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mardi 10 août 2010

Ils ont survécu!


Les voici!
Après 60 heures enfermés dans ma valise, mes souyers de nouveau à l'air libre!!!

Ben oui... Je suis rentrée à Mourial en ce lundi soir, comme prévu. Et au risque de faire de la pepeine à des amis qui auraient voulu l'exclusivité, mon retour a été célébré... au Sintub, comme il se doit.
Et là, en ce mardi, vous devriez me voir la cuisine... Il y a des piles de linge aux 7 coins, la laveuse ne fournit pas. Je suis allée faire une petite épicerie, question de passer la journée, épicerie qui m'a couté 102 belles piasses canayennes. J'en ai plus que pour la journée, visiblement. Je dois aussi replacer mon linge que j'avais empilé dans des sacs orange pour faire de la place aux Zespagnols. Je dois aussi replacer la bouffe que j'avais empilé sur le dessus de l'armoire pour laisser aux Zespagnols un peu de place pour mettre leurs cannes de conserve. C'est un des petits inconvénients de l'échange de maison: faut faire un peu d'espace et quand, comme moi, on n'en a pas ben ben, ben il faut en créer.

Il est trop tôt pour faire un bilan... Je vous ferai ça au cours des prochaines semaines quand il me prendra un pouiche de job ordinaire.

dimanche 8 août 2010

Adieux espagnols

Oui, m'sieudame, j'ai réussi à toute rentrer dans mes valises. Notez le pluriel ici. Je suis partie avec une valise (la grande), dans laquelle il y avait la moyenne. Là, les deux sont ben remplies de toutes sortes de cossins. J'avais pas l'impression d'avoir acheté tant que ça, mais en additionnant les cossins et les souyers, ça commence à bien remplir les valises. Première étape franchie avec succès!

La soeur de Guillermo, mon échangiste, est venue me chercher à l'heure dite cet après-midi. Hier, Guillermo l'avait appelée de Montréal pour le lui rappeler, pis elle était un peu inquiète parce qu'elle parle bien peu d'anglais... Guillermo l'avait rassurée: je parle français et espagnol, comme elle. On a donc jasé un peu dans le char, en espagnol (sa blonde parle pas français) pis elle m'a trouvée ben bonne. Ouan. J'ai réalisé que pour apprendre la langue, faut parler avec les natifs. Pas juste faire la touriste. Demander du stock au resto, ça fait pas pratiquer ben ben. Mais parler de la vie, c'est plus efficace. À Gandia, j'ai pris le train pour une dernière fois. Snif. À Valencia, j'ai pris un taxi entre la gare et mon hôtel...

Là, je suis installée au Holiday Inn Express de Bonaire, pas ben loin de l'aéroport de Valencia. Deuxième étape? Check! Pour 12 euros, j'ai droit à Internet pour 24 heures. La semaine, Internet est gratisse. Mais pas la fin de semaine. Allez comprendre. Je viens d'aller souper. La Dernière Cène a juste à se rhabiller. J'ai mangé mon dernier repas espagnol... au McDo. Je sais, c'est déprimant. C'est juste qu'il y a un immense centre commercial collé sur mon hôtel (je comprends toujours pas: il n'y a pas d'hôtel collé sur l'aéroport, mais il y en a 2 collés sur un centre commercial...) et, à 19h30, quand j'ai décidé que j'étais tannée de magasiner pour rien (j'ai pas de place dans mes valises pour rien... j'ai juste acheté un paquet de gommes à Djéwaille, mais j'ai regardé les souyers pareil...), j'ai voulu souper. Mais tout est FERMÉ! Oui, vous savez lire: fermé. Dans un centre commercial. Ils étaient en train de passer la moppe entre les tables, dans l'éventualité d'une ouverture, vers 20h30. Le McDo, dans ce temps-là, fait la job...

Je sens quand même que je me coucherai pas tard. J'ai un peu de voyagement à faire demain: Valencia-Zurich. Et je vais souper avec Jacques demain soir!!! Ça, j'ai vraiment hâte. Je vous en reparlerai.

samedi 7 août 2010

Deux étapes franchies

Oui, m'sieudame, j'ai réussi à toute rentrer dans mes valises. Notez le pluriel ici. Je suis partie avec une valise (la grande), dans laquelle il y avait la moyenne. Là, les deux sont ben remplies de toutes sortes de cossins. J'avais pas l'impression d'avoir acheté tant que ça, mais en additionnant les cossins et les souyers, ça commence à bien remplir les valises. Première étape franchie avec succès!

