mercredi 7 juillet 2010

Y'a comme un bozze

Je suppose que vous le savez: l'Espagne vient de gagner son match de demi-finale au mondial de foute. Vous dire comment ça fête, ici, c'est hallucinant. Y'a des feux d'artifices qui partent d'un peu partout, les gens sont dehors (il fait encore à peu près 30 pis y'est presque 23h), ça crie, ça klaxonne, ça joue du vuvuzuela ou n'importe quoi qui s'y apparente... Et dire que j'habite presque à la périphérie de la ville... (c'est juste qu'il y a une série de bars pas très loin). C'est génial.
Je ne suis visiblement pas une Espagnole, mais je suis super contente pour le pays. Le marasme économique est tellement présent que s'ils peuvent se trouver quelque chose pour fêter, ben fêtez mes amis, fêtez. C'est fou comme le sport peut être rassembleur... On a vu ça, ce printemps, sur la rue Sainte-Catherine...

Pis là, à la télé, il y a "La noche en 24 horas", une émission qui ressemble un peu à "24 heures en 60 minutes" à Radio-Canne. J'ai toujours trouvé le journaliste animateur d'une jolie beauté, mais là, le sourire fendu jusqu'aux zoreilles, il est absolument craquant. En réalité, Vicente Vallès (ledit journaliste) est tellement quioute quand il sourit, je le mangerais tout rond. Pis l'autre journaliste avec lui, Lluis Guilera, est tout à fait mangeable lui aussi, mais dans un tout autre registre. Pis là, le sourire étampé dans leur face, miam... Vous le savez, moi, un homme qui sourit, je peux faire des bassesses pour ça...

mardi 6 juillet 2010

Je suis une geek espagnole

Oh que c'est mon Chitalien qui va être fier de moi!!! J'ai trouvé le moyen de m'acheter une clé USB qui me permet d'aller sur Internet à partir de la maison. J'ai prépayé pour un mois d'utilisation: 39 euros. Je trouvais que c'était pas trop cher payé pour être branché sur l'ensemble du monde! Et oui, mes zâmis: j'ai tout fait ça en nespagnol! Déjà qu'être une geek, c'est maitriser un langage que le monde ordinaire, ils comprennent pas, alors imaginez-vous donc que j'ai fait ça en nespagnol!!! Pis en plus, le magasin où j'étais dans le centre commercial n'avait pas ce que je voulais, alors la fille m'a indiqué comment me rendre en plein centre-ville de Gandia pour aller à leur autre succursale. Ce que j'ai fait sans faire un pouce de trop, en char, mesdames zé messieurs. Y'a des fois, comme ça, où je m'impressionne.

J'ai poursuivi mon arpentage despagne aujourd'hui. Fait chaud. Z'avez pas idée. Vous pensez qu'il fait chaud, au Québec, avec vos petits 32... Pffff. Ici, c'est 38. Et au-delà de 40, dans le sud-est du pays. El horno, dirait le Chitalien.

Vache espagnole

Oui, oui: hier, j'ai fini ma première journée espagnole sur le bord de la mer, profitant du soleil de fin de journée. À 19h, c'est un bonheur indicible... Il ne reste plus trop de monde, les enfants sont partis se reposer avant le souper de 22h, le soleil n'est pas écrasant... Ouais: je me sentais un peu vache espagnole éffouairée sur la plage. Constatation: ça prend la chaise de plage et la serviette, ce que j'apporterai ce soir même.
Aujourd'hui, assise dans ce café Internet, j'ai regardé les résultats de nos finissants BI. Parce que les notes sortaient hier soir... et ce soir, pour eux (quoi? comme coordonnatrice, j'ai droit à 24 heures d'avance...). Et j'ai fait le suivi nécessaire. Vacances? Oui. Mais. Il y a toujours quelque chose à régler, même si c'est les vacances...
Au menu du jour: arpentage de région en char après l'arpentage de ville hier, à pied. Ah oui: il faut aussi que je m'achète une paire de gougounes.

lundi 5 juillet 2010

Première épicerie

Un des plus grands plaisirs de faire un échange de maison, c’est de m’installer quelque part et de me prendre pour une locale.

