mardi 10 août 2010

Ils ont survécu!


Les voici!
Après 60 heures enfermés dans ma valise, mes souyers de nouveau à l'air libre!!!

Ben oui... Je suis rentrée à Mourial en ce lundi soir, comme prévu. Et au risque de faire de la pepeine à des amis qui auraient voulu l'exclusivité, mon retour a été célébré... au Sintub, comme il se doit.
Et là, en ce mardi, vous devriez me voir la cuisine... Il y a des piles de linge aux 7 coins, la laveuse ne fournit pas. Je suis allée faire une petite épicerie, question de passer la journée, épicerie qui m'a couté 102 belles piasses canayennes. J'en ai plus que pour la journée, visiblement. Je dois aussi replacer mon linge que j'avais empilé dans des sacs orange pour faire de la place aux Zespagnols. Je dois aussi replacer la bouffe que j'avais empilé sur le dessus de l'armoire pour laisser aux Zespagnols un peu de place pour mettre leurs cannes de conserve. C'est un des petits inconvénients de l'échange de maison: faut faire un peu d'espace et quand, comme moi, on n'en a pas ben ben, ben il faut en créer.

Il est trop tôt pour faire un bilan... Je vous ferai ça au cours des prochaines semaines quand il me prendra un pouiche de job ordinaire.

dimanche 8 août 2010

La Suisse n'est pas l'Espagne

Toute une révélation que je vous fais là. Comme si on s'en doutait pas...

  1. Le tarif de base quand on prend le taxi en Espagne: 3,25 Euros. Et ça monte à coup de 5 cennes. En Suisse? Ça commence à 6,60 francs suisses (à peu près l'équivalent du dollar canayen) et ça monte à coup de 20 cennes. 5 minutes de taxi suisse m'ont couté 16,80 CHF.
  2. Les chiens suisses ont l'air des chiens, pas des rats ou des moppes.
  3. Les gens fument (presque) partout, tant en Suisse qu'en Nespagne. En Suisse, c'est pourtant maintenant interdit de fumer dans les lieux publics... mais pas encore en Nespagne.
  4. Le prix du restaurant en Suisse est à se péter la tête sur les murs. Ce soir, pour deux: deux entrées, deux repas, deux desserts, une bouteille de vin, une bouteille d'eau flatte... 275 CHF. En Nespagne, la même affaire aurait couté une centaine d'euros, même pas. Mais c'était super bon. Au Québec? 150 piasses canayennes.
  5. Au resto, on s'est installés à 19h. À 21h40, on est partis, train oblige. Ils commençaient à plier les nappes et à ramasser la coutellerie qui n'avait pas servi. En Nespagne, à 21h40, ils viennent à peine d'ouvrir les portes du resto pour les touristes qui arrivent pour souper, parce que les Zespagnols, euzautres, vont arriver vers 23h, si c'est pas plus tard...
  6. Les trains sont à l'heure dans les deux pays. Mais les trains suisses sont plus silencieux et plus beaux.
  7. Le chocolat suisse est sûrement meilleur que le chocolat espagnol (???). Mais ils font pas les churros, par exemple. On peut vraiment pas tout avoir...
  8. Cliché: la Suisse est plus propre que Lespagne. C'est connu que la Suisse est un modèle de propreté. Alors que Lespagne est sale. Même si la Suisse n'existait pas, Lespagne serait sale pareil. C'est comme ça.
  9. Les Suisses sont tellement ordonnés qu'ils ont des horaires pour tout. Le dimanche, c'est réservé au silence: on ne passe pas l'aspirateur le dimanche, on ne fait pas le lavage le dimanche. En fait, le dimanche, on va marcher ou on fait rien. C'est tout. De toutes façons, tout est fermé. Et à 21h, tout le monde est à peu près au pieu. Dans certains immeubles, il y a même un horaire pour l'utilisation de la salle de lavage commune: le deuxième mardi du mois, c'est l'appartement 25 qui doit faire son lavage. C'est toi? Ben arrange-toi pour être libre parce que c'est ta chance. Sinon, ça va au mois prochain... à moins que tu aies un ami dans le bloc qui peut t'échanger ses heures.
  10. Les loyers sont à un prix exorbitants. Genre 2000 CHF pour un 4 1/2. Mais les salaires sont en conséquence.
  11. J'ai zieuté les magasins de souyers à la gare de Zurich. Sont pas aussi beaux qu'en Nespagne.
  12. L'aéroport de Zurich est d'une immensité à faire peur. Celui qui chiale parce qu'il faut marcher longtemps à Dorval-PET pour sortir de l'avion et aller récupérer ses valises n'est jamais passé par Zurich. En fait, je pense que même la gare de Zurich est plus grande que Dorval-PET.
  13. Ma chambre d'hôtel est vraiment chouette. Pas tellement loin de l'aéroport, quartier agréable. Rien à voir avec le centre commercial de Valencia.
  14. Les Zurichois-Zurichiens-Zurichais parlent le suissallemand. Une espèce de dialecte allemand qui n'a pas de règles écrites. C'est juste une langue orale. Les Zespagnols parlent lespagnol. Pis ici, j'ai entendu plein despagnol, langue étrangère que je sais reconnaitre. Parce que le suissallemand, je parle pas ça. Pour dire "merci" au serveur, au resto, fallait que j'y pense parce que ça sortait dans toutes sortes de langues: merci, gracias, grazie (ça s'explique, c'était un resto italien), danke et, parfois, thank you. Mais la plupart du temps, c'était gracias qui me venait.
Il y a la télé en français à l'hôtel. Mais un espèce de film plate que j'écoute distraitement en vous écrivant. Je serais mieux d'aller me coucher. Grosse journée demain: les plaies de siège-d'avion me guettent.