La soeur de Guillermo, mon échangiste, est venue me chercher à l'heure dite cet après-midi. Hier, Guillermo l'avait appelée de Montréal pour le lui rappeler, pis elle était un peu inquiète parce qu'elle parle bien peu d'anglais... Guillermo l'avait rassurée: je parle français et espagnol, comme elle. On a donc jasé un peu dans le char, en espagnol (sa blonde parle pas français) pis elle m'a trouvée ben bonne. Ouan. J'ai réalisé que pour apprendre la langue, faut parler avec les natifs. Pas juste faire la touriste. Demander du stock au resto, ça fait pas pratiquer ben ben. Mais parler de la vie, c'est plus efficace. À Gandia, j'ai pris le train pour une dernière fois. Snif. À Valencia, j'ai pris un taxi entre la gare et mon hôtel...

Là, je suis installée au Holiday Inn Express de Bonaire, pas ben loin de l'aéroport de Valencia. Deuxième étape? Check! Pour 12 euros, j'ai droit à Internet pour 24 heures. La semaine, Internet est gratisse. Mais pas la fin de semaine. Allez comprendre. Je viens d'aller souper. La Dernière Cène a juste à se rhabiller. J'ai mangé mon dernier repas espagnol... au McDo. Je sais, c'est déprimant. C'est juste qu'il y a un immense centre commercial collé sur mon hôtel (je comprends toujours pas: il n'y a pas d'hôtel collé sur l'aéroport, mais il y en a 2 collés sur un centre commercial...) et, à 19h30, quand j'ai décidé que j'étais tannée de magasiner pour rien (j'ai pas de place dans mes valises pour rien... j'ai juste acheté un paquet de gommes à Djéwaille, mais j'ai regardé les souyers pareil...), j'ai voulu souper. Mais tout est FERMÉ! Oui, vous savez lire: fermé. Dans un centre commercial. Ils étaient en train de passer la moppe entre les tables, dans l'éventualité d'une ouverture, vers 20h30. Le McDo, dans ce temps-là, fait la job...

Je sens quand même que je me coucherai pas tard. J'ai un peu de voyagement à faire demain: Valencia-Zurich. Et je vais souper avec Jacques demain soir!!! Ça, j'ai vraiment hâte. Je vous en reparlerai.

vendredi 6 août 2010

Petit jeu de casse-tête

C'est aujourd'hui que tout doit rentrer dans les valises... Souhaitez-moi bonne chance! Ça se plie tellement mal, des souliers!

jeudi 5 août 2010

Ça commence à sentir la fin

Aujourd'hui, Effe fait ses valises. Tout à l'heure, je vais l'accompagner à la gare de Valencia où elle prend le train pour Barcelone pour cause d'avion demain...
Dans 48 heures, ce sera mon tour. Il me semble qu'il reste encore tant à voir et à faire... et à pas faire...

mercredi 4 août 2010

Histoire de char

J'ai toujours baptisé mes chars en fonction de la plaque. Au Québec, ma Mazda s'appelle Nazaire parce que ma plaque, c'est NNZ... Quel autre nom vouliez-vous que je fasse avec NNZ? Ici, mon char olivien, c'est 6049 BFN. Qu'est-ce qui fite avec BFN? C'est Effe qui a failli le baptiser aujourd'hui, lors d'une excursion dans une route en lacet: Barfelona... Ça fite avec les lettres et avec ce qu'elle failli faire le long du char, côté passager.

Effe fait le trottoir. En char, à part de ça. Ouan. Elle roule sur le trottoir, les miroirs rentrés, parce que ça passe pas dans la rue...

Les piétons ont priorité absolue sur les passages zébrés. J'espère que mes Zespagnols ont pas essayé ça à Montréal...

Sur une route en lacet, on a du mal à aller à 30. Ben étrette, ben viraillant pis mauditement ben beau. Pis là, un village. On annonce, sur une pancarte à l'entrée, "50". Effe part à rire: "Faut que j'accélère pour rentrer dans le village, j'allais à 30!" Mettons que c'est un peu contraire aux habitudes...

