pas trop préoccupée du score. Mais vous dire qu'il n'y avait personne dans le train, Renfe (la compagnie de trains espagnole) voyageait sûrement à perte en ce dimanche soir...
À Xeraco, je prends mon char, direction Oliva. Mais j'ai pas la radio dans le char. De toute façon, j'aurais mis ça à quel poste?
Je sors de l'autoroute et au poste de péage, je me suis surpris à demander le pointage au pôôôvre gars obligé de travailler en ce soir de foute dans la cabine de péage. Évidemment, c'était zérozéro. Je me suis surprise à soupirer de soulagement, mais aussi d'inquiétude: le premier qui score va gagner, que je me suis dit. C'est pas une game de basquette, ça. Ça va pas finir 98-72. On s'enlignait pour le 1-0.
J'arrive à la maison. J'ai même pas défait ma valise et j'ai ouvert la télé. Ben oui. Je voulais tellement que l'Espagne gagne!!! Je les aimais, mes Rojas, même si je les connais pas pantoute. Pis là, question de me mettre sur les nerres, ils s'en vont en prolongation. J'ai décidé de défaire ma valise de Madrid parce que j'étais trop énarvée. Ben voyons donc, c'est une game de l'Espagne contre la Hollande... C'est pas le Canadien contre les Nordiques... L'ambiance du pays depuis mercredi passé, depuis que l'équipe est en finale, c'est quelque chose de féérique. Les gens ne parlaient que de ça. Ça ouvrait tous les bulletins de nouvelles, c'était dans tous les journaux... Untel est allé pisser. L'autre a mangé du poulet. Son ancienne femme s'est fait teindre les cheveux. Son grand-père a des troubles de prostate. Son chien, mort il y a 4 ans, s'est déjà cassé une dent en grugeant un nosse.
Et là...
Gooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooolllllllllllllllll !!!!!!
(Ça, c'est le cri du descripteur du match à Telecinco. On est à des années lumières de René Lecavalier et de son scientifique "et c'est le but". Ici, même les descripteurs crient leur joie à la télé... On parle d'émotions, ici.)
Je me suis ramassée sur mon balcon pour écouter Oliva crier à pleins poumons. J'étais vraiment contente.
Bon, j'ai pas trop compris pourquoi, en prolongation, quand une équipe compte, on continue à jouer pendant je-ne-sais-pas-trop combien de minutes, mais un moment donné, l'arbitre a décidé que c'était assez (j'imagine qu'il y a une règle...). Pis là, fiesta!!!!
Dans mon village, des feux d'artifices, des klaxons, des cris, des chants... Pis dans les villages d'à côté, même affaire. Je pouvais voir les feux d'artifices des autres villages étant donné qu'on est dans une baie de la Méditerranée. Tout le monde convergeait vers le centre de mon village pour aller fêter. J'ai presque voulu y aller, mais la chienne m'a pris. Je suis un peu claustrophobe, vous savez. Je suis donc restée sur mon balcon a écouter la foule en liesse et à regarder distraitement la télé alors qu'on remettait les médailles et le trophée. Fait dur, d'ailleurs, le trophée. Une tite affaire de rien... Rien à voir avec la grosse coupe Stanley que tous les joueurs embrassent. Non, on parle d'un ti-trophée d'à peu près un pied de haut... Les images de la télé parvenait de tous les coins de l'Espagne, notamment de Madrid où, quelques heures avant, on sentait la fébrilité. Le Neptune et la Cybèle (qui sont à 500 mètres de distance, séparés par un immense boulevard à 6 voies) étaient envahis de monde. Partout, partout. Comme j'avais ces places-là fraichement dans ma tête, je pouvais voir l'étendue du monde... Féérique, je vous dis.
Les klaxons se sont poursuivis jusque tard dans la nuit et la fête aussi, je suppose. Ça me faisait penser en 1993, quand le Canadien a gagné sa coupe Stanley. J'étais revenue de France pour quelques jours et c'est pendant ce temps-là que le Canadien avait décidé de gagner la coupe. J'avais la voiture de mon père ce soir-là et j'étais allée souper avec Michel, un ancien beau-frère. Pis en sortant de chez lui, on entendait des klaxons à la grandeur de la ville de Montréal. Je n'avais pas pu résister à appuyer sur le criard moi aussi, participant à la liesse populaire.
