vendredi 30 juillet 2010

Des pompiers!

Effe est sur le balcon et me crie: "Il se passe de quoi, la police a barré la rue en bas.." On voit du monde qui regarde en hauteur, mais de notre balcon, on ne voit rien...
- On devrait aller voir!
- Ben quin. Pogne le recyclage, on va aller domper ça dans les binnes. Au moins, on n'aura pas l'air trop touristes...
C'est juste qu'on est descendues avec nos kodaques...

En bas, non seulement la police barre la rue, mais il y a les bomberos. Miam. Et deux bomberos dans une échelle qui monte jusqu'au 6e. C'est là qu'on a vu qu'un bon morceau de la façade s'était détaché et avait visiblement sacré son camp sur le trottoir, pas mal de mètres plus bas.

Aucune idée si y'a des blessés. Mais c'est comme pour la chaleur... faut se méfier. On sait jamais: il ne fait peut-être pas si bon boire un verre sur une terrasse en Nespagne.

Conséquences de la chaleur

La chaleur crée des conséquences inattendues... Oui, on sue. Oui, on marche lentement. Oui, on essaie de rester à l'air climatisé entre 14 et 16 heures. Oui, on se crème de 60 et autres chiffres indiquant (ou non) la réussite scolaire. Oui, on boit de l'eau et d'autres liquides.

Et...

Comme toutes les femmes (les hommes en ont envie, je suis sûre, mais leur orgueil les en empêche...), nous avons un éventail. Vous pensez que c'est quétaine? Détrompez-vous. L'éventail est l'objet le plus utile en Nespagne. Toutes les femmes s'éventent, en se prenant pour Carmen.

Mais...

Hier matin, mine de rien, Effe me dit, au moment de prendre le tiquette qui nous donne le droit d'entrer sur l'autoroute dans la machine: "Ben voyons donc, chus pas capable de tirer sur le tiquette... J'ai comme une douleur dans le pouce qui m'empêche de prendre le tiquette..."
Je rigole: "Ben voyons donc, tu l'as pris hier le tiquette dans la machine, t'es encore capable aujourd'hui..."
- Ben non, j'ai comme une douleur dans le pouce...
- T'as-tu couché dessus? (comme si on pouvait se coucher sur le pouce...)
- Ben je pense pas...
Ça reste de même.
Plus tard dans l'après-midi, évidemment, il fait une de ces chaleurs... c'est pas parce qu'on mégazine les suyers qu'il fait pas chaud... Faque là, Effe prend l'éventail et elle a pas fait deux coups pour se donner de l'air qu'elle crie quasiment: "Ayoye! C'est la même douleur! Je me suis fait une tendinite à force de m'éventer."

Comme quoi, la chaleur, ça peut causer du mal dans le pouce.

Faut toujours se méfier de la chaleur.

jeudi 29 juillet 2010

Résultats!

On revient de notre virée à Elche...


... et voici l'entrée de notre apparte. Je pense que la virée chez Salvadorartesano a été concluante, non?




Je vous rappelle qu'on est deux, ici...

Chus toute énarvée!!

Là, en ce jeudi midi, on part pour aller visiter Elche. La ville est reconnue (dans le guide Michelin, oui, oui) pour être la plus grande manufacture de souliers de Lespagne!!!!!!!!!

Je suis au bord de la crise d'apoplexie.

mercredi 28 juillet 2010

Grosse vie sale

Deux jours à Barcelone.

C’est chiant à dire, mais je connaissais déjà pas mal l’endroit. Mais quel plaisir de revoir… Ah!... Barcelone!!!
Le plus drôle, c’est que la première activité a été d’aller prendre un verre avec Banane, une amie montréalaise, et son chum, euzautres aussi en visite dans la capitale catalane. C’est quand même pas pire quand on pense qu’on a un peu de misère à se voir à Montréal…

En vrac, vu ou revu à Barcelone :
  • Parc Güell: un ben beau parc où Gaudi, l’enfant chéri de la ville, a dessiné toutes sortes d’affaires.
  • Le toit de la Perdrera: y’a quelqu’un, un jour, qui m’a dit que les bouches d’aération ressemblaient à des bonhommes… Ben voyons donc!!! Ça ressemble à autre chose!!! Vous verrez par vous-mêmes! Ça prend même pas un peu d’imagination… J’adorrrrrre me promener sur ce toit-là. Là, on a abouti là en toute fin de journée, ça allait fermer. Alors, y’avait pas trop de Chinois pour prendre des photos.
  • Les déjeuners sur l’avenida Paral.lel : on avait loué un petit appartement tout près de l’avenida Paral.lel, à trois stations de métro de la Plaza Cataluña. Au coin de la rue, il y avait un genre de resto où on pouvait aller déjeuner, diner, souper et boire un verre en fin de journée. Alors, les deux matins, je suis allée déjeuner là. Avec un jus d’oranges (même si on n’était pas à Valencia…), un café con leche et une toast con tomate. En Andalousie, quand on commande pan con tomate, c’est un pain crouté toasté qui arrive, avec des tomates broyées (avec un peu d’ail et de l’huile d’olive). On a juste à étendre ça sur la toast… Alors que là, j’ai eu droit à une tranche de pain toasté (genre pain de campagne, au moins, pas une tranche de Weston) et la tomate à côté. Même pas en tranches. Faque j’ai fait ça quioute : une bouchée de toast, une bouchée de tomate, une bouchée de toast, une bouchée de tomate...
  • Les souliers… non, je n’en ai pas acheté, bande de mécréants. Du moins, pas à Barcelone!
  • Une visite sur le Montjuic. Pour y aller, d’abord un tour de funiculaire. Ça, pas de problème. C’est après que ça se corse: faut prendre un téléphérique. Vous connaissez mon amour des hauteurs?... Mais ça valait la peine.
  • Retour dans le Barcelone-en-bas: autre tour de téléphérique entre le Montjuic et le Port Vell, complètement en bas. Je me suis trouvé un truc pour pas mourir de peur: j’ai filmé presque toute la ride… Pis même à travers le titécran de la caméra, j’ai trouvé ça beau pareil.