À Boicairent, on voulait voir l'arène des taureaux avant de partir... Vous dire qu'on a viraillé, ça avait quasiment pas d'allure. Boutte de rue en sens unique pis là, tout à coup, sens qui vire de bord. Obligation de prendre la rue à gauche qui, elle, débouche sur un sens unique qui va changer de bord lui aussi, le coin d'après... Pas sûre que c'était kachère ce qu'on a fait pour sortir de là. Boicarent, que ça s'appelle. Mais ça valait tellement la peine... Tchéquez ça:

Bon, là, il y a le bazwell de fil électrique dans le milieu, mais ça donne une idée quand même...


En allant gaser, un peu plus tôt cette semaine, on a fait laver le char. Parce qu'y'avait au moins une couple de pouce de poussière dessus: sable, terre et tutti quanti. Avant d'entrer dans le tunnel automatique, y'a une fille qui lave les vitres avec un espèce de grand manche à balai. Pis en sortant du lave-auto, y'a un vieux monsieur qui passe le chamois dans les vitres pis qui met de l'armorall sur les pneus. Chus sûre que l'auto de Guillermo a jamais vécu ça...

Pis la meilleure, c'est toujours ben celle-là...

mardi 3 août 2010

Portes ouvertes au château

Vieux château en ruines sur colline surplombant ville cherche visiteurs. Fermé le lundi, mais gratisse le mardi après-midi.
Route en lacet pour y accéder, toiture à peu près inexistante, eau pas tellement courante, marches et escaliers solides mais en pierres croches, très éclairé, fenestration déficiente (trous faits dans la pierre), chaleur suffocante, mais vue imprenable sur la ville. Possibilité de copropriété pour cause de deux châteaux en ruines côte à côte.
Faut voir.

lundi 2 août 2010

Journée épuisante à Valencia

Journée de touriste à Valencia. Mais vraiment touriste. Pis, on dira ce qu'on voudra, c'est épuisant la vie de touriste.

D'abord, il faut prendre des forces à une terrasse: jus d'oranges de Valence et un peu de nourriture dès l'arrivée...

Ensuite, marcher - pas trop vite - jusqu'à la Plaza de la Reina où commence le tour d'autobus à touristes à deux étages (l'autobus, pas les touristes). La ligne bleue pour débuter. Quatre-vingt-dix minutes pendant lesquelles on va vers le port. Magnifique. Je suis tombée amoureuse de la cité des sciences et de l'oceanografic. Juste de l'extérieur. Maginez si j'allais voir en dedans?!... Mais faut pas trop en faire parce que c'est épuisant.

Après, retour Plaza de la Reina pour un verre à une terrasse: comme il fait 35 (mais 31 à l'ombre), on opte pour la sloche... Faut se ménager si on veut finir la journée.

Ainsi donc, on poursuit avec la ligne rouge du tour d'autobus. Un autre 90 minutes à se faire brasser en plein soleil à regarder le vieux stock de Valencia. Mais c'est tellement beau... Du vrai beau vieux stock. On a beau essayer de prendre des photos, c'est jamais vraiment fidèle à la réalité. Tant pis pour vous autres. Vous pouvez quand même jeter un coup d'oeil aux photos si ça vous tente... Je me suis forcée pour les mettre là...

Par la suite, nous avons erré, un peu au hasard, mais pas tant que ça. On a fini par aboutir au El Corte Inglès... Pis on a acheté des bonbons. Pis on a acheté des cossins. Pis on a acheté... Pis il a fallu trainer nos achats. C'est épuisant, ça.

Finalement, nous avons repris le train en direction de Xeraco, là où on a parqué le char ce matin. Il était encore là. On est rentrées à mizon. On a soupé pis on s'est couchées. Ouan. C'est ça, une journée de touriste: on s'épuise à voir des affaires. C'est dur. Vraiment dur.

dimanche 1 août 2010

Un jardin dans le costume de bain

Mine de rien, on est rendues à notre 5e plage testée. (Effe insiste pour dire que le tout a été fait sous la supervision de Vilchez, Sanchez, Vicario, Gutierez, Grand, Thornton).
Voici, en ordre chronologique:

1. Cambrils
Note: 9/10
Commentaires: Même en plein jour, la plage était accessible, parce qu'un peu en retrait de la ville. Ça ne courait pas partout, pas de jouet gonflable (pensez ce que vous voulez...), pas de discothèque ambulante, pas d'algues, sable de bonne qualité, parking gratisse à proximité. C'est une oasis de bonheur après avoir vécu l'ambiance "Wildwood" du village.