On ne change pas...

... ou presque.

Ce soir, souper avec Jacques, à Zurich.
Jacques?
Oui, Jacques.

On a estimé que la dernière fois qu'on s'était vus, c'était en 1988. Ça ne nous rajeunit pas.

Jacques?

Jacques était un ami... au primaire. On a fait partie d'un groupe expérimental qui a fait son primaire en 5 ans, au lieu de 6. En 4e année, on a fait la 4e et un bout de la 5e, et en 5e, on a fait le restant de 5e et toute la 6e. On était 12 dans ce groupe-là. On se faisait appeler "les accélérés", parce qu'on accélérait le processus, justement. Pour les ceuzes qui s'inquiètent de la réussite des garçons, je veux juste dire que sur les 12, il y avait 9 filles... Et là, je parle de quelque chose qui s'est déroulé entre 1974 et 1976. Il y avait Sylvain, Linda B, Linda L, Maryse, Nathalie, Jacques, Geneviève, Céline, Isabelle, Marjolaine, Richard et Julie... On s'est à peu près tous perdus de vue après le primaire. Quelques relations ont survécu au secondaire... Y'avait quand même ma cousine dans ce groupe-là!

Il y a quelques années, j'ai eu envie de savoir ce qu'il était devenu... Je lui ai donc écrit (vous me connaissez...). Envoi de la lettre à l'adresse de ses parents. Ça a pris 2 ou 3 ans pour qu'il me donne des nouvelles, notamment à cause d'un déménagement de San Francisco à Bâle, Suisse, où il habite maintenant. Depuis, quelques nouvelles ici et là, sporadiquement. Jusqu'à temps que je lui annonce que, billet d'avion oblige, je passerais la nuit à Zurich, en ce 8 août 2010 et que, si ça adonnait, ça serait le fun qu'on se revoit...

Ben c'est ça qu'on a fait!!!

On ne change pas tant que ça.

J'ai le souvenir de nos longues conversations d'enfant, aux coins des rues Sainte-Claire et Lebrun, le sac d'école entre les jambes. Ni lui ni moi n'avions envie d'aller à la maison et on préférait refaire le monde du haut de nos 10 ans. On suivait tous les deux des cours de piano (avec la même prof!) et on parlait de musique... On parlait de nos vies d'enfants, de sujets d'enfants, de réalisations d'enfants. Des atomes crochus, que ça s'appelle.

Ce soir, mise à jour. J'ai toujours eu en mémoire l'image d'un gars sain. Vingt ans plus tard, je confirme.

Tout ce qui manquait, ce soir, c'est le sac d'école entre les jambes.

Adieux espagnols

Oui, m'sieudame, j'ai réussi à toute rentrer dans mes valises. Notez le pluriel ici. Je suis partie avec une valise (la grande), dans laquelle il y avait la moyenne. Là, les deux sont ben remplies de toutes sortes de cossins. J'avais pas l'impression d'avoir acheté tant que ça, mais en additionnant les cossins et les souyers, ça commence à bien remplir les valises. Première étape franchie avec succès!

La soeur de Guillermo, mon échangiste, est venue me chercher à l'heure dite cet après-midi. Hier, Guillermo l'avait appelée de Montréal pour le lui rappeler, pis elle était un peu inquiète parce qu'elle parle bien peu d'anglais... Guillermo l'avait rassurée: je parle français et espagnol, comme elle. On a donc jasé un peu dans le char, en espagnol (sa blonde parle pas français) pis elle m'a trouvée ben bonne. Ouan. J'ai réalisé que pour apprendre la langue, faut parler avec les natifs. Pas juste faire la touriste. Demander du stock au resto, ça fait pas pratiquer ben ben. Mais parler de la vie, c'est plus efficace. À Gandia, j'ai pris le train pour une dernière fois. Snif. À Valencia, j'ai pris un taxi entre la gare et mon hôtel...

Là, je suis installée au Holiday Inn Express de Bonaire, pas ben loin de l'aéroport de Valencia. Deuxième étape? Check! Pour 12 euros, j'ai droit à Internet pour 24 heures. La semaine, Internet est gratisse. Mais pas la fin de semaine. Allez comprendre. Je viens d'aller souper. La Dernière Cène a juste à se rhabiller. J'ai mangé mon dernier repas espagnol... au McDo. Je sais, c'est déprimant. C'est juste qu'il y a un immense centre commercial collé sur mon hôtel (je comprends toujours pas: il n'y a pas d'hôtel collé sur l'aéroport, mais il y en a 2 collés sur un centre commercial...) et, à 19h30, quand j'ai décidé que j'étais tannée de magasiner pour rien (j'ai pas de place dans mes valises pour rien... j'ai juste acheté un paquet de gommes à Djéwaille, mais j'ai regardé les souyers pareil...), j'ai voulu souper. Mais tout est FERMÉ! Oui, vous savez lire: fermé. Dans un centre commercial. Ils étaient en train de passer la moppe entre les tables, dans l'éventualité d'une ouverture, vers 20h30. Le McDo, dans ce temps-là, fait la job...