Alors, hier soir, malgré la fatigue, je suis partie pour faire mon premier tour de machine à la recherche de quelque chose pour souper. C’est dimanche et le dimanche, tout est fermé en Espagne… sauf quand c’est le premier dimanche des soldes !!! Alors, à Gandia (à 10 km), j’ai trouvé un immense Carrefour (une épicerie où on vend des pneus à côté du fromage et des bobettes – j’exagère à peine…) ouvert en ce dimanche soir ! Quel bonheur, moi qui étais presque prête à me rabattre sur du fastfood si je ne trouvais rien d’autres…
Alors, cette première épicerie? C’est toujours le moment que je préfère le plus (faudrait que j’en parle à ma psy…). Pourquoi? Ça me ramène à l’essentiel de la vie : manger. Y’a un certain plaisir à retrouver des odeurs ou des goûts qui nous ont marqués, je pense. Quand je suis en Europe, je suis plus « marquable », je pense. Je deviens extrêmement sensible à tout ce qui m’entoure (comme si je ne l’étais pas déjà assez…), les découvertes que je fais me marquent d’autant plus et créent des souvenirs encore plus forts. Malgré ma fatigue, j’ai arpenté toutes les allées, à la recherche de ce que j’aime en Europe ou en Espagne. Et j’ai retrouvé toutes sortes d’affaires...
- le jambon iberico (c’est mon Chitalien qui va m’en vouloir…)
- le yogourt grec (oui, je sais, on est en Nespagne)
- les navajas (cet espèce de fruit de mer beige semblable à une asperge un peu mou mais absolument délicieux… je sais, dit comme ça, ça a pas l’air…)
- les p’tits poudings au chocolat (déception appréhendée pour Richard : les pots sont maintenant en plastique, je ne pourrai donc pas te rapporter les petits pots de vitre pour que tu fasses des chandelles…)

Le bonheur, ça a couté 98 euros. Pas pire pour la première épicerie qui va me permettre de vivre plusieurs jours.

Mais premier bogue (majeur, celui-là, si ça continue) : ma carte de crédit était illisible à la caisse. Bande magnétique qui ne fonctionne pas… J’ai payé avec des euros en papier.

Premières constatations

Premières constatations…

C’est fou comme à force de voyager, on arrive à faire des constatations… (misère… que ce billet commence mal… mettez ça sur le compte de la fatigue !).

Je suis arrivée saine et sauve à l’aéroport de Valencia où m’attendaient mes échangistes, Guillermo et Juan. Sympathiques comme tout. Juan parle très bien français et Guillermo le baragouine sûrement un peu mieux que je baragouine l’espagnol. Tout va bien : nos échanges se déroulent dans la langue de Molière, pas mal plus facile pour moi après toutes ces heures sans sommeil.
L’appartement est fort chouette. Oui, oui, Richard : on voit la mer du balcon !!! Mais elle est un peu plus loin qu’à Vilassar, par exemple… À une vingtaine de minutes de marche, semble-t-il. Ou à 5 minutes en voiture !
En une quinzaine de minutes, j’ai droit à un crash course sur comment fonctionne tout… ou presque. Comme je suis débrouillarde, j’arriverai sûrement à trouver comment fonctionne le reste… J’ai une certaine expérience en Neurope, mettons.
Je serai fort bien installée. Genre 5 ½ comme à Vilassar (l’apparte échangé en 2008, dans la banlieue de Barcelone). Deux chambres, un bureau, deux salles de toilette, cuisine séparée et salon-salle à manger d’où il y a une vue sur les environs (l’apparte est au 5e étage sur 6). Recyclage en bas, sur la rue, dans des cloches séparées.
Je n’ai pas accès à Internet à l’appartement… Faut dire que c’est leur « appartement de campagne », là où ils ne viennent pas souvent. Ça s’explique. Alors, il faut que je sorte pour aller en ville pour avoir accès à Internet. J’ai aussi un stationnement en dessous de l’immeuble, mais c’est tellement étroit que même Guillermo n’y met pas son char. Parce que char local, j’ai. Local ? Bof. J’ai une Skoda, c’est pour dire comment c’est local…

Et là, en ce premier soir à Oliva, en me couchant, j’ai eu une pensée pour Yves, l’Ex. Pour le remercier de m’avoir fait découvrir cette façon de voyager, il y a maintenant presque 10 ans.

dimanche 4 juillet 2010

Premières observations

Il est 7h30 (heure locale de Chuisse) et je suis installée dans le salon VIP de Swiss, à l'aéroport de Zurich.