2. Peñíscola
Note: 9,5/10
Commentaires: la vue sur toute la ville fortifiée est magnifique quand on trempe dans l'eau. Il faut marcher un demi mille (au moins) pour avoir le dessours du sein mouillé, il y a des churros à proximité, parking pas cher juste à côté (mais il faut vraiment pas oublier de mettre de l'argent dans le parcomètre parce que le néanmoins sympathique gardien veille), mer un peu trop calme en fin de journée.

Si t'es trop épaisse pour voir qu'il y a une toilette à 30 mètres pour te changer, tu fais ça entre deux portes de char et une haie, tu te scratches le cul (par contre, tu fournis de l'entertainment gratisse à toute la rue) et tu te fais demander à tout bout de champ si tu vas partir bientôt parce que ta place de parking est ardemment convoitée pendant que t'es morte de rire parce que t'essayes, en t'sours de ta serviette, de dérouler le rebord de ta bobette pognée en tapon et que t'essayes de te remonter ça sur un corps pas vraiment chesse... Toute ça en nespagnol. Voire en catalan.

3. Dénia
Note: jugement en suspens
Commentaires: l'eau nous a semblé fraiche et la plage mal fréquentée. Mais comme on avait décidé d'aller se faire tremper à 21h15 et qu'on a choisi de se foutre drette à côté d'un groupe de jeunes Français (alors que tout le reste de la plage était libre), on ne peut pas vraiment porter de jugement éclairé sur l'ensemble de l'oeuvre. Par ailleurs, la plage est facilement accessible et le parking gratisse.
La vue semblait belle sur la grosse roche à côté, mais comme il faisait noir, ben on fait juste supposer.

4. Oliva
Note: 8/10 (par Effe) et 9/10 (par Julie)
Commentaires: les vagues sont agréables mais l'accueil serait à revoir: Effe a rencontré, dès son arrivée, une morue morte flottant sur le dos. Point extrêmement positif et signe que c'est un bon spot, quelque soit l'heure, même en fin de journée, il y a du sable qui n'a pas encore été piétiné. À proximité: yacht club, buvette de qualité et stationnement gratisse, même si c'est à un plus d'un pied du trottoir. Sans compter Marcel, qui tient la boutique nautique au Yacht Club. N'eut été de la morue, la plage d'Oliva aurait marqué d'autres points.

5. Alicante
Note: 5/10
Commentaires: Vagues agréables, eau chaude (mais on sait pas si c'est à cause de la pisse potentielle ou parce que c'est un peu plus au sud). Très gros moins pour le nombre d'humains au pouce carré: enfants braillards, adolescents criards, hommes au costume de bain d'une autre époque, femmes au costume de bain quasi inexistant. Et à 19h, tout de même... Alors imaginez ce que ça peut être à 14h. Et quantité phénoménale d'herbes de toutes sortes dans l'eau, accompagnées de sac de plastiques, bouttes de corde et autres objets flottants non identifiés. Autre point négatif: le parking à 21 euros par jour après un tour de ville en autobus touristique aux commentaires anémiques. Point positif: l'envie de sacrer son camp assez vite et de passer par Benidorm pour voir le Manhattan de la Méditerranée et de se dire qu'on y a échappé...

vendredi 30 juillet 2010

Des pompiers!

Effe est sur le balcon et me crie: "Il se passe de quoi, la police a barré la rue en bas.." On voit du monde qui regarde en hauteur, mais de notre balcon, on ne voit rien...
- On devrait aller voir!
- Ben quin. Pogne le recyclage, on va aller domper ça dans les binnes. Au moins, on n'aura pas l'air trop touristes...
C'est juste qu'on est descendues avec nos kodaques...

En bas, non seulement la police barre la rue, mais il y a les bomberos. Miam. Et deux bomberos dans une échelle qui monte jusqu'au 6e. C'est là qu'on a vu qu'un bon morceau de la façade s'était détaché et avait visiblement sacré son camp sur le trottoir, pas mal de mètres plus bas.

Aucune idée si y'a des blessés. Mais c'est comme pour la chaleur... faut se méfier. On sait jamais: il ne fait peut-être pas si bon boire un verre sur une terrasse en Nespagne.