Je sens quand même que je me coucherai pas tard. J'ai un peu de voyagement à faire demain: Valencia-Zurich. Et je vais souper avec Jacques demain soir!!! Ça, j'ai vraiment hâte. Je vous en reparlerai.

samedi 7 août 2010

Deux étapes franchies

Oui, m'sieudame, j'ai réussi à toute rentrer dans mes valises. Notez le pluriel ici. Je suis partie avec une valise (la grande), dans laquelle il y avait la moyenne. Là, les deux sont ben remplies de toutes sortes de cossins. J'avais pas l'impression d'avoir acheté tant que ça, mais en additionnant les cossins et les souyers, ça commence à bien remplir les valises. Première étape franchie avec succès!

La soeur de Guillermo, mon échangiste, est venue me chercher à l'heure dite cet après-midi. Hier, Guillermo l'avait appelée de Montréal pour le lui rappeler, pis elle était un peu inquiète parce qu'elle parle bien peu d'anglais... Guillermo l'avait rassurée: je parle français et espagnol, comme elle. On a donc jasé un peu dans le char, en espagnol (sa blonde parle pas français) pis elle m'a trouvée ben bonne. Ouan. J'ai réalisé que pour apprendre la langue, faut parler avec les natifs. Pas juste faire la touriste. Demander du stock au resto, ça fait pas pratiquer ben ben. Mais parler de la vie, c'est plus efficace. À Gandia, j'ai pris le train pour une dernière fois. Snif. À Valencia, j'ai pris un taxi entre la gare et mon hôtel...

Là, je suis installée au Holiday Inn Express de Bonaire, pas ben loin de l'aéroport de Valencia. Deuxième étape? Check! Pour 12 euros, j'ai droit à Internet pour 24 heures. La semaine, Internet est gratisse. Mais pas la fin de semaine. Allez comprendre. Je viens d'aller souper. La Dernière Cène a juste à se rhabiller. J'ai mangé mon dernier repas espagnol... au McDo. Je sais, c'est déprimant. C'est juste qu'il y a un immense centre commercial collé sur mon hôtel (je comprends toujours pas: il n'y a pas d'hôtel collé sur l'aéroport, mais il y en a 2 collés sur un centre commercial...) et, à 19h30, quand j'ai décidé que j'étais tannée de magasiner pour rien (j'ai pas de place dans mes valises pour rien... j'ai juste acheté un paquet de gommes à Djéwaille, mais j'ai regardé les souyers pareil...), j'ai voulu souper. Mais tout est FERMÉ! Oui, vous savez lire: fermé. Dans un centre commercial. Ils étaient en train de passer la moppe entre les tables, dans l'éventualité d'une ouverture, vers 20h30. Le McDo, dans ce temps-là, fait la job...

Je sens quand même que je me coucherai pas tard. J'ai un peu de voyagement à faire demain: Valencia-Zurich. Et je vais souper avec Jacques demain soir!!! Ça, j'ai vraiment hâte. Je vous en reparlerai.

vendredi 6 août 2010

Petit jeu de casse-tête

C'est aujourd'hui que tout doit rentrer dans les valises... Souhaitez-moi bonne chance! Ça se plie tellement mal, des souliers!

jeudi 5 août 2010

Ça commence à sentir la fin

Aujourd'hui, Effe fait ses valises. Tout à l'heure, je vais l'accompagner à la gare de Valencia où elle prend le train pour Barcelone pour cause d'avion demain...
Dans 48 heures, ce sera mon tour. Il me semble qu'il reste encore tant à voir et à faire... et à pas faire...

mercredi 4 août 2010

Histoire de char

J'ai toujours baptisé mes chars en fonction de la plaque. Au Québec, ma Mazda s'appelle Nazaire parce que ma plaque, c'est NNZ... Quel autre nom vouliez-vous que je fasse avec NNZ? Ici, mon char olivien, c'est 6049 BFN. Qu'est-ce qui fite avec BFN? C'est Effe qui a failli le baptiser aujourd'hui, lors d'une excursion dans une route en lacet: Barfelona... Ça fite avec les lettres et avec ce qu'elle failli faire le long du char, côté passager.

Effe fait le trottoir. En char, à part de ça. Ouan. Elle roule sur le trottoir, les miroirs rentrés, parce que ça passe pas dans la rue...

Les piétons ont priorité absolue sur les passages zébrés. J'espère que mes Zespagnols ont pas essayé ça à Montréal...

Sur une route en lacet, on a du mal à aller à 30. Ben étrette, ben viraillant pis mauditement ben beau. Pis là, un village. On annonce, sur une pancarte à l'entrée, "50". Effe part à rire: "Faut que j'accélère pour rentrer dans le village, j'allais à 30!" Mettons que c'est un peu contraire aux habitudes...

