- Le tarif de base quand on prend le taxi en Espagne: 3,25 Euros. Et ça monte à coup de 5 cennes. En Suisse? Ça commence à 6,60 francs suisses (à peu près l'équivalent du dollar canayen) et ça monte à coup de 20 cennes. 5 minutes de taxi suisse m'ont couté 16,80 CHF.
- Les chiens suisses ont l'air des chiens, pas des rats ou des moppes.
- Les gens fument (presque) partout, tant en Suisse qu'en Nespagne. En Suisse, c'est pourtant maintenant interdit de fumer dans les lieux publics... mais pas encore en Nespagne.
- Le prix du restaurant en Suisse est à se péter la tête sur les murs. Ce soir, pour deux: deux entrées, deux repas, deux desserts, une bouteille de vin, une bouteille d'eau flatte... 275 CHF. En Nespagne, la même affaire aurait couté une centaine d'euros, même pas. Mais c'était super bon. Au Québec? 150 piasses canayennes.
- Au resto, on s'est installés à 19h. À 21h40, on est partis, train oblige. Ils commençaient à plier les nappes et à ramasser la coutellerie qui n'avait pas servi. En Nespagne, à 21h40, ils viennent à peine d'ouvrir les portes du resto pour les touristes qui arrivent pour souper, parce que les Zespagnols, euzautres, vont arriver vers 23h, si c'est pas plus tard...
- Les trains sont à l'heure dans les deux pays. Mais les trains suisses sont plus silencieux et plus beaux.
- Le chocolat suisse est sûrement meilleur que le chocolat espagnol (???). Mais ils font pas les churros, par exemple. On peut vraiment pas tout avoir...
- Cliché: la Suisse est plus propre que Lespagne. C'est connu que la Suisse est un modèle de propreté. Alors que Lespagne est sale. Même si la Suisse n'existait pas, Lespagne serait sale pareil. C'est comme ça.
- Les Suisses sont tellement ordonnés qu'ils ont des horaires pour tout. Le dimanche, c'est réservé au silence: on ne passe pas l'aspirateur le dimanche, on ne fait pas le lavage le dimanche. En fait, le dimanche, on va marcher ou on fait rien. C'est tout. De toutes façons, tout est fermé. Et à 21h, tout le monde est à peu près au pieu. Dans certains immeubles, il y a même un horaire pour l'utilisation de la salle de lavage commune: le deuxième mardi du mois, c'est l'appartement 25 qui doit faire son lavage. C'est toi? Ben arrange-toi pour être libre parce que c'est ta chance. Sinon, ça va au mois prochain... à moins que tu aies un ami dans le bloc qui peut t'échanger ses heures.
- Les loyers sont à un prix exorbitants. Genre 2000 CHF pour un 4 1/2. Mais les salaires sont en conséquence.
- J'ai zieuté les magasins de souyers à la gare de Zurich. Sont pas aussi beaux qu'en Nespagne.
- L'aéroport de Zurich est d'une immensité à faire peur. Celui qui chiale parce qu'il faut marcher longtemps à Dorval-PET pour sortir de l'avion et aller récupérer ses valises n'est jamais passé par Zurich. En fait, je pense que même la gare de Zurich est plus grande que Dorval-PET.
- Ma chambre d'hôtel est vraiment chouette. Pas tellement loin de l'aéroport, quartier agréable. Rien à voir avec le centre commercial de Valencia.
- Les Zurichois-Zurichiens-Zurichais parlent le suissallemand. Une espèce de dialecte allemand qui n'a pas de règles écrites. C'est juste une langue orale. Les Zespagnols parlent lespagnol. Pis ici, j'ai entendu plein despagnol, langue étrangère que je sais reconnaitre. Parce que le suissallemand, je parle pas ça. Pour dire "merci" au serveur, au resto, fallait que j'y pense parce que ça sortait dans toutes sortes de langues: merci, gracias, grazie (ça s'explique, c'était un resto italien), danke et, parfois, thank you. Mais la plupart du temps, c'était gracias qui me venait.
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dimanche 8 août 2010
La Suisse n'est pas l'Espagne
Toute une révélation que je vous fais là. Comme si on s'en doutait pas...
On ne change pas...
... ou presque.
Ce soir, souper avec Jacques, à Zurich.
Jacques?
Oui, Jacques.
On a estimé que la dernière fois qu'on s'était vus, c'était en 1988. Ça ne nous rajeunit pas.
Jacques?