Conséquences de la chaleur

La chaleur crée des conséquences inattendues... Oui, on sue. Oui, on marche lentement. Oui, on essaie de rester à l'air climatisé entre 14 et 16 heures. Oui, on se crème de 60 et autres chiffres indiquant (ou non) la réussite scolaire. Oui, on boit de l'eau et d'autres liquides.

Et...

Comme toutes les femmes (les hommes en ont envie, je suis sûre, mais leur orgueil les en empêche...), nous avons un éventail. Vous pensez que c'est quétaine? Détrompez-vous. L'éventail est l'objet le plus utile en Nespagne. Toutes les femmes s'éventent, en se prenant pour Carmen.

Mais...

Hier matin, mine de rien, Effe me dit, au moment de prendre le tiquette qui nous donne le droit d'entrer sur l'autoroute dans la machine: "Ben voyons donc, chus pas capable de tirer sur le tiquette... J'ai comme une douleur dans le pouce qui m'empêche de prendre le tiquette..."
Je rigole: "Ben voyons donc, tu l'as pris hier le tiquette dans la machine, t'es encore capable aujourd'hui..."
- Ben non, j'ai comme une douleur dans le pouce...
- T'as-tu couché dessus? (comme si on pouvait se coucher sur le pouce...)
- Ben je pense pas...
Ça reste de même.
Plus tard dans l'après-midi, évidemment, il fait une de ces chaleurs... c'est pas parce qu'on mégazine les suyers qu'il fait pas chaud... Faque là, Effe prend l'éventail et elle a pas fait deux coups pour se donner de l'air qu'elle crie quasiment: "Ayoye! C'est la même douleur! Je me suis fait une tendinite à force de m'éventer."

Comme quoi, la chaleur, ça peut causer du mal dans le pouce.

Faut toujours se méfier de la chaleur.

jeudi 29 juillet 2010

Résultats!

On revient de notre virée à Elche...


... et voici l'entrée de notre apparte. Je pense que la virée chez Salvadorartesano a été concluante, non?




Je vous rappelle qu'on est deux, ici...

Chus toute énarvée!!

Là, en ce jeudi midi, on part pour aller visiter Elche. La ville est reconnue (dans le guide Michelin, oui, oui) pour être la plus grande manufacture de souliers de Lespagne!!!!!!!!!

Je suis au bord de la crise d'apoplexie.

mercredi 28 juillet 2010

Grosse vie sale

Deux jours à Barcelone.

C’est chiant à dire, mais je connaissais déjà pas mal l’endroit. Mais quel plaisir de revoir… Ah!... Barcelone!!!
Le plus drôle, c’est que la première activité a été d’aller prendre un verre avec Banane, une amie montréalaise, et son chum, euzautres aussi en visite dans la capitale catalane. C’est quand même pas pire quand on pense qu’on a un peu de misère à se voir à Montréal…

En vrac, vu ou revu à Barcelone :
  • Parc Güell: un ben beau parc où Gaudi, l’enfant chéri de la ville, a dessiné toutes sortes d’affaires.
  • Le toit de la Perdrera: y’a quelqu’un, un jour, qui m’a dit que les bouches d’aération ressemblaient à des bonhommes… Ben voyons donc!!! Ça ressemble à autre chose!!! Vous verrez par vous-mêmes! Ça prend même pas un peu d’imagination… J’adorrrrrre me promener sur ce toit-là. Là, on a abouti là en toute fin de journée, ça allait fermer. Alors, y’avait pas trop de Chinois pour prendre des photos.
  • Les déjeuners sur l’avenida Paral.lel : on avait loué un petit appartement tout près de l’avenida Paral.lel, à trois stations de métro de la Plaza Cataluña. Au coin de la rue, il y avait un genre de resto où on pouvait aller déjeuner, diner, souper et boire un verre en fin de journée. Alors, les deux matins, je suis allée déjeuner là. Avec un jus d’oranges (même si on n’était pas à Valencia…), un café con leche et une toast con tomate. En Andalousie, quand on commande pan con tomate, c’est un pain crouté toasté qui arrive, avec des tomates broyées (avec un peu d’ail et de l’huile d’olive). On a juste à étendre ça sur la toast… Alors que là, j’ai eu droit à une tranche de pain toasté (genre pain de campagne, au moins, pas une tranche de Weston) et la tomate à côté. Même pas en tranches. Faque j’ai fait ça quioute : une bouchée de toast, une bouchée de tomate, une bouchée de toast, une bouchée de tomate...
  • Les souliers… non, je n’en ai pas acheté, bande de mécréants. Du moins, pas à Barcelone!
  • Une visite sur le Montjuic. Pour y aller, d’abord un tour de funiculaire. Ça, pas de problème. C’est après que ça se corse: faut prendre un téléphérique. Vous connaissez mon amour des hauteurs?... Mais ça valait la peine.
  • Retour dans le Barcelone-en-bas: autre tour de téléphérique entre le Montjuic et le Port Vell, complètement en bas. Je me suis trouvé un truc pour pas mourir de peur: j’ai filmé presque toute la ride… Pis même à travers le titécran de la caméra, j’ai trouvé ça beau pareil.