En ce soir espagnol, si j'avais été en voiture, j'aurais klaxonné moi aussi.
dimanche 11 juillet 2010
Changer d'idée
J’ai quand même eu l’air d’une fille qui savait pas trop se décider…
Vendredi 9, 11h30, sur la calle Mayor
Ça serait gnaiseux de revenir ici la semaine prochaine alors que je suis là. Autant en profiter. Mais je quitte Madrid dimanche matin, avant la messe…
Vendredi 9, 20h30, ma chambre d'hôtel
Je tente de réserver des billets d'avion sur Spanair par Internet pour faire Alicante-Madrid. Là, pour des raisons qui m'échappent totalement, y'a rien qui marche. Tiens, je vais aller voir le site de Iberia, l'autre compagnie espagnole. Je réussis à réserver un vol aller vendredi soir et un retour dimanche matin. Mais je ne reçois rien sur mon courriel pour confirmer. Étrange.
Vendredi 9, 22h, sur la plaza Santa Ana
Tiens, au lieu de revenir ici pour la fin de semaine prochaine, je me suis dit que je pouvais repousser mon départ de Madrid pour Valencia en début de soirée, en ce dimanche. Comme ça, je pourrais aller passer la journée à Toledo. Ouan, c’est ça que je vas faire. Je vais aller à la gare demain.
Samedi 10, 10h, aéroport de Madrid-Barajas
Ne recevant toujours rien sur mon courriel, je décide d'aller à la source: directement chez Iberia à l'aéroport. J'ai fait une jolie promenade de métro climatisé. Parce que, comme à Montréal, le métro est climatisé et l'aéroport, à 13 km, est accessible en métro... Là-bas, je n'existe pas sur les listes de Iberia. Tant mieux. Ça ne me tentait plus d'exister. Autant allonger cette fin de semaine-ci...
Samedi 10, 14h, Gare de Madrid-Atocha.
J’ai donc décidé de changer mon billet de retour de dimanche matin, 9h, Madrid-Valencia pour dimanche soir, 19h Achat dudit billet. Parce que, verrat de bâtard, j’ai oublié mon billet dans ma chambre d’hôtel, je ne peux donc pas l’échanger… (je pourrai toujours me le faire rembourser…)
Achat aussi des billets Madrid-Toledo. Départ à 10h20 et retour à 18h.
Samedi 10, 15h18, quelque part dans Madrid.
Un flash. J’ai un autre train à prendre, moi, en arrivant à Valencia. J’ai comme oublié que la ride Madrid-Valencia dure 3h30 et que mon nouveau train va m’amener à Valencia à 22h30 pis que mon dernier train Cercania pour Xeraco (à 20 minutes de chez nous, où j’ai parqué mon char) part de Valencia à 22h41. Misère. J’arriverai jamais à faire la connexion (j’ai pas mon tiquette de Cercania – ça s’achète pas d’avance ça, vous en parlerez à Richard – et je sais pas c’est sur quel quai et j’ai juste remarqué que la gare de Valencia est assez grande même si elle risque d’être déserte pour cause de match de foute dimanche soir).. Pis ça me tente pas de payer un taxi pendant une heure si je l’ai effectivement manquée. Verrat de bâtard, je vais devoir retourner à la gare pour changer mon retour de Toledo et mon retour Madrid-Valencia pour faire ça une heure plus de bonne heure. Je vais quand même faire ça demain matin, avant de partir pour Toledo.
Dimanche 11, 9h03, gare de Madrid-Atocha
Pour la 3e fois, je change mon billet de retour Madrid-Valencia. Départ à 17h (et donc, arrivée à Valencia à 20h30 – j’aurai pas plus le temps de faire la connexion, mais au moins, il y a un autre Cercania à 21h30) au lieu de 19h. J’ai pu l’échanger contre celui que j’avais acheté hier. Pis l’autre ? Vous vous inquiétez de celui que j’avais déjà (et oublié dans ma chambre) ? Ben quin… Comme le train en question était déjà parti (depuis 3 minutes…. les trois minutes que j’ai attendues parce qu’y’avait un vieux monsieur qui comprenait rien devant moi), ben j’ai pas pu me faire rembourser ! J’ai considéré ça comme un don au système ferroviaire de l’Espagne.
J’ai aussi changé mon billet de retour de Toledo… parce que partant plus tôt pour Valencia, fallait impérativement que je revienne plus tôt de Toledo…
Eh misère.
Et dire que je ne suis même pas à la veille de quelque chose…
vendredi 9 juillet 2010
Considérations culinaires
Ça fait presque une semaine que je suis là et je suis, comme qu'on
dirait, retombée dans mes vieilles savates. Pour certaines choses, je
suis faite pour vivre en Neurope.