À Boicairent, on voulait voir l'arène des taureaux avant de partir... Vous dire qu'on a viraillé, ça avait quasiment pas d'allure. Boutte de rue en sens unique pis là, tout à coup, sens qui vire de bord. Obligation de prendre la rue à gauche qui, elle, débouche sur un sens unique qui va changer de bord lui aussi, le coin d'après... Pas sûre que c'était kachère ce qu'on a fait pour sortir de là. Boicarent, que ça s'appelle. Mais ça valait tellement la peine... Tchéquez ça:

Bon, là, il y a le bazwell de fil électrique dans le milieu, mais ça donne une idée quand même...


En allant gaser, un peu plus tôt cette semaine, on a fait laver le char. Parce qu'y'avait au moins une couple de pouce de poussière dessus: sable, terre et tutti quanti. Avant d'entrer dans le tunnel automatique, y'a une fille qui lave les vitres avec un espèce de grand manche à balai. Pis en sortant du lave-auto, y'a un vieux monsieur qui passe le chamois dans les vitres pis qui met de l'armorall sur les pneus. Chus sûre que l'auto de Guillermo a jamais vécu ça...

Pis la meilleure, c'est toujours ben celle-là...

mardi 3 août 2010

Portes ouvertes au château

Vieux château en ruines sur colline surplombant ville cherche visiteurs. Fermé le lundi, mais gratisse le mardi après-midi.
Route en lacet pour y accéder, toiture à peu près inexistante, eau pas tellement courante, marches et escaliers solides mais en pierres croches, très éclairé, fenestration déficiente (trous faits dans la pierre), chaleur suffocante, mais vue imprenable sur la ville. Possibilité de copropriété pour cause de deux châteaux en ruines côte à côte.
Faut voir.

lundi 2 août 2010

Journée épuisante à Valencia

Journée de touriste à Valencia. Mais vraiment touriste. Pis, on dira ce qu'on voudra, c'est épuisant la vie de touriste.

D'abord, il faut prendre des forces à une terrasse: jus d'oranges de Valence et un peu de nourriture dès l'arrivée...

Ensuite, marcher - pas trop vite - jusqu'à la Plaza de la Reina où commence le tour d'autobus à touristes à deux étages (l'autobus, pas les touristes). La ligne bleue pour débuter. Quatre-vingt-dix minutes pendant lesquelles on va vers le port. Magnifique. Je suis tombée amoureuse de la cité des sciences et de l'oceanografic. Juste de l'extérieur. Maginez si j'allais voir en dedans?!... Mais faut pas trop en faire parce que c'est épuisant.

Après, retour Plaza de la Reina pour un verre à une terrasse: comme il fait 35 (mais 31 à l'ombre), on opte pour la sloche... Faut se ménager si on veut finir la journée.

Ainsi donc, on poursuit avec la ligne rouge du tour d'autobus. Un autre 90 minutes à se faire brasser en plein soleil à regarder le vieux stock de Valencia. Mais c'est tellement beau... Du vrai beau vieux stock. On a beau essayer de prendre des photos, c'est jamais vraiment fidèle à la réalité. Tant pis pour vous autres. Vous pouvez quand même jeter un coup d'oeil aux photos si ça vous tente... Je me suis forcée pour les mettre là...

Par la suite, nous avons erré, un peu au hasard, mais pas tant que ça. On a fini par aboutir au El Corte Inglès... Pis on a acheté des bonbons. Pis on a acheté des cossins. Pis on a acheté... Pis il a fallu trainer nos achats. C'est épuisant, ça.

Finalement, nous avons repris le train en direction de Xeraco, là où on a parqué le char ce matin. Il était encore là. On est rentrées à mizon. On a soupé pis on s'est couchées. Ouan. C'est ça, une journée de touriste: on s'épuise à voir des affaires. C'est dur. Vraiment dur.

dimanche 1 août 2010

Un jardin dans le costume de bain

Mine de rien, on est rendues à notre 5e plage testée. (Effe insiste pour dire que le tout a été fait sous la supervision de Vilchez, Sanchez, Vicario, Gutierez, Grand, Thornton).
Voici, en ordre chronologique:

1. Cambrils
Note: 9/10
Commentaires: Même en plein jour, la plage était accessible, parce qu'un peu en retrait de la ville. Ça ne courait pas partout, pas de jouet gonflable (pensez ce que vous voulez...), pas de discothèque ambulante, pas d'algues, sable de bonne qualité, parking gratisse à proximité. C'est une oasis de bonheur après avoir vécu l'ambiance "Wildwood" du village.

2. Peñíscola
Note: 9,5/10
Commentaires: la vue sur toute la ville fortifiée est magnifique quand on trempe dans l'eau. Il faut marcher un demi mille (au moins) pour avoir le dessours du sein mouillé, il y a des churros à proximité, parking pas cher juste à côté (mais il faut vraiment pas oublier de mettre de l'argent dans le parcomètre parce que le néanmoins sympathique gardien veille), mer un peu trop calme en fin de journée.