Ensuite, je le disais: deux jours pour revenir de Barcelone à Oliva.

C'est toujours un peu difficile de sortir d'une grande ville quand on ne sait pas trop où on va et qu'on n'a pas de carte routière... On a fini par en trouver une, Portugal compris. Faque le détail, fallait pas trop le chercher. Ce qu'il y a de plus maudit, c'est que j'ai une carte très détaillée de la Catalogne... chez nous, à Mourial. Vestige d'un voyage précédent. Mais j'ai comme pas allumé qu'il fallait que je l'apporte...

Lundi, on a visité le monastère (fermé!) de Santa Creus. De l'extérieur, en tout cas, c'était joli... En viraillant sur les routes catalanes, on s'est ramassées au monastère de Poblet, pas fermé en ce lundi. Ça aussi, c'était joli. On a fait la visite guidée en nespagnol. J'ai quasiment toute compris... et comme j'avais l'air de comprendre, y'a un Français qui voulait toute savoir et qui, visiblement, ne comprenait pas lespagnol, qui me demandait de lui traduire par la suite... Non mais. Surtout que je retenais pas grand-chose de ce que la madame disait parce que c'est le fonne de se le faire dire, pas de le retenir. Alors, il était comme un peu insulté que je n'aie pas retenu les noms des 8 rois despagne qui sont enterrés dans la crypte... Aye, Chose, t'avais jusse à apprendre lespagnol avant de visiter lespagne si tu voulais toute saouère. Je suis généralement gentille quand on est gentil avec moi... mais c’était quand même pas moi, la guide touristique.

On a fini la journée à Cambrils, dans un hôtel trouvé au hasard dans la ville, sur le bord de la mer. Autour, y’avait à peu près 800 autres hôtels et les 800 000 touristes qui allaient avec. Ça ressemblait à Wildwood… ou ces autres lieux touristiques où, en bordure de la plage, on vend tous les cossins nécessaires à la vie de plageur : ballon, serviettes, coquillages souvenirs et autres bébelles.

Mardi… on a commencé notre ride par… aller se jeter dans la mer! Ben quoi? On était à côté… (non, non : on a pris le char et on est allé plus loin, là où c’était plus tranquille!) On a passé un bout boutte de la fin de la journée à visiter Peniscola, là où la vieille ville est sur un promontoire, avec un château au bout. C’était absolument splendide! J’aime ça, moi, le vieux stock… J’ai aussi initié Effe aux churros, cette espèce de pâte frite qu’on mange en trempant ça dans du chocolat (noir, évidemment – ils connaissent pas ça, ici, le chocolat au lait!).
Et après, on s’est sacrées dans la mer une deuxième fois… Et c’est ce qu’on se disait en se laissant flotter : «Ouan… grosse vie sale…»

mardi 27 juillet 2010

Un todo incluido

Effe et moi avons quitté Barcelone, direction Oliva. J'ai fait les 450 kilomètres en 5 heures, samedi matin. Là, ça va nous prendre deux jours...
Et on a couché dans un todo incluido un peu cheap, à Cambrils, au sud de Barcelone. Tellement déprimant.

samedi 24 juillet 2010

Chus vraiment pas due

Il y a deux ans, j'avais voulu voir le spectacle de son et lumière sur les fontaines de Montjuic, à Barcelone. Pour des raisons qui m'avaient échappé à l'époque, ça ne jouait que les vendredi, samedi et dimanche. J'avais attendu à la fin de mon séjour et je n'avais plus de "fin de semaine"...