À la maison, je me suis gavée de langoustines, d'avocats, de gaspacho (achetée au mégasin, mais ben bonne pareil), de yogourt grec, de jambon iberico (c'est le meilleur... y savent faire, du moins le jambon, les Zespagnols). Je sais, je pourrais manger tout ça à Mourial, mais c'est bien meilleur quand c'est ailleurs, non?
Là, ça fait deux jours que je suis à Madrid (je suis encore là demain, samedi - je quitte dimanche matin, avant la messe). Je dois me rabattre sur le restaurant, puisque c'est la vie d'hôtel, ça. Déjeuner on ne peut plus ordinaire. Mais je m'en fous, je ne déjeune à peu près pas chez moi: vous le savez, je ne suis tellement pas une fille du matin (que Effe se le tienne pour dit...). Ici, il y a du jus d'oranges frais, frais, frais. Avec des oranges de Valence, tiens. On ne peut pas plus local.
Ce midi, je suis entrée dans un resto qui ferait pââââmer mon Chitalien d'envie. Ça s'appelait "El museo del jamòn" (s'cusez, chus pas capable de mettre un accent aigu sur le o).
Traduction:
le musée du jambon. Dans ce resto, toutes les sortes de jambons, crus,
fumés, incendiés, taponnés, aimés... accrochés au plafond, sur les
murs... (vous voyez ben?) On peut manger là, debout au comptoir
(génial!) ou dans la salle à manger. On peut aussi se faire trancher du
jambon et le manger en marchant, sur le trottoir... Genre de resto où
le Chitalien viendrait fou comme un diabétique qui rentre dans un
magasin de bonbons, comme un alcoolique à la SAQ, comme un voleur dans
une banque... J'avoue avoir passé proche de la crise d'apoplexie
moi-même. Alors, je vais sûrement y retourner demain avant de quitter
la capitale espagnole.
Pour souper, c'est tout aussi exotique (en autant qu'on puisse être exotique en Nespagne). Disons que ça commence par un tinto de verano: un verre de vin rouge mélangé avec quelque chose de différent selon le bar: jus de fruit, sèvènoppe, peut-être une épice ou deux... Mais ce n'est pas trop fort. Après deux, je marche encore ben drette et, pour reprendre l'expression consacrée, "je prendrais mon char". Hier, j'ai mangé de la viande. Cuite sur une plaque en fonte hyper chaude drette là, sur ma table (fêsait pas chaud, d'abord, pour avoir c't'affaire-là qui chauffait sur ma table, ben non...). Viande marinée tranchée en tites tranches genre magret de canard. Avec des patatas bravas qui ne valaient toujours pas les ceuzes mangées à Barcelone avec Richard et dont nous gardons un souvenir impérissable. Ce soir, crevettes à l'ail (noyées, les pôôvres) et calamares fritos. J'en ai pris quelques-uns à la santé de Marie-Ève. Parce que j'ai des amis un peu étranges Y'a ben des amis qui m'ont dit: "Tu prendras un verre à ma santé, là-bas", tâche dont je m'acquitte fort bien. Pis là, Marie-Ève me dit: "Tu mangeras quelques calamars à ma santé." Quoi??? Tu veux que je mange des calamars à ta santé??? OK d'abord... Alors, Marie-Ève, considère que c'est fait. J'espère que ta santé va bien...
Mais y'a une chose à laquelle je ne m'habitue pas, en Nespagne: l'heure du souper. Rien ne commence avant 20h. Ça va. Mais régulièrement, les gens commencent à manger à 21h, 22h, voire 23h. Je sais pas comment ils font. Je pense qu'ils ont un estomac en stainless. Parce que moi, je ne suis pas capable. Une fois de temps en temps, ça va. Mais tous les soirs??? En tous cas, hier soir, j'étais dans ma chambre autour de minuit, laquelle chambre donne sur la (magnifique) plaza Santa Ana, et j'entendais les fourchettes se faire aller dans les assiettes. Manger à cette heure-là, c'est les brûlements d'estomac qui me guettent.
À la maison, je me suis gavée de langoustines, d'avocats, de gaspacho (achetée au mégasin, mais ben bonne pareil), de yogourt grec, de jambon iberico (c'est le meilleur... y savent faire, du moins le jambon, les Zespagnols). Je sais, je pourrais manger tout ça à Mourial, mais c'est bien meilleur quand c'est ailleurs, non?