Si t'es trop épaisse pour voir qu'il y a une toilette à 30 mètres pour te changer, tu fais ça entre deux portes de char et une haie, tu te scratches le cul (par contre, tu fournis de l'entertainment gratisse à toute la rue) et tu te fais demander à tout bout de champ si tu vas partir bientôt parce que ta place de parking est ardemment convoitée pendant que t'es morte de rire parce que t'essayes, en t'sours de ta serviette, de dérouler le rebord de ta bobette pognée en tapon et que t'essayes de te remonter ça sur un corps pas vraiment chesse... Toute ça en nespagnol. Voire en catalan.

3. Dénia
Note: jugement en suspens
Commentaires: l'eau nous a semblé fraiche et la plage mal fréquentée. Mais comme on avait décidé d'aller se faire tremper à 21h15 et qu'on a choisi de se foutre drette à côté d'un groupe de jeunes Français (alors que tout le reste de la plage était libre), on ne peut pas vraiment porter de jugement éclairé sur l'ensemble de l'oeuvre. Par ailleurs, la plage est facilement accessible et le parking gratisse.
La vue semblait belle sur la grosse roche à côté, mais comme il faisait noir, ben on fait juste supposer.

4. Oliva
Note: 8/10 (par Effe) et 9/10 (par Julie)
Commentaires: les vagues sont agréables mais l'accueil serait à revoir: Effe a rencontré, dès son arrivée, une morue morte flottant sur le dos. Point extrêmement positif et signe que c'est un bon spot, quelque soit l'heure, même en fin de journée, il y a du sable qui n'a pas encore été piétiné. À proximité: yacht club, buvette de qualité et stationnement gratisse, même si c'est à un plus d'un pied du trottoir. Sans compter Marcel, qui tient la boutique nautique au Yacht Club. N'eut été de la morue, la plage d'Oliva aurait marqué d'autres points.

5. Alicante
Note: 5/10
Commentaires: Vagues agréables, eau chaude (mais on sait pas si c'est à cause de la pisse potentielle ou parce que c'est un peu plus au sud). Très gros moins pour le nombre d'humains au pouce carré: enfants braillards, adolescents criards, hommes au costume de bain d'une autre époque, femmes au costume de bain quasi inexistant. Et à 19h, tout de même... Alors imaginez ce que ça peut être à 14h. Et quantité phénoménale d'herbes de toutes sortes dans l'eau, accompagnées de sac de plastiques, bouttes de corde et autres objets flottants non identifiés. Autre point négatif: le parking à 21 euros par jour après un tour de ville en autobus touristique aux commentaires anémiques. Point positif: l'envie de sacrer son camp assez vite et de passer par Benidorm pour voir le Manhattan de la Méditerranée et de se dire qu'on y a échappé...

vendredi 30 juillet 2010

Des pompiers!

Effe est sur le balcon et me crie: "Il se passe de quoi, la police a barré la rue en bas.." On voit du monde qui regarde en hauteur, mais de notre balcon, on ne voit rien...
- On devrait aller voir!
- Ben quin. Pogne le recyclage, on va aller domper ça dans les binnes. Au moins, on n'aura pas l'air trop touristes...
C'est juste qu'on est descendues avec nos kodaques...

En bas, non seulement la police barre la rue, mais il y a les bomberos. Miam. Et deux bomberos dans une échelle qui monte jusqu'au 6e. C'est là qu'on a vu qu'un bon morceau de la façade s'était détaché et avait visiblement sacré son camp sur le trottoir, pas mal de mètres plus bas.

Aucune idée si y'a des blessés. Mais c'est comme pour la chaleur... faut se méfier. On sait jamais: il ne fait peut-être pas si bon boire un verre sur une terrasse en Nespagne.

Conséquences de la chaleur

La chaleur crée des conséquences inattendues... Oui, on sue. Oui, on marche lentement. Oui, on essaie de rester à l'air climatisé entre 14 et 16 heures. Oui, on se crème de 60 et autres chiffres indiquant (ou non) la réussite scolaire. Oui, on boit de l'eau et d'autres liquides.

Et...

Comme toutes les femmes (les hommes en ont envie, je suis sûre, mais leur orgueil les en empêche...), nous avons un éventail. Vous pensez que c'est quétaine? Détrompez-vous. L'éventail est l'objet le plus utile en Nespagne. Toutes les femmes s'éventent, en se prenant pour Carmen.

Mais...

Hier matin, mine de rien, Effe me dit, au moment de prendre le tiquette qui nous donne le droit d'entrer sur l'autoroute dans la machine: "Ben voyons donc, chus pas capable de tirer sur le tiquette... J'ai comme une douleur dans le pouce qui m'empêche de prendre le tiquette..."
Je rigole: "Ben voyons donc, tu l'as pris hier le tiquette dans la machine, t'es encore capable aujourd'hui..."
- Ben non, j'ai comme une douleur dans le pouce...
- T'as-tu couché dessus? (comme si on pouvait se coucher sur le pouce...)
- Ben je pense pas...
Ça reste de même.
Plus tard dans l'après-midi, évidemment, il fait une de ces chaleurs... c'est pas parce qu'on mégazine les suyers qu'il fait pas chaud... Faque là, Effe prend l'éventail et elle a pas fait deux coups pour se donner de l'air qu'elle crie quasiment: "Ayoye! C'est la même douleur! Je me suis fait une tendinite à force de m'éventer."