Alors là, en cet été 2010, je voulais joindre l'utile à l'agréable: je suis venue à Barcelone pour chercher mon amie Effe qui vient d'arriver et, du même coup, je voulais voir le spectacle des fontaines... Bon, okay, c'est d'un quétaine assumé, mais je m'assume. Ben, bazwell. Pour des raisons inconnues au bataillon, pas de spectacle ce soir: une espèce de répétition plate d'un spectacle de quelque chose à venir... Faque ça nous a juste permis de voir quelles étaient les techniques de vente des monsieurs-qui-vendent-toutes-sortes-de-cossins-qui-s'illuminent-dans-le -ciel-et-destinés-aux-enfants-que-les-pauvres-parents-en-désespoir-de-cause-finissent-par-acheter. Tout ça, assises sur des chaises de fonte coulées dans le ciment et en sirotant un coke diète.

Life is a highway

Je m'en vais de ce pas (de cette roue serait plus approprié) à Barcelone, en ce samedi matin. Je m'en vais rejoindre Effe, qui est arrivée de jeudi matin. J'ai à peu près 450 kilomètres d'autoroutes à avaler ce matin. Je sais pas trop combien ça va me couter... les autoroutes n'étant point gratisses en Nespagne.

jeudi 22 juillet 2010

Restant de golfe du Mexique

La voiture échangée est une Skoda Fabia grise, d'un certain âge. Mettons sûrement pas loin d'une dizaine d'années. Comme les deux autres autos espagnoles ces deux dernières années, remarquez. À croire que les Zespagnols gardent leur char longtemps. Faut dire qu'y'on pas beaucoup de neige et de sloche pour les maganer. Mon char, donc, une Skoda Fabia, fonctionne au diesel. Pis hier, pour la première fois, j'ai fait le plein. Le litre de diésel ici se vend 1,08 euros. Pas si extravagant... Alors, ça m'a couté 35 euros, pour 32 litres... avec lesquels 32 litres, j'avais parcouru 644 kilomètres. Mettons que ça m'a impressionnée...

Comme toutes les voitures espagnoles, elle est passablement abimée. Râpée sur le côté du passager, la radio a été arrachée, le pneu de secours a l'air d'un raisin sec... mais elle va super bien! Conclusions:
1- Les Zespagnols conduisent mal (mais ils sont moins pires que les Portugais);
2- Certaines rues sont ben étrettes;
3- Les espaces de parking sont pour le moins, comment dire, exigus?
4- Les voisins de char qui parquent à côté font pas ben ben attention aux autres chars.

Remarquez que je m'en viens ben bonne dans le domaine des miracles pour parquer l'auto à Dénia, là où est mon école. Voyez plutôt...


Vous voyez ici mon char, parqué sur le bord de la rue. En avant, un char rouge et en arrière, un char bleu.
Ben tchéquez ça astheure...Ça, c'était l'espace disponible en avant...

Ça, c'était l'espace disponible en arrière...

Pas pire, hein? Et non, bande de mauvaises langues, ça m'a pas pris 30 minutes pour rentrer là, et les deux autos étaient déjà là quand j'ai commencé à manoeuvrer le volant. Non, non: juste deux coups: un par en arrière, un par en avant, un autre par en arrière, un dernier par en avant. Pfff.

mardi 20 juillet 2010

Théorie de la relativité

J'ai appris, hier, que la fille d'une amie-collègue avait un cancer foudroyant. À 18 ans. Que dire à une mère qui voit sa fille dépérir ainsi? Mes pensées vont donc à SAB et à toute sa famille.

Et ça ne fait que confirmer ce que j'ai toujours dit, et ce que je dis encore plus depuis quatre ans et demi: carpe diem. Savoir apprécier les bons moments, où qu'ils soient, quels qu'ils soient. Voir le positif (on est quand même pas obligé d'être Jean-Marc Chaput). Aimer ses amis. Le leur dire (même si c'est pas toujours évident). Apprécier son travail (même s'il y a des jours où on enverrait tout promener). Apprécier ses collègues (même si on en pousserait quelques-uns à la retraite anticipée). Suivre des cours d'espagnol, de flamenco ou de cuisine (même si ça a l'air futile). Rire à chaque jour. Faire des beaux yeux à des étrangers (même si on passe pour cinglé). Sourire à un chien. S'émouvoir d'un coucher de soleil. Ne pas (trop) remettre à demain, à la semaine prochaine, à l'année prochaine... Parce qu'on ne sait jamais...
Il faut conjuguer le verbe vivre au présent. Je vis, tu vis, il vit, nous vivons, vous vivez, ils vivent. Yo vivo, tù vives, él vive, nosotros vivimos, vosotros vivis, ellos viven.