Là, ça fait deux jours que je suis à Madrid (je suis encore là demain, samedi - je quitte dimanche matin, avant la messe). Je dois me rabattre sur le restaurant, puisque c'est la vie d'hôtel, ça. Déjeuner on ne peut plus ordinaire. Mais je m'en fous, je ne déjeune à peu près pas chez moi: vous le savez, je ne suis tellement pas une fille du matin (que Effe se le tienne pour dit...). Ici, il y a du jus d'oranges frais, frais, frais. Avec des oranges de Valence, tiens. On ne peut pas plus local.
Ce midi, je suis entrée dans un resto qui ferait pââââmer mon Chitalien d'envie. Ça s'appelait "El museo del jamòn" (s'cusez, chus pas capable de mettre un accent aigu sur le o).
Pour souper, c'est tout aussi exotique (en autant qu'on puisse être exotique en Nespagne). Disons que ça commence par un tinto de verano: un verre de vin rouge mélangé avec quelque chose de différent selon le bar: jus de fruit, sèvènoppe, peut-être une épice ou deux... Mais ce n'est pas trop fort. Après deux, je marche encore ben drette et, pour reprendre l'expression consacrée, "je prendrais mon char". Hier, j'ai mangé de la viande. Cuite sur une plaque en fonte hyper chaude drette là, sur ma table (fêsait pas chaud, d'abord, pour avoir c't'affaire-là qui chauffait sur ma table, ben non...). Viande marinée tranchée en tites tranches genre magret de canard. Avec des patatas bravas qui ne valaient toujours pas les ceuzes mangées à Barcelone avec Richard et dont nous gardons un souvenir impérissable. Ce soir, crevettes à l'ail (noyées, les pôôvres) et calamares fritos. J'en ai pris quelques-uns à la santé de Marie-Ève. Parce que j'ai des amis un peu étranges Y'a ben des amis qui m'ont dit: "Tu prendras un verre à ma santé, là-bas", tâche dont je m'acquitte fort bien. Pis là, Marie-Ève me dit: "Tu mangeras quelques calamars à ma santé." Quoi??? Tu veux que je mange des calamars à ta santé??? OK d'abord... Alors, Marie-Ève, considère que c'est fait. J'espère que ta santé va bien...
Mais y'a une chose à laquelle je ne m'habitue pas, en Nespagne: l'heure du souper. Rien ne commence avant 20h. Ça va. Mais régulièrement, les gens commencent à manger à 21h, 22h, voire 23h. Je sais pas comment ils font. Je pense qu'ils ont un estomac en stainless. Parce que moi, je ne suis pas capable. Une fois de temps en temps, ça va. Mais tous les soirs??? En tous cas, hier soir, j'étais dans ma chambre autour de minuit, laquelle chambre donne sur la (magnifique) plaza Santa Ana, et j'entendais les fourchettes se faire aller dans les assiettes. Manger à cette heure-là, c'est les brûlements d'estomac qui me guettent.
jeudi 8 juillet 2010
Dans la capitale
Deux rides de train aujourd'hui: un petit Cercanias, entre Xeraco et
Valencia, et un gros Alanis, entre Valencia et Madrid. C'est quand même
3h30 entre les deux villes, en attendant le train de alta velocidad
qui devrait arriver quelque part avant la fin de l'année. Vous dire
l'état des travaux en avant de la gare de Madrid-Atocha... Mmmm... pas
sûre que ça va être prêt pour Nouwel, ça. Ça dépend juste si le premier
ministre fait une commission d'enquête sur l'état de la construction...
(ah non, ça, c'est au Québec...)
Mes premières heures à Madrid m'enchantent. Je sais pas si c'est beau le jour, mais le soir, c'est se-pe-len-di-de. Malgré la chaleur. Parce que fait chaud en viande. Mais je suis toujours ben pas pour me plaindre la chaleur. Si je voulais pas avoir chaud, j'aurais dû aller en Irlande. Mais je savais qu'il faisait chaud en Nespagne, l'été. J'ai une certaine expérience, mettons. C'est juste que tant que chaleur, c'est un peu ésotérique. Ça a l'air que vous l'avez roffe, vous autres aussi?
Demain, vendredi, première journée de touriste. Autour d'Oliva, je ne suis pas une touriste: j'arpente ma région d'adoption. Alors qu'à Madrid, je suis une touriste. Je m'assume.
Mes premières heures à Madrid m'enchantent. Je sais pas si c'est beau le jour, mais le soir, c'est se-pe-len-di-de. Malgré la chaleur. Parce que fait chaud en viande. Mais je suis toujours ben pas pour me plaindre la chaleur. Si je voulais pas avoir chaud, j'aurais dû aller en Irlande. Mais je savais qu'il faisait chaud en Nespagne, l'été. J'ai une certaine expérience, mettons. C'est juste que tant que chaleur, c'est un peu ésotérique. Ça a l'air que vous l'avez roffe, vous autres aussi?