Comme quoi, la chaleur, ça peut causer du mal dans le pouce.

Faut toujours se méfier de la chaleur.

jeudi 29 juillet 2010

Résultats!

On revient de notre virée à Elche...


... et voici l'entrée de notre apparte. Je pense que la virée chez Salvadorartesano a été concluante, non?




Je vous rappelle qu'on est deux, ici...

Chus toute énarvée!!

Là, en ce jeudi midi, on part pour aller visiter Elche. La ville est reconnue (dans le guide Michelin, oui, oui) pour être la plus grande manufacture de souliers de Lespagne!!!!!!!!!

Je suis au bord de la crise d'apoplexie.

mercredi 28 juillet 2010

Grosse vie sale

Deux jours à Barcelone.

C’est chiant à dire, mais je connaissais déjà pas mal l’endroit. Mais quel plaisir de revoir… Ah!... Barcelone!!!
Le plus drôle, c’est que la première activité a été d’aller prendre un verre avec Banane, une amie montréalaise, et son chum, euzautres aussi en visite dans la capitale catalane. C’est quand même pas pire quand on pense qu’on a un peu de misère à se voir à Montréal…

En vrac, vu ou revu à Barcelone :
  • Parc Güell: un ben beau parc où Gaudi, l’enfant chéri de la ville, a dessiné toutes sortes d’affaires.
  • Le toit de la Perdrera: y’a quelqu’un, un jour, qui m’a dit que les bouches d’aération ressemblaient à des bonhommes… Ben voyons donc!!! Ça ressemble à autre chose!!! Vous verrez par vous-mêmes! Ça prend même pas un peu d’imagination… J’adorrrrrre me promener sur ce toit-là. Là, on a abouti là en toute fin de journée, ça allait fermer. Alors, y’avait pas trop de Chinois pour prendre des photos.
  • Les déjeuners sur l’avenida Paral.lel : on avait loué un petit appartement tout près de l’avenida Paral.lel, à trois stations de métro de la Plaza Cataluña. Au coin de la rue, il y avait un genre de resto où on pouvait aller déjeuner, diner, souper et boire un verre en fin de journée. Alors, les deux matins, je suis allée déjeuner là. Avec un jus d’oranges (même si on n’était pas à Valencia…), un café con leche et une toast con tomate. En Andalousie, quand on commande pan con tomate, c’est un pain crouté toasté qui arrive, avec des tomates broyées (avec un peu d’ail et de l’huile d’olive). On a juste à étendre ça sur la toast… Alors que là, j’ai eu droit à une tranche de pain toasté (genre pain de campagne, au moins, pas une tranche de Weston) et la tomate à côté. Même pas en tranches. Faque j’ai fait ça quioute : une bouchée de toast, une bouchée de tomate, une bouchée de toast, une bouchée de tomate...
  • Les souliers… non, je n’en ai pas acheté, bande de mécréants. Du moins, pas à Barcelone!
  • Une visite sur le Montjuic. Pour y aller, d’abord un tour de funiculaire. Ça, pas de problème. C’est après que ça se corse: faut prendre un téléphérique. Vous connaissez mon amour des hauteurs?... Mais ça valait la peine.
  • Retour dans le Barcelone-en-bas: autre tour de téléphérique entre le Montjuic et le Port Vell, complètement en bas. Je me suis trouvé un truc pour pas mourir de peur: j’ai filmé presque toute la ride… Pis même à travers le titécran de la caméra, j’ai trouvé ça beau pareil.

Ensuite, je le disais: deux jours pour revenir de Barcelone à Oliva.

C'est toujours un peu difficile de sortir d'une grande ville quand on ne sait pas trop où on va et qu'on n'a pas de carte routière... On a fini par en trouver une, Portugal compris. Faque le détail, fallait pas trop le chercher. Ce qu'il y a de plus maudit, c'est que j'ai une carte très détaillée de la Catalogne... chez nous, à Mourial. Vestige d'un voyage précédent. Mais j'ai comme pas allumé qu'il fallait que je l'apporte...

Lundi, on a visité le monastère (fermé!) de Santa Creus. De l'extérieur, en tout cas, c'était joli... En viraillant sur les routes catalanes, on s'est ramassées au monastère de Poblet, pas fermé en ce lundi. Ça aussi, c'était joli. On a fait la visite guidée en nespagnol. J'ai quasiment toute compris... et comme j'avais l'air de comprendre, y'a un Français qui voulait toute savoir et qui, visiblement, ne comprenait pas lespagnol, qui me demandait de lui traduire par la suite... Non mais. Surtout que je retenais pas grand-chose de ce que la madame disait parce que c'est le fonne de se le faire dire, pas de le retenir. Alors, il était comme un peu insulté que je n'aie pas retenu les noms des 8 rois despagne qui sont enterrés dans la crypte... Aye, Chose, t'avais jusse à apprendre lespagnol avant de visiter lespagne si tu voulais toute saouère. Je suis généralement gentille quand on est gentil avec moi... mais c’était quand même pas moi, la guide touristique.