Où que vous soyez, sachez que je vous aime. Merci d'être là.

lundi 19 juillet 2010

Des Chrétiens et des Maures

Non, je ne parle pas du roman de Daniel Pennac… Je parle de la fête qui a duré tout le weekend à Oliva. Fiesta! Et dire que j’aurais manqué ça si mes plans initiaux pour Toledo avaient marché. Vive les plans B!!!

Oh que j’ai des trous dans mes connaissances historiques, les zâmis. Je pense que Rouge va devoir m’instruire un peu… Disons que je suis un peu plus histoire du XXe siècle que Moyen Âge.

Donc, en Espagne (en Andalousie surtout), on fête les Chrétiens et les Maures… qui se sont échangé l’Espagne à quelques reprises dans l’Histoire moyenâgeuse. En Andalousie, la présence maure (arabe) est beaucoup plus présente qu’ailleurs. Faut avoir vu l’Alhambra de Grenada ou la Mezquita de Cordoba pour le savoir…

Outre le fait que tout était fermé vendredi pour cause de jour férié, mais seulement à Oliva (oui, oui, ils ont des jours fériés juste pour une ville… mercredi passé, c’était à Dénia que tout était fermé…), il y a eu, vendredi soir, le défilé des Chrétiens. Deux heures bien tassées de gens costumés en Chrétiens. Remarquez que je sais pas trop à quoi ça ressemble un costume de chrétien… Rebelote samedi soir, mais pour les Maures cette fois-ci. Deux heures et demie de costumes absolument splendides. Là, le louque arabe était un peu plus évident. Dans chaque défilé, il y avait un groupe costumé, suivi d’une fanfare qui jouait de la musique appropriée. Alors, samedi soir, la musique était un peu plus arabisée, vous vous en doutez.

Les costumes étaient magnifiques, mais j’aurais pas voulu être en dessous (moi qui supporte pourtant bien le costume…), question de chaleur. Les gens s’éventaillaient à grands coups de poignet droit le long du trajet (sûrement plus qu’un bon long kilomètre), assis sur leur chaise… Une compagnie avait placé des chaises le long du parcours et les places sur la première ligne se vendaient 5 euros. Après, les autres chaises pouvaient être placées par des particuliers qui voulaient s’assurer d’une certaine place. Les autres ticlins, comme moi, on était debout derrière ce monde-là, pas mal moins organisé.

Si j’ai bien compris, les gens se ramassent en «groupes» et décident de former soit des Chrétiens, soit des Maures. D’une année à l’autre, c’est à peu près toujours les mêmes personnes qui participent aux défilés. Genre le Club Optimiste, le Cercle des Fermières, les Filles d’Isabelle, les scouts et autres clubs sportifs. Là, ils se font des costumes. Y’en avait des vraiment extraordinaires. C’est comme rien, y’ont dû gosser là-dessus toutes leurs veillées d’hiver… et ça doit leur couter une fortune. Toute la patente est commanditée, mais je ne sais pas jusqu’à quel point. Et toute la famille participe : peupa, meuman et les zenfants. Y’a un peupa qui a ouvert la marche de son groupe avec son fils de… je sais-tu, mettons 2 mois dans les bras. Comme s’il voulait lui faire vivre «son» premier défilé de Maures. Faut dire que j’étais jusse à côté de l’estrade d’honneur où y’avait le maire de la place. Après, y’a une madame qui est venue chercher l’enfant pour l’apporter à sa mère qui était dans le carrosse qui suivait. Parfois, les ouvreurs de groupe sont aussi à cheval. Et ils font des prouesses de cheval : galop sur plusieurs mètres ou petite danse de cheval. Et qui dit cheval dit aussi crotte de cheval. Ben voyons donc! Tout est pensé! Y’a un monsieur de la ville qui s’occupe d’un petit bout de rue et qui trimballe sa pelle et sa chaudière pour ramasser déjections animales pour éviter que les costumés se trainent la traine là-dedans ou que les trompettistes qui suivent glissent dessus…

Bref, magnifique. Et tout à fait étonnant.

Et comme il le fallait, un feu d'artifice, dimanche soir... à 0h30. Alors que tout le monde est couché!!!