Demain, vendredi, première journée de touriste. Autour d'Oliva, je ne suis pas une touriste: j'arpente ma région d'adoption. Alors qu'à Madrid, je suis une touriste. Je m'assume.
mercredi 7 juillet 2010
Y'a comme un bozze
Je suppose que vous le savez: l'Espagne vient de gagner son match de
demi-finale au mondial de foute. Vous dire comment ça fête, ici, c'est
hallucinant. Y'a des feux d'artifices qui partent d'un peu partout, les
gens sont dehors (il fait encore à peu près 30 pis y'est presque 23h),
ça crie, ça klaxonne, ça joue du vuvuzuela ou n'importe quoi qui s'y
apparente... Et dire que j'habite presque à la périphérie de la
ville... (c'est juste qu'il y a une série de bars pas très loin).
C'est génial.
Je ne suis visiblement pas une Espagnole, mais je suis super contente pour le pays. Le marasme économique est tellement présent que s'ils peuvent se trouver quelque chose pour fêter, ben fêtez mes amis, fêtez. C'est fou comme le sport peut être rassembleur... On a vu ça, ce printemps, sur la rue Sainte-Catherine...
Pis là, à la télé, il y a "La noche en 24 horas", une émission qui ressemble un peu à "24 heures en 60 minutes" à Radio-Canne. J'ai toujours trouvé le journaliste animateur d'une jolie beauté, mais là, le sourire fendu jusqu'aux zoreilles, il est absolument craquant. En réalité, Vicente Vallès (ledit journaliste) est tellement quioute quand il sourit, je le mangerais tout rond. Pis l'autre journaliste avec lui, Lluis Guilera, est tout à fait mangeable lui aussi, mais dans un tout autre registre. Pis là, le sourire étampé dans leur face, miam... Vous le savez, moi, un homme qui sourit, je peux faire des bassesses pour ça...
Je ne suis visiblement pas une Espagnole, mais je suis super contente pour le pays. Le marasme économique est tellement présent que s'ils peuvent se trouver quelque chose pour fêter, ben fêtez mes amis, fêtez. C'est fou comme le sport peut être rassembleur... On a vu ça, ce printemps, sur la rue Sainte-Catherine...
Pis là, à la télé, il y a "La noche en 24 horas", une émission qui ressemble un peu à "24 heures en 60 minutes" à Radio-Canne. J'ai toujours trouvé le journaliste animateur d'une jolie beauté, mais là, le sourire fendu jusqu'aux zoreilles, il est absolument craquant. En réalité, Vicente Vallès (ledit journaliste) est tellement quioute quand il sourit, je le mangerais tout rond. Pis l'autre journaliste avec lui, Lluis Guilera, est tout à fait mangeable lui aussi, mais dans un tout autre registre. Pis là, le sourire étampé dans leur face, miam... Vous le savez, moi, un homme qui sourit, je peux faire des bassesses pour ça...
mardi 6 juillet 2010
Je suis une geek espagnole
Oh que c'est mon Chitalien qui va être fier de moi!!! J'ai trouvé le
moyen de m'acheter une clé USB qui me permet d'aller sur Internet à
partir de la maison. J'ai prépayé pour un mois d'utilisation: 39 euros.
Je trouvais que c'était pas trop cher payé pour être branché sur
l'ensemble du monde! Et oui, mes zâmis: j'ai tout fait ça en nespagnol!
Déjà qu'être une geek, c'est maitriser un langage que le monde
ordinaire, ils comprennent pas, alors imaginez-vous donc que j'ai fait
ça en nespagnol!!! Pis en plus, le magasin où j'étais dans le centre
commercial n'avait pas ce que je voulais, alors la fille m'a indiqué
comment me rendre en plein centre-ville de Gandia pour aller à leur
autre succursale. Ce que j'ai fait sans faire un pouce de trop, en
char, mesdames zé messieurs. Y'a des fois, comme ça, où je
m'impressionne.
J'ai poursuivi mon arpentage despagne aujourd'hui. Fait chaud. Z'avez pas idée. Vous pensez qu'il fait chaud, au Québec, avec vos petits 32... Pffff. Ici, c'est 38. Et au-delà de 40, dans le sud-est du pays. El horno, dirait le Chitalien.
J'ai poursuivi mon arpentage despagne aujourd'hui. Fait chaud. Z'avez pas idée. Vous pensez qu'il fait chaud, au Québec, avec vos petits 32... Pffff. Ici, c'est 38. Et au-delà de 40, dans le sud-est du pays. El horno, dirait le Chitalien.