On a fini la journée à Cambrils, dans un hôtel trouvé au hasard dans la ville, sur le bord de la mer. Autour, y’avait à peu près 800 autres hôtels et les 800 000 touristes qui allaient avec. Ça ressemblait à Wildwood… ou ces autres lieux touristiques où, en bordure de la plage, on vend tous les cossins nécessaires à la vie de plageur : ballon, serviettes, coquillages souvenirs et autres bébelles.

Mardi… on a commencé notre ride par… aller se jeter dans la mer! Ben quoi? On était à côté… (non, non : on a pris le char et on est allé plus loin, là où c’était plus tranquille!) On a passé un bout boutte de la fin de la journée à visiter Peniscola, là où la vieille ville est sur un promontoire, avec un château au bout. C’était absolument splendide! J’aime ça, moi, le vieux stock… J’ai aussi initié Effe aux churros, cette espèce de pâte frite qu’on mange en trempant ça dans du chocolat (noir, évidemment – ils connaissent pas ça, ici, le chocolat au lait!).
Et après, on s’est sacrées dans la mer une deuxième fois… Et c’est ce qu’on se disait en se laissant flotter : «Ouan… grosse vie sale…»

mardi 27 juillet 2010

Un todo incluido

Effe et moi avons quitté Barcelone, direction Oliva. J'ai fait les 450 kilomètres en 5 heures, samedi matin. Là, ça va nous prendre deux jours...
Et on a couché dans un todo incluido un peu cheap, à Cambrils, au sud de Barcelone. Tellement déprimant.

samedi 24 juillet 2010

Chus vraiment pas due

Il y a deux ans, j'avais voulu voir le spectacle de son et lumière sur les fontaines de Montjuic, à Barcelone. Pour des raisons qui m'avaient échappé à l'époque, ça ne jouait que les vendredi, samedi et dimanche. J'avais attendu à la fin de mon séjour et je n'avais plus de "fin de semaine"...

Alors là, en cet été 2010, je voulais joindre l'utile à l'agréable: je suis venue à Barcelone pour chercher mon amie Effe qui vient d'arriver et, du même coup, je voulais voir le spectacle des fontaines... Bon, okay, c'est d'un quétaine assumé, mais je m'assume. Ben, bazwell. Pour des raisons inconnues au bataillon, pas de spectacle ce soir: une espèce de répétition plate d'un spectacle de quelque chose à venir... Faque ça nous a juste permis de voir quelles étaient les techniques de vente des monsieurs-qui-vendent-toutes-sortes-de-cossins-qui-s'illuminent-dans-le -ciel-et-destinés-aux-enfants-que-les-pauvres-parents-en-désespoir-de-cause-finissent-par-acheter. Tout ça, assises sur des chaises de fonte coulées dans le ciment et en sirotant un coke diète.

Life is a highway

Je m'en vais de ce pas (de cette roue serait plus approprié) à Barcelone, en ce samedi matin. Je m'en vais rejoindre Effe, qui est arrivée de jeudi matin. J'ai à peu près 450 kilomètres d'autoroutes à avaler ce matin. Je sais pas trop combien ça va me couter... les autoroutes n'étant point gratisses en Nespagne.

vendredi 23 juillet 2010

Y'en n'aura pas de facile

Hommage à Piton Ruel.

Deuxième semaine de cours despagnol. Oulala, les zâââmis. Y’a des fois, comme ça, que je me demande ce qui m’a pris de vouloir apprendre lespagnol. C’était pas assez, de juste savoir demander ¿una cervesa por favor? Misère.

Mes amis de la deuxième semaine :
Sont restés :
  • Natasha, la Russe, 36 ans.
  • Alexandre, l’Américain, 23 ans.
  • Agnes, la Hongarienne, 20 ans.
  • Lydia, l’Anglaise, 25 ans.

Sont arrivés :
  • André, de Suisse-Allemand. 45 ans.
  • Sybelle, de Suisse-Allemande. 45 ans. Sa femme. Ou quelque chose s’y apparentant.
  • Boris, d’Allemagne. 35 ans.
  • Lieven, de Belgique-Flamand, 65 ans.

André, Sybelle et Lieven sont des anciens de l’école. Sont déjà venus l’année passée. Lieven, je comprends e-rien quand il parle. Mettons qu’il a huissent pétates chaudes dans la bouche. Ou qu’y’a oublié de mettre son dentier (chus pas allée voir…) Mettons aussi que André et Sybelle sont une coche au-dessus des autres. Ou bedon qu’ils ont fait tout le livre d’exercice avant d’arriver. Parce qu’ils ont l’air à pas avoir besoin de réfléchir pour faire les exercices. T’sais, un exercice qu’y’a une ligne au milieu de la phrase pour mettre le verbe au bon temps, mettons, pis que faut avoir lu le reste de la phrase pour pouvoir décider quel temps on va utiliser? Ben, zont pas besoin de lire le reste de la phrase pour décider, euzautres. C’est pour ça que je les suspecte de tricherie… Faut aussi dire qu’on est le niveau le plus élevé de l’école cette semaine. P’t’ête ben qu’y’avait pas assez d’élèves pour les mettre dans un cours tu-seuls.