Ensuite, je le disais: deux jours pour revenir de Barcelone à Oliva.

C'est toujours un peu difficile de sortir d'une grande ville quand on ne sait pas trop où on va et qu'on n'a pas de carte routière... On a fini par en trouver une, Portugal compris. Faque le détail, fallait pas trop le chercher. Ce qu'il y a de plus maudit, c'est que j'ai une carte très détaillée de la Catalogne... chez nous, à Mourial. Vestige d'un voyage précédent. Mais j'ai comme pas allumé qu'il fallait que je l'apporte...

Lundi, on a visité le monastère (fermé!) de Santa Creus. De l'extérieur, en tout cas, c'était joli... En viraillant sur les routes catalanes, on s'est ramassées au monastère de Poblet, pas fermé en ce lundi. Ça aussi, c'était joli. On a fait la visite guidée en nespagnol. J'ai quasiment toute compris... et comme j'avais l'air de comprendre, y'a un Français qui voulait toute savoir et qui, visiblement, ne comprenait pas lespagnol, qui me demandait de lui traduire par la suite... Non mais. Surtout que je retenais pas grand-chose de ce que la madame disait parce que c'est le fonne de se le faire dire, pas de le retenir. Alors, il était comme un peu insulté que je n'aie pas retenu les noms des 8 rois despagne qui sont enterrés dans la crypte... Aye, Chose, t'avais jusse à apprendre lespagnol avant de visiter lespagne si tu voulais toute saouère. Je suis généralement gentille quand on est gentil avec moi... mais c’était quand même pas moi, la guide touristique.

On a fini la journée à Cambrils, dans un hôtel trouvé au hasard dans la ville, sur le bord de la mer. Autour, y’avait à peu près 800 autres hôtels et les 800 000 touristes qui allaient avec. Ça ressemblait à Wildwood… ou ces autres lieux touristiques où, en bordure de la plage, on vend tous les cossins nécessaires à la vie de plageur : ballon, serviettes, coquillages souvenirs et autres bébelles.

Mardi… on a commencé notre ride par… aller se jeter dans la mer! Ben quoi? On était à côté… (non, non : on a pris le char et on est allé plus loin, là où c’était plus tranquille!) On a passé un bout boutte de la fin de la journée à visiter Peniscola, là où la vieille ville est sur un promontoire, avec un château au bout. C’était absolument splendide! J’aime ça, moi, le vieux stock… J’ai aussi initié Effe aux churros, cette espèce de pâte frite qu’on mange en trempant ça dans du chocolat (noir, évidemment – ils connaissent pas ça, ici, le chocolat au lait!).
Et après, on s’est sacrées dans la mer une deuxième fois… Et c’est ce qu’on se disait en se laissant flotter : «Ouan… grosse vie sale…»

mardi 27 juillet 2010

Un todo incluido

Effe et moi avons quitté Barcelone, direction Oliva. J'ai fait les 450 kilomètres en 5 heures, samedi matin. Là, ça va nous prendre deux jours...
Et on a couché dans un todo incluido un peu cheap, à Cambrils, au sud de Barcelone. Tellement déprimant.

samedi 24 juillet 2010

Chus vraiment pas due

Il y a deux ans, j'avais voulu voir le spectacle de son et lumière sur les fontaines de Montjuic, à Barcelone. Pour des raisons qui m'avaient échappé à l'époque, ça ne jouait que les vendredi, samedi et dimanche. J'avais attendu à la fin de mon séjour et je n'avais plus de "fin de semaine"...

Alors là, en cet été 2010, je voulais joindre l'utile à l'agréable: je suis venue à Barcelone pour chercher mon amie Effe qui vient d'arriver et, du même coup, je voulais voir le spectacle des fontaines... Bon, okay, c'est d'un quétaine assumé, mais je m'assume. Ben, bazwell. Pour des raisons inconnues au bataillon, pas de spectacle ce soir: une espèce de répétition plate d'un spectacle de quelque chose à venir... Faque ça nous a juste permis de voir quelles étaient les techniques de vente des monsieurs-qui-vendent-toutes-sortes-de-cossins-qui-s'illuminent-dans-le -ciel-et-destinés-aux-enfants-que-les-pauvres-parents-en-désespoir-de-cause-finissent-par-acheter. Tout ça, assises sur des chaises de fonte coulées dans le ciment et en sirotant un coke diète.