Vache espagnole
Oui, oui: hier, j'ai fini ma première journée espagnole sur le bord de
la mer, profitant du soleil de fin de journée. À 19h, c'est un bonheur
indicible... Il ne reste plus trop de monde, les enfants sont partis se
reposer avant le souper de 22h, le soleil n'est pas écrasant... Ouais:
je me sentais un peu vache espagnole éffouairée sur la plage.
Constatation: ça prend la chaise de plage et la serviette, ce que
j'apporterai ce soir même.
Aujourd'hui, assise dans ce café Internet, j'ai regardé les résultats de nos finissants BI. Parce que les notes sortaient hier soir... et ce soir, pour eux (quoi? comme coordonnatrice, j'ai droit à 24 heures d'avance...). Et j'ai fait le suivi nécessaire. Vacances? Oui. Mais. Il y a toujours quelque chose à régler, même si c'est les vacances...
Au menu du jour: arpentage de région en char après l'arpentage de ville hier, à pied. Ah oui: il faut aussi que je m'achète une paire de gougounes.
Aujourd'hui, assise dans ce café Internet, j'ai regardé les résultats de nos finissants BI. Parce que les notes sortaient hier soir... et ce soir, pour eux (quoi? comme coordonnatrice, j'ai droit à 24 heures d'avance...). Et j'ai fait le suivi nécessaire. Vacances? Oui. Mais. Il y a toujours quelque chose à régler, même si c'est les vacances...
Au menu du jour: arpentage de région en char après l'arpentage de ville hier, à pied. Ah oui: il faut aussi que je m'achète une paire de gougounes.
lundi 5 juillet 2010
Première épicerie
Un des plus grands plaisirs de faire un échange de maison, c’est de m’installer quelque part et de me prendre pour une locale.
Alors, hier soir, malgré la fatigue, je suis partie pour faire mon premier tour de machine à la recherche de quelque chose pour souper. C’est dimanche et le dimanche, tout est fermé en Espagne… sauf quand c’est le premier dimanche des soldes !!! Alors, à Gandia (à 10 km), j’ai trouvé un immense Carrefour (une épicerie où on vend des pneus à côté du fromage et des bobettes – j’exagère à peine…) ouvert en ce dimanche soir ! Quel bonheur, moi qui étais presque prête à me rabattre sur du fastfood si je ne trouvais rien d’autres…
Alors, cette première épicerie? C’est toujours le moment que je préfère le plus (faudrait que j’en parle à ma psy…). Pourquoi? Ça me ramène à l’essentiel de la vie : manger. Y’a un certain plaisir à retrouver des odeurs ou des goûts qui nous ont marqués, je pense. Quand je suis en Europe, je suis plus « marquable », je pense. Je deviens extrêmement sensible à tout ce qui m’entoure (comme si je ne l’étais pas déjà assez…), les découvertes que je fais me marquent d’autant plus et créent des souvenirs encore plus forts. Malgré ma fatigue, j’ai arpenté toutes les allées, à la recherche de ce que j’aime en Europe ou en Espagne. Et j’ai retrouvé toutes sortes d’affaires...
- le jambon iberico (c’est mon Chitalien qui va m’en vouloir…)
- le yogourt grec (oui, je sais, on est en Nespagne)
- les navajas (cet espèce de fruit de mer beige semblable à une asperge un peu mou mais absolument délicieux… je sais, dit comme ça, ça a pas l’air…)
- les p’tits poudings au chocolat (déception appréhendée pour Richard : les pots sont maintenant en plastique, je ne pourrai donc pas te rapporter les petits pots de vitre pour que tu fasses des chandelles…)
Le bonheur, ça a couté 98 euros. Pas pire pour la première épicerie qui va me permettre de vivre plusieurs jours.
Mais premier bogue (majeur, celui-là, si ça continue) : ma carte de crédit était illisible à la caisse. Bande magnétique qui ne fonctionne pas… J’ai payé avec des euros en papier.