Deuxième semaine, donc. Au menu, toutes sortes d’expressions idiomatiques (j’ai toujours trouvé ça tellement laid ce mot-là, non?). Toutes sortes de règles, de mini-règles, de nuances, de peccadilles-qu’il-faut-savoir qui régissent l’utilisation du subjonctif, de l’indicatif, de l’infinitif, de l’impératif… Toutes sortes de marqueurs de temps et d’organisation du discours qui demandent l’un ou l’autre de ces temps-là… (mais pas n’importe lesquels, vous vous en doutez bien!) Un paquet de pronoms sujets et compléments d’objet direct et indirect à placer dans le bon ordre. D’autant plus fascinant que la plupart des pronoms sujets disparaissent… Vous avez bien lu : les pronoms sujets ne se disent pas ou ne s’écrivent pas. C’est juste en lisant ou en écoutant ou en parlant ou en écrivant la terminaison du verbe qu’on sait (ou on est supposé savoir...) 1-c’est quel temps; 2-c’est quelle personne. Ben je peux-tu vous dire que y’a ben des fois où j’en ai aucune simonaque d’idée? Parce qu’y’a des verbes qui se terminent de la même façon…
Un exemple: pensar. Verbe penser. Pensamos. C’est penser, au présent, à la première personne du pluriel. Mais c’est aussi penser, au pretérito indefinido (l’équivalent du passé simple), à la première personne du pluriel itou. On fait comment pour savoir on est à quel temps, vous pensez? El contexto! Ben des fois, el contexto, c’est pas toujours clair.
Un autre exemple : hablar. Verbe parler. Hablo. C’est parler, au présent, à la première personne du singulier. Mais il y a aussi habló. Remarquez l’accent aigu sur le O. C’est parler, au pretérito indefinido (toujours le passé simple), à la troisième personne du singulier. Et nous, comme pauvres apprenants, on est sensé entendre la différence entre hablo et habló. Ben je peux-tu vous dire qu’on l’entend pas, n’en déplaise à Francisco et autres Oscar de ce monde? Même affaire avec hable et hablé (1re personne du subjonctif présent dans le 1er cas et 3e personne du pretérito indefinido dans le 2e). Et là, je vous fais grâce des tous les verbes irréguliers… Mes pauvres petits Algériens, qui sont encore là en cette deuxième semaine, ont commencé à les apprendre, mais au présent seulement. Marouane a compris en ce jeudi midi pourquoi je disais que les verbes irréguliers, c’était pas tellement facile… Et encore, il ne parle qu’au présent, lui! Ah que c’était le bon temps quand je ne parlais qu’au présent!!! Et vendredi, pour bien finir la semaine… le subjonctif imparfait!!! De même, avec des feuilles d’exercices où j’ai juste à conjuguer ça correctement, ça va. Y’a une ligne, y’a un verbe, j’ai pas besoin de comprendre la phrase pis mon verbe est relativement bien accordé ou bien conjugué. Mais quand faut comprendre la phrase pis choisir le bon temps de verbe… que de soupirs j’ai poussés. Parce que tout est tellement mêlé dans ma tête, ça se peut quasiment pas.

J’écoute un peu la télé: ça doit sûrement m’aider. Je pense que je comprends mieux aujourd’hui qu’il y a trois semaines… Quoi que le tour de France, ça demeure une ride de bécique, qu’elle soit en français ou en nespagnol… Mais mercredi, j’étais au bord du désespoir. Je pensais bien que c’en était fini pour moi, l’apprentissage de lespagnol, que j’étais rendue au bout de ce que je pouvais apprendre… J’avais pas grand-chose de bon dans les exercices qu’on faisait alors qu’André et Sybelle répondaient toujours sans lire la fin des exercices et avec les bonnes réponses, en plusse! (remarquez que s’ils avaient répondu sans lire le reste, mais avec des mauvaises réponses, j'aurais été super contente… mais c’était pas le cas!) Des fois, je me dis que les cours intensifs, ça a du bon : ça permet d’être dans le bain. Mais des fois, je pense que, rendu où j’en suis, ça donne pas le temps d’assimiler, de digérer, de prendre un peu de recul nécessaire à l’apprentissage (c’est mes cours de mon bac en enseignement sur les théories de l’apprentissage qui me font dire ça!). Pis on dirait que plus j’en rajoute, moins je me rappelle des affaires de base. Genre que j’ai oublié, cette semaine, la conjugaison du verbe decir (dire) au présent. Bon, okay, c’est un simmonac d’irrégulier à à peu près tous les temps, mais quand même… ça fait longtemps que je sais ça, le verbe décir au présent, fusse-t-il irrégulier.

Mes cours sont finis. J’ai salué tout le monde là-bas. J'ai les adresses courriels de Natasha et de Lydia, si jamais il me prenait l'envie d'aller faire un tour à Moscou ou à Londres. Londres, c'est sûrement plus dans ma palette pour l'instant que Moscou... J'ai pas vraiment participé aux activités proposées par l’école, sauf la soirée flamenco jeudi passé. Mais c’était correct. Après mes 6 heures de cours, j’en avais juste plein mon casque. Pis autant c’est le fonne de suivre des cours en vacances (ça donne une autre couleur à un séjour), autant, là, je suis comme tannée. Parce que c’est très demandant…