Jacques était un ami... au primaire. On a fait partie d'un groupe expérimental qui a fait son primaire en 5 ans, au lieu de 6. En 4e année, on a fait la 4e et un bout de la 5e, et en 5e, on a fait le restant de 5e et toute la 6e. On était 12 dans ce groupe-là. On se faisait appeler "les accélérés", parce qu'on accélérait le processus, justement. Pour les ceuzes qui s'inquiètent de la réussite des garçons, je veux juste dire que sur les 12, il y avait 9 filles... Et là, je parle de quelque chose qui s'est déroulé entre 1974 et 1976. Il y avait Sylvain, Linda B, Linda L, Maryse, Nathalie, Jacques, Geneviève, Céline, Isabelle, Marjolaine, Richard et Julie... On s'est à peu près tous perdus de vue après le primaire. Quelques relations ont survécu au secondaire... Y'avait quand même ma cousine dans ce groupe-là!
Il y a quelques années, j'ai eu envie de savoir ce qu'il était devenu... Je lui ai donc écrit (vous me connaissez...). Envoi de la lettre à l'adresse de ses parents. Ça a pris 2 ou 3 ans pour qu'il me donne des nouvelles, notamment à cause d'un déménagement de San Francisco à Bâle, Suisse, où il habite maintenant. Depuis, quelques nouvelles ici et là, sporadiquement. Jusqu'à temps que je lui annonce que, billet d'avion oblige, je passerais la nuit à Zurich, en ce 8 août 2010 et que, si ça adonnait, ça serait le fun qu'on se revoit...
Ben c'est ça qu'on a fait!!!
On ne change pas tant que ça.
J'ai le souvenir de nos longues conversations d'enfant, aux coins des rues Sainte-Claire et Lebrun, le sac d'école entre les jambes. Ni lui ni moi n'avions envie d'aller à la maison et on préférait refaire le monde du haut de nos 10 ans. On suivait tous les deux des cours de piano (avec la même prof!) et on parlait de musique... On parlait de nos vies d'enfants, de sujets d'enfants, de réalisations d'enfants. Des atomes crochus, que ça s'appelle.
Ce soir, mise à jour. J'ai toujours eu en mémoire l'image d'un gars sain. Vingt ans plus tard, je confirme.
Tout ce qui manquait, ce soir, c'est le sac d'école entre les jambes.
Ce soir, souper avec Jacques, à Zurich.
Jacques?
Oui, Jacques.
On a estimé que la dernière fois qu'on s'était vus, c'était en 1988. Ça ne nous rajeunit pas.
Jacques?
Jacques était un ami... au primaire. On a fait partie d'un groupe expérimental qui a fait son primaire en 5 ans, au lieu de 6. En 4e année, on a fait la 4e et un bout de la 5e, et en 5e, on a fait le restant de 5e et toute la 6e. On était 12 dans ce groupe-là. On se faisait appeler "les accélérés", parce qu'on accélérait le processus, justement. Pour les ceuzes qui s'inquiètent de la réussite des garçons, je veux juste dire que sur les 12, il y avait 9 filles... Et là, je parle de quelque chose qui s'est déroulé entre 1974 et 1976. Il y avait Sylvain, Linda B, Linda L, Maryse, Nathalie, Jacques, Geneviève, Céline, Isabelle, Marjolaine, Richard et Julie... On s'est à peu près tous perdus de vue après le primaire. Quelques relations ont survécu au secondaire... Y'avait quand même ma cousine dans ce groupe-là!
Il y a quelques années, j'ai eu envie de savoir ce qu'il était devenu... Je lui ai donc écrit (vous me connaissez...). Envoi de la lettre à l'adresse de ses parents. Ça a pris 2 ou 3 ans pour qu'il me donne des nouvelles, notamment à cause d'un déménagement de San Francisco à Bâle, Suisse, où il habite maintenant. Depuis, quelques nouvelles ici et là, sporadiquement. Jusqu'à temps que je lui annonce que, billet d'avion oblige, je passerais la nuit à Zurich, en ce 8 août 2010 et que, si ça adonnait, ça serait le fun qu'on se revoit...
Ben c'est ça qu'on a fait!!!
On ne change pas tant que ça.
J'ai le souvenir de nos longues conversations d'enfant, aux coins des rues Sainte-Claire et Lebrun, le sac d'école entre les jambes. Ni lui ni moi n'avions envie d'aller à la maison et on préférait refaire le monde du haut de nos 10 ans. On suivait tous les deux des cours de piano (avec la même prof!) et on parlait de musique... On parlait de nos vies d'enfants, de sujets d'enfants, de réalisations d'enfants. Des atomes crochus, que ça s'appelle.
Ce soir, mise à jour. J'ai toujours eu en mémoire l'image d'un gars sain. Vingt ans plus tard, je confirme.
Tout ce qui manquait, ce soir, c'est le sac d'école entre les jambes.
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