Alors, hier soir, malgré la fatigue, je suis partie pour faire mon premier tour de machine à la recherche de quelque chose pour souper. C’est dimanche et le dimanche, tout est fermé en Espagne… sauf quand c’est le premier dimanche des soldes !!! Alors, à Gandia (à 10 km), j’ai trouvé un immense Carrefour (une épicerie où on vend des pneus à côté du fromage et des bobettes – j’exagère à peine…) ouvert en ce dimanche soir ! Quel bonheur, moi qui étais presque prête à me rabattre sur du fastfood si je ne trouvais rien d’autres…
Alors, cette première épicerie? C’est toujours le moment que je préfère le plus (faudrait que j’en parle à ma psy…). Pourquoi? Ça me ramène à l’essentiel de la vie : manger. Y’a un certain plaisir à retrouver des odeurs ou des goûts qui nous ont marqués, je pense. Quand je suis en Europe, je suis plus « marquable », je pense. Je deviens extrêmement sensible à tout ce qui m’entoure (comme si je ne l’étais pas déjà assez…), les découvertes que je fais me marquent d’autant plus et créent des souvenirs encore plus forts. Malgré ma fatigue, j’ai arpenté toutes les allées, à la recherche de ce que j’aime en Europe ou en Espagne. Et j’ai retrouvé toutes sortes d’affaires...
- le jambon iberico (c’est mon Chitalien qui va m’en vouloir…)
- le yogourt grec (oui, je sais, on est en Nespagne)
- les navajas (cet espèce de fruit de mer beige semblable à une asperge un peu mou mais absolument délicieux… je sais, dit comme ça, ça a pas l’air…)
- les p’tits poudings au chocolat (déception appréhendée pour Richard : les pots sont maintenant en plastique, je ne pourrai donc pas te rapporter les petits pots de vitre pour que tu fasses des chandelles…)
Le bonheur, ça a couté 98 euros. Pas pire pour la première épicerie qui va me permettre de vivre plusieurs jours.
Mais premier bogue (majeur, celui-là, si ça continue) : ma carte de crédit était illisible à la caisse. Bande magnétique qui ne fonctionne pas… J’ai payé avec des euros en papier.
Premières constatations
C’est fou comme à force de voyager, on arrive à faire des constatations… (misère… que ce billet commence mal… mettez ça sur le compte de la fatigue !).
Je suis arrivée saine et sauve à l’aéroport de Valencia où m’attendaient mes échangistes, Guillermo et Juan. Sympathiques comme tout. Juan parle très bien français et Guillermo le baragouine sûrement un peu mieux que je baragouine l’espagnol. Tout va bien : nos échanges se déroulent dans la langue de Molière, pas mal plus facile pour moi après toutes ces heures sans sommeil.
L’appartement est fort chouette. Oui, oui, Richard : on voit la mer du balcon !!! Mais elle est un peu plus loin qu’à Vilassar, par exemple… À une vingtaine de minutes de marche, semble-t-il. Ou à 5 minutes en voiture !
En une quinzaine de minutes, j’ai droit à un crash course sur comment fonctionne tout… ou presque. Comme je suis débrouillarde, j’arriverai sûrement à trouver comment fonctionne le reste… J’ai une certaine expérience en Neurope, mettons.
Je serai fort bien installée. Genre 5 ½ comme à Vilassar (l’apparte échangé en 2008, dans la banlieue de Barcelone). Deux chambres, un bureau, deux salles de toilette, cuisine séparée et salon-salle à manger d’où il y a une vue sur les environs (l’apparte est au 5e étage sur 6). Recyclage en bas, sur la rue, dans des cloches séparées.
Je n’ai pas accès à Internet à l’appartement… Faut dire que c’est leur « appartement de campagne », là où ils ne viennent pas souvent. Ça s’explique. Alors, il faut que je sorte pour aller en ville pour avoir accès à Internet. J’ai aussi un stationnement en dessous de l’immeuble, mais c’est tellement étroit que même Guillermo n’y met pas son char. Parce que char local, j’ai. Local ? Bof. J’ai une Skoda, c’est pour dire comment c’est local…
Et là, en ce premier soir à Oliva, en me couchant, j’ai eu une pensée pour Yves, l’Ex. Pour le remercier de m’avoir fait découvrir cette façon de voyager, il y a maintenant presque 10 ans.
dimanche 4 juillet 2010
Premières observations
Il est 7h30 (heure locale de Chuisse) et je suis installée dans le salon VIP de Swiss, à l'aéroport de Zurich.
Et comme il se doit, voici les premières constatations d'usage...
Avec tout ça, y'est rendu huiteures. J'ai encore quasiment quatreures à attendre avant mon vol pour Valencia... Je vais continuer la lecture de mon roman Harlequin, je vais aller manger une bouchée (gratisse - je suis dans le salon VIP, je vous le rappelle) et je vais essayer de fermer un oeil ou deux, question de prendre un peu de repos avant l'arrivée en terre espagnole.
Au moins, l'Espagne a gagné son match au foot...