Et comme il se doit, voici les premières constatations d'usage...
  1. Jocelyne Blouin: ça a brassé un peu au-dessus du Québec, la faute au courant jet ça a l'air. Me semble qu'y'a juste elle que j'ai entendu parler du courant jet.
  2. Je suis faite pour être riche (quand je dis ça, je me demande toujours si y'en a qui sont faits pour être pauvres... entouca...). J'ai voyagé en bizness entre Montréal et Zurich. On n'attend pas pour enregistrer les bagages, on a un ti-salon à part pour attendre au lieu d'être mêlé à la plèbe, on n'attend pas avec cette même plèbe pour entrer dans l'avion, la bouffe est super bonne (oui, oui), on sort les premiers de l'avion devant tout le monde... Pfff.
  3. Le centre d'accueil: y'a rien à faire, je ne m'habituerai jamais aux horaires du centre d'accueil. Comme le vol partait de Montréal à 17h, ben... ils ont fermé les lumières et les rideaux dans l'avion à 20h, question qu'on dorme un peu avant l'arrivée à Zurich. Je peux-tu vous dire que 20h pour commencer la nuit, je trouve ça ben de bonne heure? Je me suis quand même fermé les yeux pendant 2-3 bonnes heures en me fredonnant mentalement toutes sortes de tounes. Je me suis peut-être même assoupie pendant quelques minutes...
  4. Les bas dans les sandales: pour pas avoir froid dans l'avion, j'ai mis les tibas beiges fournis au monde de la classe affaires. Mais là, je viens de me rendre compte que je les ai pas enlevés encore... D'une grande chiquesse. Il mouille ce matin, sur Zurich. Pis vous dire comment c'est humide à l'intérieur, vous pourriez pas croire ça. Je suis tout trempe pis je fais rien.
  5. Le tiroir des langues secondes. Maudit tiroir. Vous dire que c'est mêlé, là-dedans, ça se peut pas. Sur Swiss, tout se passe pas mal en anglais. Normal, vous me direz: les langues officielles du pays sont le français, l'allemand et l'italien... autant tout faire en anglais! Alors, j'ai parlé en anglais durant tout le vol avec les wétrisses de l'air. Pis là, je débarque à Zurich (en territoire germanophone) avec la ferme intention de parler anglais... Ben quin. Dans un ti-mégasin de cossins, la femme au comptoir me dit "guten morgen", ce à quoi je réponds "guten morgen". Ça commence bien. Pis là, j'achète un cossin et elle me demande je-sais-pu-quoi en allemand (que j'ai compris) et je lui réponds "si". Ben oui, cibole, en nespagnol. Faque la fille a continué à me parler en nespagnol... Pis j'y parlais en nespagnol... Nous sommes à Zurich, dois-je vous le rappeler.
  6. Chocolat. J'ai vu du chocolat chuisse en forme de canif chuisse. Enveloppé dans du papier alu rouge avec la croix blanche. Absolument charmant. Pis faite pour les tourisses.

Avec tout ça, y'est rendu huiteures. J'ai encore quasiment quatreures à attendre avant mon vol pour Valencia... Je vais continuer la lecture de mon roman Harlequin, je vais aller manger une bouchée (gratisse - je suis dans le salon VIP, je vous le rappelle) et je vais essayer de fermer un oeil ou deux, question de prendre un peu de repos avant l'arrivée en terre espagnole.

Au moins, l'Espagne a gagné son match au foot...

vendredi 2 juillet 2010

Un mognon!

Maintenant, je n'ai besoin que d'un mognon pour compter les dodos!!!

Au menu du jour: valise (remarquez le singulier), ménage, lavage de linge à emporter ou non, tassage d'affaires pour faire de la place aux Zespagnols qui arriveront bientôt et au moins 800 cossins à faire dans cette dernière journée montréalaise. Et régler aussi les surprises... (comme les attributions des charges de cours à l'université qui ne correspondent pas à ce qui se fait d'habitude ou comme le médecin qui devrait parler à ma pharmacie mais dont le bureau est exceptionnellement fermé aujourd'hui...).