Et comme il se doit, voici les premières constatations d'usage...
- Jocelyne Blouin: ça a brassé un peu au-dessus du Québec, la faute au courant jet ça a l'air. Me semble qu'y'a juste elle que j'ai entendu parler du courant jet.
- Je suis faite pour être riche (quand je dis ça, je me demande toujours si y'en a qui sont faits pour être pauvres... entouca...). J'ai voyagé en bizness entre Montréal et Zurich. On n'attend pas pour enregistrer les bagages, on a un ti-salon à part pour attendre au lieu d'être mêlé à la plèbe, on n'attend pas avec cette même plèbe pour entrer dans l'avion, la bouffe est super bonne (oui, oui), on sort les premiers de l'avion devant tout le monde... Pfff.
- Le centre d'accueil: y'a rien à faire, je ne m'habituerai jamais aux horaires du centre d'accueil. Comme le vol partait de Montréal à 17h, ben... ils ont fermé les lumières et les rideaux dans l'avion à 20h, question qu'on dorme un peu avant l'arrivée à Zurich. Je peux-tu vous dire que 20h pour commencer la nuit, je trouve ça ben de bonne heure? Je me suis quand même fermé les yeux pendant 2-3 bonnes heures en me fredonnant mentalement toutes sortes de tounes. Je me suis peut-être même assoupie pendant quelques minutes...
- Les bas dans les sandales: pour pas avoir froid dans l'avion, j'ai mis les tibas beiges fournis au monde de la classe affaires. Mais là, je viens de me rendre compte que je les ai pas enlevés encore... D'une grande chiquesse. Il mouille ce matin, sur Zurich. Pis vous dire comment c'est humide à l'intérieur, vous pourriez pas croire ça. Je suis tout trempe pis je fais rien.
- Le tiroir des langues secondes. Maudit tiroir. Vous dire que c'est mêlé, là-dedans, ça se peut pas. Sur Swiss, tout se passe pas mal en anglais. Normal, vous me direz: les langues officielles du pays sont le français, l'allemand et l'italien... autant tout faire en anglais! Alors, j'ai parlé en anglais durant tout le vol avec les wétrisses de l'air. Pis là, je débarque à Zurich (en territoire germanophone) avec la ferme intention de parler anglais... Ben quin. Dans un ti-mégasin de cossins, la femme au comptoir me dit "guten morgen", ce à quoi je réponds "guten morgen". Ça commence bien. Pis là, j'achète un cossin et elle me demande je-sais-pu-quoi en allemand (que j'ai compris) et je lui réponds "si". Ben oui, cibole, en nespagnol. Faque la fille a continué à me parler en nespagnol... Pis j'y parlais en nespagnol... Nous sommes à Zurich, dois-je vous le rappeler.
- Chocolat. J'ai vu du chocolat chuisse en forme de canif chuisse. Enveloppé dans du papier alu rouge avec la croix blanche. Absolument charmant. Pis faite pour les tourisses.
Avec tout ça, y'est rendu huiteures. J'ai encore quasiment quatreures à attendre avant mon vol pour Valencia... Je vais continuer la lecture de mon roman Harlequin, je vais aller manger une bouchée (gratisse - je suis dans le salon VIP, je vous le rappelle) et je vais essayer de fermer un oeil ou deux, question de prendre un peu de repos avant l'arrivée en terre espagnole.
Au moins, l'Espagne a gagné son match au foot...