Et comme il se doit, voici les premières constatations d'usage...
- Jocelyne Blouin: ça a brassé un peu au-dessus du Québec, la faute au courant jet ça a l'air. Me semble qu'y'a juste elle que j'ai entendu parler du courant jet.
- Je suis faite pour être riche (quand je dis ça, je me demande toujours si y'en a qui sont faits pour être pauvres... entouca...). J'ai voyagé en bizness entre Montréal et Zurich. On n'attend pas pour enregistrer les bagages, on a un ti-salon à part pour attendre au lieu d'être mêlé à la plèbe, on n'attend pas avec cette même plèbe pour entrer dans l'avion, la bouffe est super bonne (oui, oui), on sort les premiers de l'avion devant tout le monde... Pfff.
- Le centre d'accueil: y'a rien à faire, je ne m'habituerai jamais aux horaires du centre d'accueil. Comme le vol partait de Montréal à 17h, ben... ils ont fermé les lumières et les rideaux dans l'avion à 20h, question qu'on dorme un peu avant l'arrivée à Zurich. Je peux-tu vous dire que 20h pour commencer la nuit, je trouve ça ben de bonne heure? Je me suis quand même fermé les yeux pendant 2-3 bonnes heures en me fredonnant mentalement toutes sortes de tounes. Je me suis peut-être même assoupie pendant quelques minutes...
- Les bas dans les sandales: pour pas avoir froid dans l'avion, j'ai mis les tibas beiges fournis au monde de la classe affaires. Mais là, je viens de me rendre compte que je les ai pas enlevés encore... D'une grande chiquesse. Il mouille ce matin, sur Zurich. Pis vous dire comment c'est humide à l'intérieur, vous pourriez pas croire ça. Je suis tout trempe pis je fais rien.
- Le tiroir des langues secondes. Maudit tiroir. Vous dire que c'est mêlé, là-dedans, ça se peut pas. Sur Swiss, tout se passe pas mal en anglais. Normal, vous me direz: les langues officielles du pays sont le français, l'allemand et l'italien... autant tout faire en anglais! Alors, j'ai parlé en anglais durant tout le vol avec les wétrisses de l'air. Pis là, je débarque à Zurich (en territoire germanophone) avec la ferme intention de parler anglais... Ben quin. Dans un ti-mégasin de cossins, la femme au comptoir me dit "guten morgen", ce à quoi je réponds "guten morgen". Ça commence bien. Pis là, j'achète un cossin et elle me demande je-sais-pu-quoi en allemand (que j'ai compris) et je lui réponds "si". Ben oui, cibole, en nespagnol. Faque la fille a continué à me parler en nespagnol... Pis j'y parlais en nespagnol... Nous sommes à Zurich, dois-je vous le rappeler.
- Chocolat. J'ai vu du chocolat chuisse en forme de canif chuisse. Enveloppé dans du papier alu rouge avec la croix blanche. Absolument charmant. Pis faite pour les tourisses.
Avec tout ça, y'est rendu huiteures. J'ai encore quasiment quatreures à attendre avant mon vol pour Valencia... Je vais continuer la lecture de mon roman Harlequin, je vais aller manger une bouchée (gratisse - je suis dans le salon VIP, je vous le rappelle) et je vais essayer de fermer un oeil ou deux, question de prendre un peu de repos avant l'arrivée en terre espagnole.
Au moins, l'Espagne a gagné son match au foot...
vendredi 2 juillet 2010
Un mognon!
Maintenant, je n'ai besoin que d'un mognon pour compter les dodos!!!
Au menu du jour: valise (remarquez le singulier), ménage, lavage de linge à emporter ou non, tassage d'affaires pour faire de la place aux Zespagnols qui arriveront bientôt et au moins 800 cossins à faire dans cette dernière journée montréalaise. Et régler aussi les surprises... (comme les attributions des charges de cours à l'université qui ne correspondent pas à ce qui se fait d'habitude ou comme le médecin qui devrait parler à ma pharmacie mais dont le bureau est exceptionnellement fermé aujourd'hui...).
Au menu du jour: valise (remarquez le singulier), ménage, lavage de linge à emporter ou non, tassage d'affaires pour faire de la place aux Zespagnols qui arriveront bientôt et au moins 800 cossins à faire dans cette dernière journée montréalaise. Et régler aussi les surprises... (comme les attributions des charges de cours à l'université qui ne correspondent pas à ce qui se fait d'habitude ou comme le médecin qui devrait parler à ma pharmacie mais dont le bureau est exceptionnellement fermé aujourd'hui...).
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